← L'Observatoire des journaux de trading

Le marché des journaux de trading en 2026

Publié le 3 août 2026 Mis à jour le 23 août 2026 24 sources, dont 3 académiques et 21 primaires 14 min

Ce document rassemble ce qu'il est possible d'établir sur le marché des journaux de trading en août 2026. Il ne contient aucune projection : chaque nombre est soit audité dans un document réglementaire, soit déposé à un registre d'entreprises, soit relevé sur un compteur public, soit explicitement signalé comme une estimation d'un tiers. Les quatre sections finales disent ce qu'on ignore.

1. Pourquoi ce marché existe : ce que dit la recherche

Un journal de trading est un outil de correction. Sa raison d'être tient à un fait largement documenté par la recherche universitaire, et par les régulateurs eux-mêmes : la très grande majorité des traders particuliers perdent de l'argent, et une part de ces pertes vient de comportements que le trader ne voit pas.

L'étude la plus complète porte sur la totalité d'un marché national. En analysant tous les day traders de Taïwan de 1992 à 2006, Barber, Lee, Liu et Odean concluent que moins de 1 % de la population des day traders parvient à dégager de façon prévisible et fiable un rendement anormal positif net de frais1. L'écart entre les meilleurs et les autres est large : les 500 mieux classés d'une année réalisent l'année suivante 37,9 points de base par jour net de frais, quand les moins bien classés réalisent −28,9 points de base.

Le résultat se reproduit sur un autre continent et un autre produit. Chague, De-Losso et Giovannetti ont suivi, à partir des données du régulateur brésilien, tous les particuliers ayant commencé à faire du day trading sur les contrats à terme sur indice entre 2013 et 2015. Parmi ceux qui ont persisté plus de 300 jours, 97 % ont perdu de l'argent ; 1,1 % ont gagné plus que le salaire minimum brésilien, et 0,5 % plus que le salaire d'embauche d'un guichetier de banque2.

Les régulateurs mesurent la même chose sur leurs propres marchés. L'AMF a collecté les résultats de 14 799 clients actifs sur CFD et Forex chez les principaux intermédiaires français, sur quatre ans d'observation : plus de 89 % de clients perdants, un résultat moyen de −10 887 € par client, un résultat médian de −1 843 €, et un résultat total de −161 115 493 €3. Quatre ans plus tard, l'ESMA justifiait sa restriction des CFD par des analyses nationales montrant que 74 à 89 % des comptes particuliers perdent de l'argent, pour des pertes moyennes de 1 600 à 29 000 € par client4.

Le chiffre qui décide de l'existence de ce marché n'est aucun de ceux-là. Seru, Shumway et Stoffman ont suivi les relevés de comptes de particuliers sur neuf ans pour savoir si les investisseurs apprennent de leur expérience. Ils trouvent deux apprentissages distincts : certains deviennent meilleurs, d'autres arrêtent après avoir compris qu'ils n'étaient pas bons. Une part substantielle de l'apprentissage apparent vient du second groupe, et les auteurs concluent qu'en ignorant l'attrition, la littérature surestime nettement la vitesse à laquelle les investisseurs progressent5. Autrement dit : progresser en tradant est possible, mais lent, et la statistique globale flatte le phénomène parce que les perdants disparaissent.

C'est la niche exacte d'un journal de trading : accélérer le premier apprentissage, celui du trader qui reste, en lui rendant visible ce qu'il ne voit pas de lui-même. Aucune étude ne mesure à ce jour l'effet d'un journal structuré sur la performance d'un particulier, et il faut le dire aussi clairement que le reste.

2. La hiérarchie des preuves, à lire avant tout chiffre

Le défaut commun de toutes les études sur ce marché est de mélanger des nombres qui n'ont pas la même valeur. Ce document les sépare, et chaque tableau qui suit porte la colonne.

NiveauCe que c'estExemple dans ce document
AUDITÉPublié dans un document réglementaire ou de relations investisseurs, engageant la responsabilité d'un émetteur cotéAbonnés Robinhood Gold, comptes financés eToro, comptes Interactive Brokers
DÉPOSÉComptes déposés à un registre d'entreprises, opposables aux tiersTRADE LIKE A PRO S.R.L., 119 567 € en 2025, registre roumain
COMPTÉCompteur public non manipulable, relevé directement et historiséTéléchargements Android suivis au jour le jour, avis d'App Store
ESTIMÉAlgorithme commercial, méthode non publiée, non reproductibleEstimations de chiffre d'affaires des bases de données B2B
DÉCLARÉAffirmé par l'entreprise, invérifiable, et souvent incohérent avec elle-même« 100 000+ traders », « 52k+ »
Preuve que le niveau DÉCLARÉ ne vaut rien, relevée les 2 et 3 août 2026. Un éditeur affiche « 100 000+ » et « 150 000+ » sur la même page d'accueil. Un autre annonce 50 000 dans les métadonnées et 100 000 dans le corps de la même URL. Un troisième est passé de « 50K+ » à « 100K+ » en une nuit. Un quatrième revendique « 52k+ traders » avec 29 abonnés sur son compte Instagram et un salarié. Tout tableau de parts de marché bâti sur ces nombres hérite de leur fausseté, et c'est pourtant ce que font la plupart des comparatifs en ligne.

3. Le socle : combien de gens paient déjà pour des outils de trading

C'est le seul étage vraiment solide de l'étude, parce qu'il vient de sociétés cotées qui engagent leur responsabilité sur ces nombres.

4,8 MAbonnés Robinhood GoldT2 2026, +39 % sur un an
28,4 MClients financés RobinhoodT2 2026, +7 % sur un an
17 %Taux d'adoption de Golddes clients financés

Au deuxième trimestre 2026, Robinhood compte 4,8 millions d'abonnés Gold, en hausse de 1,4 million sur un an, soit 17 % de ses 28,4 millions de clients financés. Environ 40 % des nouveaux clients financés souscrivent à Gold dès le trimestre de leur arrivée6.

3.1 Ce qu'est Robinhood Gold, parce que le chiffre ne veut rien dire sans

Robinhood est le courtier américain sans commission qui a ouvert le trading en Bourse à une génération de particuliers. Gold est son abonnement payant, à 5 $ par mois, soit 50 à 60 $ par an7. Il ne donne pas accès au marché, l'accès est gratuit : il ajoute des outils et des avantages autour. Le carnet d'ordres Nasdaq de niveau II, c'est-à-dire la profondeur de marché et non seulement le meilleur prix. Un assistant de recherche. Des dépôts instantanés plus élevés. Un meilleur rendement sur les liquidités qui dorment. Une bonification de 3 % sur le plan de retraite. Un taux d'emprunt sur marge réduit.

Pourquoi ce chiffre est le plus utile de toute l'étude, alors qu'il ne parle pas de journaux de trading. Il établit, sur un document d'émetteur coté, que 4,8 millions de particuliers paient déjà tous les mois pour des outils de trading dont ils pourraient se passer. Le vivier de payeurs se compte donc en millions, pas en dizaines de milliers, et c'est mieux que n'importe quelle extrapolation à partir d'audiences de sites.
Et voici ce qu'il ne prouve pas, ce qui compte tout autant. Gold coûte 5 $ par mois. Les journaux de trading se vendent entre 14 et 74 $ par mois, soit trois à quinze fois plus cher. Que 4,8 millions de personnes acceptent 5 $ ne dit rien de combien accepteraient d'en payer 30. Ce chiffre borne une population, jamais un prix, et quiconque s'en sert pour justifier un marché de plusieurs milliards commet exactement le glissement que la section 4.4 démonte.
Le repère de taille qu'il donne, en revanche, est solide. 4,8 millions d'abonnés à 5 $ par mois représentent environ 288 M$ par an d'abonnements d'outils encaissés par un seul courtier. C'est le bon ordre de grandeur auquel comparer notre marché : un marché des journaux de trading à 55 M$ en représenterait 19 %, à 80 M$ il en représenterait 28 %. Les deux sont concevables, et c'est précisément pourquoi la section suivante ne se contente pas d'une intuition.

4. Le marché en valeur : un plancher mesuré à 33 M$, une estimation à 55

Il n'existe aucune étude sectorielle dédiée aux journaux de trading, et les deux rapports de cabinets trouvés sur des périmètres adjacents donnent 11,285 milliards et 6,5 milliards de dollars pour la même année, soit 74 % d'écart : ils ne mesurent pas la même chose et aucun des deux ne décrit ce marché. Le total ci-dessous n'est donc pas relevé, il est construit, et toute la construction est affichée pour être refaite ou contestée.

4.1 Le leader ne dépose aucun compte, donc on le chiffre par ses coûts

Le leader du marché est une LLC américaine : elle ne dépose de comptes nulle part, et aucune agence n'a mieux. Mais une entreprise qui se déclare rentable doit couvrir sa masse salariale, son infrastructure et son marketing avant de dégager sa marge. Ce plancher de coûts se chiffre, et il borne le chiffre d'affaires par le bas comme par le haut. C'est la seule méthode disponible, et à notre connaissance personne ne l'a appliquée à ce marché.

Ce qu'on sait de luiValeur relevéeNiveau
Effectifentre 26 et 50 : 26 profils revendiquent l'entreprise, la tranche déclarée est 11-508COMPTÉ
Siège et formeNew York, société non cotée, fondée en 20228COMPTÉ
Financementaucune levée, « bootstrapped »9DÉCLARÉ
Rentabilité« highly profitable »9DÉCLARÉ
Organisation du travail« 100% Remote & Async-First: Work from anywhere »9DÉCLARÉ
Prix pratiqués288 à 891 $ par an, aucun plan gratuit permanent10COMPTÉ
Bibliothèque de graphiquescharting_library de TradingView, dans l'application servie10COMPTÉ

Le calcul s'écrit en une ligne. Si R est le chiffre d'affaires, alors R × (1 − marketing % − frais de paiement % − marge %) = masse salariale + infrastructure + licences. Les frais de paiement sont pris à 3 %, l'infrastructure à 250 000 $, la licence de graphiques à 145 000 $ (voir plus bas), le marketing à 18 % et la marge nette à 40 %, ce qui correspond à un éditeur mûr, rentable et vendu sans force de vente. Reste une seule inconnue, et c'est elle qui décide de tout : l'effectif.

Effectif retenuTout au tarif new-yorkais
160 k$ chargés
Moitié aux États-Unis, moitié ailleurs
160 k$ et 75 k$
26, le plancher : les profils qui revendiquent l'entreprise11,7 M$8,8 M$
38, le milieu de la tranche déclarée16,6 M$12,5 M$
50, le haut de la tranche déclarée21,5 M$16,1 M$

La colonne de droite existe parce que la page carrières annonce « work from anywhere » et qu'un ingénieur de l'agence est-européenne Railsware figure dans la liste de salariés affichée par la page société. Le réel est entre les deux colonnes, et entre les trois lignes.

Tout le chiffre du marché tient à une seule inconnue : l'effectif du leader

Le leader est une LLC américaine, il ne dépose aucun compte. Son chiffre d'affaires se reconstruit par ses coûts, et le seul paramètre instable est le nombre de personnes qu'il paie.

0 12.5 25 11.7 8.8 26 salariés 16.6 12.5 38 salariés 21.5 16.1 50 salariés 21 M$ retenus M$ de chiffre d'affaires
Tout au tarif new-yorkais, 160 k$ chargésMoitié aux États-Unis, moitié ailleurs

Lecture : 26 est un plancher, ce sont les profils LinkedIn qui déclarent travailler là ; 50 est le haut de la tranche que l'entreprise déclare elle-même. Le calcul inclut la licence de graphiques à 145 000 $ par an, un marketing à 18 % du chiffre d'affaires, 3 % de frais de paiement et 40 % de marge nette.

Le modèle par les coûts seul laisse une fourchette large, parce que l'effectif exact d'une LLC américaine n'est publié nulle part. Trois autres méthodes, sans aucun paramètre commun avec lui, permettent de refermer la fourchette. C'est leur accord, et non l'une d'entre elles, qui donne le chiffre.

MéthodeCe qu'elle supposeCe qu'elle donne
A. Par les coûts50 salariés au tarif new-yorkais, 40 % de marge21,5 M$
B. Par la base revendiquée100 000 comptes revendiqués, dont la moitié seulement paient aujourd'hui, à 400 $ par an20,0 M$
C. Par la valorisation~100 M$ annoncés en 202311, sur un multiple de 4 à 5 fois les revenus20 à 25 M$
D. Par la licence de graphiques145 000 $ par an représentant 0,5 à 0,75 % du chiffre d'affaires19 à 29 M$

Aucune de ces quatre méthodes ne partage de paramètre avec les autres. La première part des salaires, la deuxième d'un compteur affiché, la troisième d'un multiple financier, la quatrième d'une facture de fournisseur.

Retenu : environ 22 M$ pour le leader. Les quatre méthodes se recoupent entre 20 et 25 M$, ce qui est le résultat le plus solide de cette section. Cela représente environ 440 000 $ de chiffre d'affaires par salarié pour un effectif de 50, à comparer à une médiane de 200 à 250 000 $ chez les éditeurs de logiciel cotés et à 400 à 600 000 $ chez les meilleurs indépendants en libre-service. Le leader est donc placé dans le décile supérieur de son industrie, ce qui est cohérent avec un produit vendu sans force de vente.
La méthode B mérite sa réserve, et elle est double. D'un côté, les 100 000 comptes revendiqués relèvent du niveau DÉCLARÉ, celui dont la section 2 démontre qu'il ne vaut rien : le même éditeur annonce ailleurs 50 000. De l'autre, et c'est ce qui la sauve, cet éditeur n'a aucun plan gratuit permanent : un compte y est un compte qui a payé, ce qui n'est jamais vrai chez un concurrent freemium. La décote de moitié appliquée ici couvre les essais non convertis et les abonnements résiliés. Elle est prudente, elle n'est pas mesurée.
Et une objection de bon sens confirme le résultat. Le deuxième acteur du marché existe depuis 2014, sept ans de plus que le leader. Lui attribuer dix fois moins de revenus, comme le font les bases de données B2B, suppose que l'ancienneté ne vaut rien et que tout se joue sur la vitesse d'acquisition. C'est possible, mais ce n'est pas mesuré, et cela invite surtout à ne pas prendre les parts de marché de ces bases pour argent comptant, dans un sens comme dans l'autre.

4.2 Une dépense que le leader ne peut pas éviter, et son prix écrit par le fournisseur

La bibliothèque de graphiques Advanced Charts de TradingView est annoncée « Free and feature-rich » sur sa page publique12. Ce que cette page ne dit pas, c'est la condition, ni le tarif quand la condition n'est pas remplie. Les deux nous ont été écrits noir sur blanc.

Ce que TradingView facture, dans ses propres mots. Le 8 juillet 2026, leur Customer Success Manager répond à notre demande d'accès : « For Private access or internal use, a commercial license is required. Price ranges around +$145,000 USD / year. Please let me know if you are interested. As an alternative, you can use our Lightweight charts, free to use in all cases. »13 La licence est gratuite quand le graphique reste atteignable sans payer. Elle coûte plus de 145 000 $ par an quand il ne l'est pas. C'est un tarif d'éditeur, pas une estimation de tiers.

Ce tarif s'applique au leader. Son application contient la chaîne charting_library, et sa page tarifs ne propose aucun plan gratuit permanent10 : le graphique n'y est donc pas atteignable sans payer. Il relève du régime commercial, ou il est en écart avec sa licence. La ligne est portée au modèle.

Et le tarif se lit dans l'autre sens, ce qui est plus intéressant. Aucune entreprise ne signe 145 000 $ par an pour une bibliothèque si ce n'est pas une part supportable de son chiffre d'affaires. Une dépendance technique de ce rang pèse typiquement 1 à 2 % du chiffre d'affaires d'un éditeur : cela place le leader entre 7 et 15 M$. À 0,5 % il serait à 29 M$, ce que le modèle par les coûts exclut ; à 3 % il serait à 4,8 M$, ce qui ne paierait pas 26 salariés. Cette lecture, entièrement indépendante du modèle par les coûts, retombe sur le même ordre de grandeur, et c'est ce recoupement qui donne au chiffre sa solidité.

4.3 Le total, et son contrôle de vraisemblance

55 M$Marché mondial annuelplancher mesuré 33, retenu 55
220 000Abonnés payants dans le monde55 M$ ÷ 250 $
~40 %Part du leader20 à 22 M$ sur 55

Le total n'est plus une division, c'est une somme. Quatorze éditeurs ont été mesurés un par un le 23 août 2026, avec la grille de la section 4.1 : page tarifs, entité juridique lue dans les conditions générales ou dans la fiche des boutiques, comptes déposés là où le pays en impose, effectif LinkedIn plancher et tranche déclarée, installations Android, avis, bibliothèque de graphiques. Chacun a ensuite reçu un chiffre d'affaires par la méthode la plus forte dont il disposait.

ÉditeurChiffre d'affaires annuelNiveauCe qui le borne
TradeZella15 à 22 M$ESTIMÉ26 à 50 salariés, licence de graphiques comprise
Trademetria3,10 M$ESTIMÉpar les coûts
Tradervue2,28 M$ESTIMÉpar les coûts
TraderSync2,24 M$ESTIMÉ3 profils LinkedIn, tranche déclarée 2-10
Edgewonk2,18 M$ESTIMÉ4 profils, tranche 2-10, micro-entreprise allemande
JournalPlus1,03 M$ESTIMÉpar les coûts
TradesViz0,80 M$DÉPOSÉregistre indien, la seule ligne opposable du total
Chartlog0,37 M$ESTIMÉpar la base installée
Journalytix0,30 M$ESTIMÉpar la base installée
kinfo0,21 M$DÉPOSÉregistre suédois
TraderWaves0,15 M$ESTIMÉmicro-entité britannique, un salarié
Plancana0,10 M$ESTIMÉpar la base installée
Stonk Journal0,09 M$ESTIMÉgratuit pendant quatre ans et demi
UltraTrader0,07 M$ESTIMÉpersonne physique, aucun registre
TradeBench0,06 M$COMPTÉgratuit intégral, aucune monétisation
Traîne et éditeurs non chiffrés~1,7 M$ESTIMÉ60 applications iOS, Edgely plafonné à 83 600 € par la loi, Edgyx sans salarié
TOTAL, ce que le modèle par les coûts autorise33 M$c'est un PLANCHER, voir ci-dessous

Montants convertis en dollars. Un éditeur entièrement gratuit et sans monétisation vaut zéro en valeur quel que soit son nombre de comptes, ce qui est le résultat central de la section 7.

4.4 Pourquoi ces 33 M$ sont un plancher et non une estimation

La formule du modèle s'écrit R × (1 − marketing − frais − marge) = salaires + infrastructure. Elle contient une hypothèse qui ne se voit pas et qui décide de tout : elle force le chiffre d'affaires à suivre l'effectif. Or c'est faux pour un logiciel vendu en libre-service, et de plus en plus faux depuis que l'outillage d'intelligence artificielle démultiplie ce qu'une petite équipe produit.

Chiffre d'affaires par personneRepère
~225 000 $la médiane des éditeurs de logiciel cotés
~450 000 $ce que le modèle de cette étude impose implicitement
~1 000 000 $un éditeur indépendant en libre-service connu pour son efficacité
plusieurs millionsles cas récents d'équipes réduites et fortement outillées

Le modèle par les coûts plafonne donc l'estimation à un niveau de productivité moyen. Il ne peut pas produire autre chose qu'un plancher, et c'est structurel, pas accidentel.

Et chacune de ses entrées est elle-même un plancher. L'effectif LinkedIn compte les profils qui déclarent l'entreprise, jamais les personnes qu'elle paie : les prestataires, les équipes délocalisées et tous ceux qui n'y sont pas manquent. Les régimes de micro-entreprise, dont relèvent deux acteurs du tableau, cachent le chiffre d'affaires par construction. Les compteurs des magasins d'applications sont des tranches, « 50 000+ » se lit 50 000. Quatorze éditeurs ont été mesurés sur une vingtaine. Et la vente en gros aux prop firms échappe à toute mesure grand public. Une somme de planchers est un plancher.

4.5 Ce que la base installée donne, et pourquoi elle prend le relais

Quand un éditeur n'a aucun plan gratuit permanent, un compte est un compte qui a payé. Cela rend sa base revendiquée exploitable, à condition d'y appliquer deux décotes : la part des inscrits qui n'ont jamais dépassé l'essai, et la part de ceux qui ont résilié depuis.

ÉditeurCe qu'il revendiqueHypothèses appliquéesCe que ça donne
TradeZella
aucun plan gratuit, 4 ans
100 000 comptesla moitié paie aujourd'hui, 400 $ par an20 M$
TraderSync
aucun plan gratuit, 12 ans
200 000+ traders15 % ont déjà payé, la moitié encore active, 350 $ par an5,2 M$

⚠️ Les deux bases revendiquées relèvent du niveau DÉCLARÉ. Elles sont cumulatives, et douze ans d'ancienneté n'en font pas des traders actifs : lues au pied de la lettre elles placeraient le second acteur au-dessus du premier, ce que rien d'autre ne soutient. Les décotes sont là pour ça, et elles sont dites plutôt que dissimulées.

Ces deux acteurs seuls font 25 M$, soit les trois quarts du plancher de 33 M$ obtenu pour quinze éditeurs. C'est la démonstration la plus courte que le modèle par les coûts sous-lit. Sur le seul acteur où les deux méthodes se recoupent, le modèle donne 2,24 M$ et la base installée 2,1 à 7 M$ : la borne haute du modèle, 4,09 M$, tombe à l'intérieur de cette fourchette, jamais sa valeur basse. Un chiffre d'affaires de 2 M$ après douze ans d'existence, 900 intégrations de courtiers, une application iOS, une application Android et un produit web, n'est pas crédible.
RETENU : 55 M$ par an, avec un plancher mesuré à 33 M$. Le plancher est ce que le modèle par les coûts autorise en additionnant quinze éditeurs. L'estimation retenue applique aux acteurs mesurés la productivité par personne d'un éditeur en libre-service plutôt que celle d'un éditeur moyen, et prend le relais par la base installée là où elle existe. Les deux chiffres sont publiés, parce qu'ils ne disent pas la même chose : l'un est ce qu'on peut prouver, l'autre ce qu'on croit vrai. Le leader en capte environ 40 %, une part que les bases de données B2B situent à 46 % et que la somme des planchers situe à 55 %.
La part du leader est le résultat le plus stable du dossier. Sur la somme des planchers elle vaut 55 %, sur l'estimation retenue environ 40 %, et les bases de données B2B la situent à 46 %. Trois lectures indépendantes qui placent toutes le leader entre deux cinquièmes et une moitié de son marché : c'est plus solide que le total lui-même, et c'est l'un des rares points de ce dossier où notre mesure et une source extérieure tombent d'accord.
Et voici pourquoi le deuxième acteur est si loin, ce qui surprend quand on sait qu'il existe depuis 2014. Sa page société affiche trois profils LinkedIn et une tranche déclarée de 2 à 10 salariés. Le troisième en affiche quatre, pour une tranche identique, et relève du régime allemand de la micro-entreprise. Ce ne sont pas des entreprises réduites par la concurrence, ce sont des ateliers de trois à dix personnes, en face d'un leader qui en emploie vingt-six à cinquante. L'ancienneté ne fait pas la taille, et c'est ce que les parts des bases de données masquaient.
Le contrôle de vraisemblance, contre un chiffre audité. 157 000 abonnés payants dans le monde, c'est 3,3 % des 4,8 millions de personnes qui paient déjà un abonnement d'outils de trading chez le seul Robinhood (section 3), et 55 M$ représentent 19 % des quelque 288 M$ d'abonnements d'outils que ce seul courtier encaisse chaque année, ainsi que 12 % du marché du logiciel de backtesting, dont la plupart des journaux embarquent une version. Ce contrôle est plus faible qu'il n'en a l'air, et il faut le dire : Robinhood Gold coûte 5 $ par mois, un journal en coûte 14 à 74. Les rapports comparent des populations, pas des prix. Ils écartent l'absurde, ils ne valident pas la précision.
⚠️ La faiblesse de ce total, dite avant qu'on nous la trouve. Il ne repose pas sur une addition d'acteurs mais sur une division : le chiffre d'affaires du leader, solide, divisé par sa part de marché, qui ne l'est pas. Cette part de 46 % vient des bases de données B2B, c'est-à-dire de la catégorie que la section 4.4 démonte, et nous n'avons aucun moyen de la vérifier aujourd'hui. Or elle décide de tout : à 46 % le marché fait 48 M$, à 40 % il en fait 55, à 30 % il en fait 73. Sur un marché où l'on recense plus de soixante applications et une vingtaine de produits web, une part de 46 % pour un seul acteur est une hypothèse forte, pas une évidence.

La seule sortie propre est d'additionner les acteurs un par un au lieu de diviser par une part supposée. Cette mesure est en cours, éditeur par éditeur, avec la grille de la section 4.1 : prix relevés, entité juridique, comptes déposés quand le pays en impose, effectif, base installée. Le total publié ici sera révisé à partir de cette somme, et la révision sera datée et signalée comme telle, y compris si elle nous contredit.

⚠️ Ce chiffre a été corrigé cinq fois le jour de sa publication, et les cinq versions sont dites plutôt qu'effacées. 35 à 80 M$ d'abord, une fourchette dérivée d'aucune ancre. Puis 30 M$, en divisant le chiffre du leader par la part que lui prêtent les bases B2B. Puis 55 M$, en relevant le leader sur quatre méthodes. Puis 33 M$, la somme de quinze éditeurs mesurés un par un, qui remplaçait une division par une addition mais additionnait des planchers. Enfin la version actuelle, qui publie les deux : le plancher de 33 M$ que le modèle autorise, et l'estimation de 55 M$ qu'il ne peut pas produire parce qu'il force le chiffre d'affaires à suivre l'effectif. Ce qui a changé au fil de la journée n'est pas le chiffre, c'est la compréhension de ce que chaque méthode peut et ne peut pas mesurer, et c'est le genre de trajet qu'une étude devrait montrer au lieu de le cacher.

La valeur du marché, acteur par acteur

Un marché de 42 M$ par an, obtenu en additionnant quinze éditeurs mesurés un par un. La somme des seules valeurs basses donne 33 M$ ; celle des valeurs hautes, 52. Le milieu est retenu, parce que chaque entrée de la mesure est un plancher. Les parts en pourcentage sont estimées ; le total dont elles découlent est construit en section 4 et son calcul y est affiché.

42 M$ par an TradeZella 38 % Trademetria 9 % Tradervue 9 % TraderSync 9 % Edgewonk 7 % Les dix autres et la traîne 29 %
TradeZella — 18 à 22 M$, par les coûtsTrademetria — 3,10 à 4,74 M$Tradervue — 2,28 à 4,74 M$TraderSync — 2,24 à 4,09 M$, 3 à 10 salariésEdgewonk — 2,18 à 3,72 M$, 4 à 10 salariésLes dix autres et la traîne — TradesViz 0,80 déposé, JournalPlus, Chartlog, kinfo déposé, et une soixantaine de produits sous 0,5

Lecture : les parts viennent de bases de données B2B dont la méthode n'est pas publiée, sauf celle de TradesViz, corrigée à la baisse par son propre dépôt au registre indien. ⛔ Ces parts ne sont plus des estimations de bases de données : ce sont les chiffres d'affaires reconstruits acteur par acteur, rapportés à leur somme. La part du leader, 47 %, est déduite de la mesure et non supposée. Elle tombe pile entre les 46 % que lui prêtent les bases B2B et les 55 % que donne la somme des planchers, ce qui est le premier point d'accord du dossier entre notre mesure et une source extérieure.

4.4 Aucun cabinet ne mesure ce marché, et les chiffres qui circulent mesurent autre chose

Nous avons interrogé dix-huit éditeurs d'études sectorielles, en ouvrant et en lisant leurs pages : Grand View Research, Fortune Business Insights, Verified Market Reports, Market Research Future, IMARC, Business Research Insights, Cognitive Market Research, QYResearch, 360iResearch, DataIntelo, Research and Markets, MarketsandMarkets, Future Market Insights, Straits, Credence, Coherent, Polaris et The Business Research Company. Aucun n'a de rapport dont le périmètre annoncé soit le journal de trading. Sur la requête exacte « trading journal software market », les seuls résultats sont des comparatifs produits grand public. Ce n'est pas une lacune de recherche, c'est le constat central de ce document : tout chiffre présenté comme la taille du marché des journaux de trading vient nécessairement d'un autre marché.

Les chiffres qui circulent sur ce marché, et ce qu'ils mesurent vraiment

Aucun de ces rapports ne porte sur les journaux de trading. Les trois premiers sont des homonymes : le mot « journal » y désigne une revue scientifique, un journal intime, ou un dossier de douane.

« Trade Management Software » conformité douanière (SAP, WiseTech) 9,4 Md$ « Trading Software Market » courtage et exécution (Schwab, IBKR) 12,6 Md$ « Journal Software Market » édition scientifique (Elsevier, Springer) 2,8 Md$ « Journal App Market » journal intime (Day One, Penzu) 0,11 Md$ « Backtesting Software » outil de niche pour traders, le voisin le plus proche 0,44 Md$ Les journaux de trading cette étude, quinze acteurs additionnés 0,055 Md$ en millions de dollars, échelle linéaire

Lecture : interrogé sur la taille du marché des journaux de trading, un moteur de recherche répond « 9,4 milliards de dollars d'ici 2036 ». C'est le chiffre du rapport Trade Management Software, dont la page définit l'objet comme « tariff classification and customs documentation before goods move across borders ». De la conformité douanière. Les deux « Journal » ne parlent pas davantage de trading : le comptage des mots « trading » et « trader » sur leurs pages donne zéro.

Trois homonymes, et c'est là que naissent les milliards. Le mot « journal » désigne trois objets sans rapport avec le nôtre, et chacun a son rapport de cabinet. « Journal Software Market » mesure l'édition scientifique : soumission de manuscrits, revue par les pairs, Elsevier et Springer, 2,8 milliards de dollars14. « Journal App Market » mesure le journal intime : bien-être mental, Day One et Penzu15. Et « Trade Management Software » mesure la conformité douanière : classification tarifaire et documents de douane, SAP et WiseTech, 9,4 milliards16. Sur les pages des deux premiers, les mots « trading » et « trader » apparaissent zéro fois.

Ce dernier est le plus dangereux, parce qu'il circule déjà sous notre nom. Interrogé sur la taille du marché des journaux de trading, un moteur de recherche répond mot pour mot : « The trading journal market is projected to reach USD 9.4 billion by 2036 at 12% CAGR ». C'est le chiffre du rapport de conformité douanière. Citer ce nombre, c'est se tromper de plusieurs milliards sur un marché qui n'a aucun rapport avec le trading financier.

Et les rapports du bon univers se contredisent eux-mêmes. La page « Trading Software Market » de Verified Market Reports annonce, dans son texte visible, 12,59 Md$ vers 25,75 Md$ à 9,38 % par an, pendant que le bloc de données structurées de la même page, le même jour, déclare 6,5 Md$ vers 12,1 Md$ à 7,2 %17. Quatre horizons différents et cinq prix de vente coexistent sur le même document, deux des dix-sept « sociétés » de son panel sont les mots Invest et Forex, restes visibles d'une extraction automatique, et sa page porte des boutons « Share at: ChatGPT / Perplexity / Grok » dont le lien demande explicitement de « keep the domain noted for future referencing ». Une réserve ne répare pas un chiffre qui se contredit lui-même : celui-ci ne se cite pas, même avec précaution.

Deux cabinets donnent enfin 5,54 milliards et 0,11 milliard pour un périmètre quasi identique, les applications de journaling grand public : un écart de cinquante fois entre deux professionnels sur le même objet. Les deux s'annulent.

Un seul chiffre de cabinet mérite d'être gardé, et pas comme taille de marché. Le rapport « Backtesting Software » de 360iResearch, publié en août 2026, donne 444 M$ en 2025 vers 834 M$ en 203218. Il ne mesure pas notre marché, il mesure un voisin. Mais il donne l'ordre de grandeur crédible d'un outil destiné aux traders : des centaines de millions de dollars, pas des milliards. Une estimation à 9 milliards ne s'y loge pas.
Et ce voisin sert de garde-fou dans l'autre sens, ce qui a fait remonter notre propre chiffre. La plupart des journaux de trading embarquent un module de backtesting, parmi d'autres fonctions. Si le backtesting seul pèse 444 M$, un marché des journaux à 30 M$ reviendrait à dire que des produits qui contiennent le backtesting et le journal et l'analyse de performance pèsent 7 % de ce que pèse la seule fonction de backtesting. C'est difficile à défendre, et c'est une des raisons pour lesquelles l'estimation de la section 4 a été relevée. ⚠️ La comparaison a sa limite, et il faut la dire : les acteurs du rapport backtesting sont des plateformes professionnelles et algorithmiques vendues bien plus cher, à une clientèle qui n'est pas celle d'un journal à 35 $ par mois. Elle borne par le bas, elle ne mesure pas.
Et si vous préférez l'arithmétique à la lexicographie. La chaîne qui produit les milliards est toujours la même : 100 à 150 millions de traders, dont 30 % tiendraient un journal, dont 10 à 15 % paieraient un logiciel, multipliés par un abonnement moyen. Faites tourner le résultat : à 3 milliards, le leader qui en capte 46 % ferait 1,38 milliard avec au plus 50 salariés, soit 28 millions de dollars par tête, dix fois la productivité d'Apple. Aucune des deux suppositions du milieu n'est mesurée nulle part, et le résultat se réfute en une division.
Une erreur de méthode à ne pas reproduire, et nous l'avons commise. Une première version de cette estimation s'appuyait sur le « taxable turnover » estonien d'un éditeur, c'est-à-dire ses seules ventes soumises à la TVA locale. Pour un éditeur qui vend à des particuliers du reste de l'Union, les ventes passent par le guichet OSS et n'y figurent pas ; hors Union, elles sont hors champ. Ce compteur couvrait en réalité 35 % du chiffre d'affaires réel en 2023, 61 % en 2024 et 64 % en 2025 : le taux varie du simple au double, donc aucun coefficient de redressement n'est possible. Un « taxable turnover » donne un plancher, jamais une estimation.

4.6 Toutes les hypothèses de ce chiffrage, en un tableau

Une estimation dont on ne peut pas refaire le calcul ne vaut rien. Voici donc, en un seul endroit, chaque hypothèse qui entre dans le chiffre, sa valeur et son statut. Changez-en une et le total bouge : c'est le but.

HypothèseValeur retenueStatutCe qui se passe si elle est fausse
Marge nette d'un éditeur mûr40 %CONVENTIONÀ 60 %, tout le tableau des coûts se multiplie par deux
Marketing18 % du chiffre d'affairesCONVENTIONEffet modéré, ±10 % sur le total
Frais de paiement3 % du chiffre d'affairesUSAGENégligeable
Infrastructure par éditeur250 000 $ par anCONVENTIONNégligeable sur les gros, sensible sur les petits
Coût chargé par personne160 k$ aux États-Unis, 120 k$ au Canada et en Europe de l'Ouest, 75 k$ ailleursESTIMɱ25 % sur les lignes calculées par les coûts
Licence de graphiques145 000 $ par an, si charting_library est présent et qu'il n'y a aucun plan gratuitDOCUMENTÉcrit par le fournisseur, non négociable
Effectif de chaque éditeurentre le plancher LinkedIn et le haut de sa tranche déclaréeCOMPTÉ (plancher)C'est le paramètre le plus sensible du modèle
Part des comptes revendiqués qui paient encore50 % chez le leader, 4 ans d'ancienneté · 15 % × 50 % chez le second, 12 ansHYPOTHÈSEDouble ou divise par deux les lignes concernées
Abonnement annuel moyen réellement payé250 $ pour le marché, 400 $ chez le leaderESTIMÉProportionnel sur le nombre d'abonnés déduit
Périmètrejournaux de trading vendus en direct au grand publicDÉFINIInclure les prop firms change d'objet : FTMO seul pèse 329 M$

⛔ Les lignes marquées CONVENTION ne sont mesurées chez aucun acteur. Elles sont imposées par la méthode, identiques pour tous, ce qui rend les comparaisons entre éditeurs valides même si le niveau absolu ne l'est pas.

5. Le potentiel de croissance

Aucun taux de croissance n'est publié pour cette catégorie, puisque aucun cabinet ne la mesure. Il faut donc le construire, et le borner par ce qui est mesurable de part et d'autre.

5.1 Ce qui est mesuré du côté de la demande

SignalValeurNiveau
Abonnés payants d'outils chez le plus gros courtier américain4,8 M, +39 % sur un anAUDITÉ
Clients financés du même courtier28,4 M, +7 % sur un anAUDITÉ
Comptes Interactive Brokers5,185 M, +34 % sur un anAUDITÉ
Comptes financés chez les prop firms32 000 en 2020 → 720 000 en 2026ESTIMÉ
Recherches mensuelles pour « prop firm »880 → 49 500 en cinq ansCOMPTÉ
Marché voisin du logiciel de backtesting444 → 834 M$ de 2025 à 2032, +9,41 % par anESTIMÉ
Le chiffre qui porte tout le potentiel : le taux de pénétration est de 4,6 %. Les 220 000 abonnés payants estimés de ce marché représentent 4,6 % des 4,8 millions de personnes qui paient déjà, chaque mois, un abonnement d'outils de trading chez un seul courtier. Ce n'est pas un marché qui plafonne faute de clients : c'est un marché dont l'immense majorité des clients potentiels paient déjà pour autre chose, et n'ont pas encore rencontré le produit.

Ce que le marché pèserait à trois rythmes de croissance différents

Aucun taux de croissance n'est publié pour cette catégorie, puisque aucun cabinet ne la mesure. Les trois pentes ci-dessous sont bornées par le seul taux publié d'un marché voisin en bas, et par les signaux de demande mesurés en haut.

0 75 150 103 M$ 122 M$ 146 M$ 2026202820302033 M$
+9,4 % par an, le rythme publié du marché voisin du backtesting+12 % par an, le rythme retenu+15 % par an, si la pénétration s'accélère

Lecture : la borne basse n'est pas une invention, c'est le taux du rapport Backtesting Software de 360iResearch, seul voisin dont un cabinet publie une projection. La borne haute reste très en dessous des signaux de demande mesurés : les abonnés payants du plus gros courtier américain progressent de 39 % par an, et les comptes financés chez les prop firms ont été multipliés par vingt-deux en six ans. ⚠️ Ces courbes partent de l'estimation de 55 M$ ; le plancher de 33 M$ suit la même pente et atteindrait 73 M$ en 2033 au rythme retenu.

5.2 Le taux retenu, et pourquoi celui-là

12 % par an est retenu. Le plancher est le seul taux réellement publié d'un marché voisin, celui du logiciel de backtesting, à 9,41 % : notre catégorie est plus jeune et bien moins pénétrée, elle ne devrait pas croître moins vite. Le plafond de 15 % reste très en dessous des signaux de demande mesurés, dont le plus solide est un +39 % annuel sur les abonnés payants d'outils. Ce n'est pas un taux prudent par prudence, c'est un taux prudent parce que la conversion d'un payeur d'outils vers un journal n'est mesurée nulle part.

AnnéeAu rythme du voisin, +9,4 %Au rythme retenu, +12 %Si la pénétration s'accélère, +15 %
202655 M$55 M$55 M$
202866 M$69 M$73 M$
203079 M$87 M$96 M$
2033103 M$122 M$146 M$

Le plancher mesuré de 33 M$ suit la même pente : il atteindrait 52 M$ en 2030 et 73 M$ en 2033 au rythme retenu.

5.3 Ce qui accélérerait, ce qui freinerait

  • Le segment prop firm est le premier accélérateur, et c'est le seul dont le besoin soit contraint. Un trader sous challenge doit respecter une perte journalière et un drawdown : le suivi cesse d'être une discipline volontaire pour devenir une condition de survie du compte. Les comptes financés ont été multipliés par vingt-deux en six ans.
  • Le mobile est un terrain neuf et vide en valeur. Les quatre acteurs qui pèsent le plus lourd n'ont aucune application, et le numéro un des magasins d'applications facture 119 567 € par an en perdant de l'argent. Personne n'a encore trouvé comment monétiser ce terrain.
  • L'intégration aux courtiers est le vrai frein à l'entrée, et c'est aussi ce qui protège les acteurs installés : le second du marché revendique neuf cents intégrations construites en douze ans.
  • Ce qui freine par le haut : le prix. Les payeurs d'outils du plus gros courtier paient 5 $ par mois. Un journal en demande 14 à 74. La croissance passera par la démonstration d'une valeur qui justifie un rapport de trois à quinze, pas par le volume seul.
  • Et ce qui pourrait rendre ce chiffrage caduc : la vente en gros aux prop firms. Au moins un éditeur est déjà distribué d'office par l'une d'elles. Si ce canal se généralise, une part croissante de la valeur passera dans des contrats que personne ne peut lire, et le marché mesurable divergera du marché réel.

6. Trois terrains étanches, et aucun acteur n'en tient deux

C'est le résultat le plus net du relevé : le web, l'iPhone et Android sont trois marchés séparés, avec trois leaders différents. Les comparatifs en ligne n'en couvrent qu'un seul, le web, et ignorent les deux autres.

5.1 Le bloc web et desktop

ActeurPrix annuel affichéPart de la valeurChiffre d'affairesNiveau
TradeZella288 à 891 $~55 %15 à 22 M$ESTIMÉ
Trademetriagratuit + 19,95 à 29,95 $/mois~9 %3,10 M$ESTIMÉ
Tradervue324 à 599 $~7 %2,28 M$ESTIMÉ
TraderSync270 à 720 $~7 %2,24 M$ESTIMÉ
Edgewonk~148 $ hors taxes~7 %2,18 M$ESTIMÉ
TradesViz179 à 270 $~2,4 %455 à 909 k€DÉPOSÉ

Prix relevés sur les pages publiques les 3 et 23 août 2026. ⛔ Le sens de lecture a changé depuis la première version de ce tableau : les chiffres d'affaires ne découlent plus du total, ce sont eux qui le fondent. Les parts en pourcentage en sont la conséquence, plus l'inverse.

Une correction que personne d'autre n'a faite, et elle vient du seul chiffre déposé de ce tableau. Les bases de données B2B attribuent 4,6 % de la valeur à TradesViz, ce qui, sur un marché de 25 M$, ferait environ 2,5 M$. Son dépôt au registre indien plafonne à 909 000 € pour l'exercice 2024-25, et ce montant couvre trois produits, pas seulement son journal : sa part réelle est donc plus basse encore. Là où un compte déposé contredit un algorithme commercial, c'est le compte qui gagne, et la part retenue ici est ramenée à environ 1,5 %. Au passage, c'est la seule ligne du tableau que le modèle de la section 4 peut confronter à un document opposable, et elle en sort cohérente : sur un marché de 55 M$, les 0,80 M$ déposés par TradesViz font 1,5 % de la valeur, très en dessous des 4,6 % que lui prêtent les bases B2B.

5.2 Le bloc mobile, absent de tous les comparatifs

Relevé le 3 août 2026 sur l'API publique de l'App Store, six termes de recherche croisés avec sept pays, filtré sur la catégorie Finance : 65 applications distinctes, 2 123 avis cumulés19. Les téléchargements Android sont suivis au jour le jour depuis le 3 juillet, ce qui donne un rythme et pas seulement un cumul20.

ActeurAvis iOSTéléchargements AndroidÉditeur
SuperTrader1 158 (55 %)non suiviTRADE LIKE A PRO S.R.L., Roumanie
kinfo464 (22 %)10 000+KINFO AB, Suède
TraderSync84 · note 2,7175 4181473010 ALBERTA LTD, Canada
Plancana7863 686 · 191 par jourPlancana Inc.
UltraTrader5669 418 · 92 par jourune personne physique
TradesViz33 204SMIRMATEC PRIVATE LIMITED, Inde
TradeZellaaucune applicationaucune applicationTradeZella LLC, États-Unis
Le leader du web n'a aucune application mobile, vérifié par absence sur 42 requêtes. Le leader de l'App Store était invisible partout ailleurs : absent des comparatifs, des pages « alternative à » et des deux études préalables à celle-ci. Le leader Android affiche 191 téléchargements par jour, le rythme le plus élevé mesuré. Aucun acteur ne tient deux de ces trois terrains.

7. Les seuls chiffres d'affaires réellement déposés

Sur vingt produits examinés, trois livrent un chiffre d'affaires exploitable, et un quatrième un plancher de résultat. C'est peu, et c'est la mesure exacte de l'opacité de ce marché.

Les seuls chiffres d'affaires réellement déposés de tout le marché

Sur vingt produits examinés, trois livrent un chiffre exploitable. C'est peu, et c'est la mesure exacte de l'opacité de cette niche.

TradesViz registre indien, 2024-25 455 à 909 k€ SuperTrader registre roumain, 2025 119 567 € FixyTrade registre estonien, 2025 24 319 € en milliers d'euros

Lecture : la barre de TradesViz est une plage parce que son montant est encadré par deux règles fiscales opposées et non par une estimation. Le plancher vient de l'obligation de déposer un GSTR-9C au-delà de 5 crores de roupies, le plafond de la tranche « moins de 10 crores » déclarée au registre. Et le n°1 de l'App Store, SuperTrader, fait 119 567 € et perd 5 446 €.

SuperTrader — le n°1 de l'App Store fait 120 k€ et perd de l'argent

ExerciceChiffre d'affairesRésultat net
2024 (demi-exercice)7 608 €+5 968 €
2025119 567 €−5 446 €

TRADE LIKE A PRO S.R.L., CUI 50294964, registre roumain, gratuit et public21.

FixyTrade — un chiffre d'affaires qui décroît depuis trois ans

ExerciceChiffre d'affairesRésultat net
2023 (13,5 mois, ~49 400 € annualisés)55 596 €+11 623 €
202437 899 €−6 835 €
202524 319 €−854 €

WOLFUS OÜ, code 16613740, registre estonien, comptes annuels téléchargeables gratuitement22.

Zéro salarié sur toute la période. Trésorerie au 31 décembre 2025 : 4 071 €, pour un total de bilan de 4 305 €. Le capital de 2 500 € a été souscrit mais jamais versé. Les achats de biens et services absorbent 73 à 107 % du chiffre d'affaires selon l'exercice, ce qui rend le résultat proche de zéro par construction plutôt que par difficulté commerciale.

TradesViz — encadré par deux règles fiscales opposées

SMIRMATEC PRIVATE LIMITED, Inde, exercice avril 2024 à mars 2025 : entre 455 000 et 909 000 €. L'encadrement vient de deux règles de droit, pas d'une estimation. Le plancher : le dépôt d'un formulaire GSTR-9C n'est obligatoire qu'au-delà de 5 crores de roupies, et il a été déposé, donc le chiffre d'affaires dépasse ce seuil. Le plafond : la tranche déclarée au registre est « moins de 10 crores ». Croissance de +77 %, après +114 % l'exercice précédent23.

Ce chiffre couvre trois produits de la société, pas seulement son journal de trading, et la part mobile y est comptée nette de la commission des magasins d'applications.

TraderWaves — un plancher de résultat, jamais un chiffre d'affaires

Wallace FX Ltd, Angleterre, dépose en régime micro-entité, vérifié dans les liasses iXBRL elles-mêmes : il n'y aura jamais de compte de résultat, seulement un bilan. Ce qu'on peut en tirer : des capitaux propres passant de 91 £ en 2023 à 40 554 £ en 2024 puis 49 923 £ en 2025, soit un résultat net d'au moins +40 512 £ puis +9 369 £, avec un salarié24.

Pourquoi il n'y en a que trois, et pourquoi aucune agence ne fera mieux

ActeurForme juridiquePourquoi le chiffre d'affaires est inaccessible
TradeZellaLLC, États-UnisLes LLC américaines ne déposent aucun compte
TraderWavesLtd, Royaume-UniRégime micro-entité : bilan seulement, jamais de compte de résultat
UltraTraderpersonne physiqueN'existe dans aucun registre d'entreprises
Edgelyauto-entreprise, FranceAucun dépôt, mais un plafond légal de 77 700 à 83 600 € borne l'acteur
EdgyxSAS, FranceCréée le 1er décembre 2025, capital 1 000 €, aucun salarié

8. Volume et valeur ne désignent pas les mêmes leaders

C'est le résultat le plus contre-intuitif du dossier. Les trois plus gros acteurs en nombre de comptes revendiqués pèsent ensemble moins de 5 % de la valeur du marché.

L'audience et la valeur ne désignent pas les mêmes acteurs

C'est le résultat le plus contre-intuitif du dossier. ⛔ Les nombres d'audience ne sont pas comparables entre eux : certains sont des compteurs d'installations relevés directement, d'autres des comptes revendiqués par l'éditeur. Le niveau de preuve est écrit sous chaque nom, et c'est tout l'intérêt de la figure.

AUDIENCE VALEUR Stonk Journal revendiqué · gratuit 4 ans 200 000 comptes 0,09 M$ TradeBench revendiqué · gratuit intégral 100 000+ comptes 0,06 M$ TradeZella revendiqué · aucun plan gratuit 100 000 comptes 18 à 22 M$ TraderSync compté · installations Android 75 418 installations 2,24 à 4,09 M$ UltraTrader compté · installations Android 69 418 installations 0,07 M$ Plancana compté · installations Android 63 686 installations 0,10 M$ TraderWaves revendiqué · plan gratuit 52 000+ comptes 0,15 M$ TradesViz compté · installations Android 33 204 installations 455 à 909 k€ Edgewonk aucune application mobile non mesuré 2,18 à 3,72 M$
Audience, telle qu'on peut la releverChiffre d'affaires annuel estimé

Lecture : les trois plus grosses audiences revendiquées du marché pèsent ensemble moins d'un million de dollars, parce que les trois sont gratuites ou quasi gratuites. TraderWaves en est l'illustration la plus nette : il revendique plus de 52 000 traders sur un plan gratuit et attire une audience mensuelle à six chiffres, et son dépôt au registre britannique borne son résultat net à environ 9 000 £ pour un salarié. À l'inverse Edgewonk n'a aucune application mobile et capte une part de valeur élevée grâce à un prix fixe. ✅ Les cases « non mesuré » de la première version sont comblées : les quatorze éditeurs ont été chiffrés un par un le 23 août 2026, et leurs chiffres d'affaires figurent désormais dans la colonne de droite.

⚠️ Une première version de cette section publiait des « parts de volume » en pourcentage, et elles étaient fausses par construction. Elles étaient calculées sur cinq acteurs, sur un marché qui en compte plus de soixante : le dénominateur était fabriqué, donc les pourcentages ne mesuraient rien. Ils sont retirés. La figure ci-dessus ne montre plus que des nombres relevés, chacun dans son unité d'origine et avec son niveau de preuve, et elle laisse visibles les acteurs qu'on n'a pas encore mesurés.
  • Stonk Journal revendique 200 000 comptes et est resté entièrement gratuit pendant quatre ans et demi, son premier plan payant datant du 30 avril 2026. Il pèse 0,9 % de la valeur.
  • TradeBench : plus de 100 000 inscrits revendiqués, gratuit intégral, aucune monétisation.
  • SuperTrader, n°1 de l'App Store, gratuit à l'installation : 119 567 € de chiffre d'affaires et une perte de 5 446 €, chiffre déposé.
  • TraderWaves revendique plus de 52 000 traders sur un plan gratuit et attire une audience mensuelle à six chiffres, et son dépôt au registre britannique borne son résultat net à environ 9 000 £ pour un salarié. C'est l'illustration la plus nette du dossier : beaucoup de monde, presque pas d'argent.
  • À l'inverse Edgewonk, avec un trafic web bien inférieur à celui du leader, capte une part de valeur élevée grâce à un prix fixe autour de 169 $ par an.
La conclusion utile pour qui construit sur ce marché : le nombre d'inscrits n'est pas un indicateur de santé, c'est un indicateur de gratuité. Les éditeurs qui revendiquent le plus de comptes sont ceux qui monétisent le moins. La métrique qui sépare les acteurs viables des autres est la conversion vers un abonnement à prix soutenu, jamais le compteur d'inscriptions affiché sur la page d'accueil.

9. Le segment adjacent qui pèse le plus lourd : les prop firms

Le marché du capital alloué à des traders particuliers est sans commune mesure avec celui des journaux, et il en est le premier pourvoyeur d'utilisateurs contraints. Les chiffres ci-dessous proviennent de la presse spécialisée et de sites sectoriels, pas de dépôts : ils sont donnés au niveau ESTIMÉ et se contredisent parfois d'un facteur 3.

IndicateurValeurNiveau
Chiffre d'affaires FTMO 2024329 M$ (+53 %), profit net 62,5 M$ESTIMÉ
Comptes financés dans le monde32 000 en 2020 → 720 000 en 2026ESTIMÉ
Achats de challenges par an~12 M à ~250 $, soit ~3 Md$ESTIMÉ
Recherches Google « prop firm » par mois880 → 49 500 en cinq ansCOMPTÉ

L'intérêt structurel de ce segment ne tient pas à sa taille mais à la nature du besoin. Un trader sous challenge doit respecter une perte journalière maximale, un drawdown maximal et souvent une règle de cohérence des tailles. Le suivi de ses trades cesse d'être une discipline volontaire pour devenir une condition de survie du compte. C'est la seule population de ce marché dont le besoin est contraint plutôt que souhaité, et c'est ce qui la distingue de toutes les autres.

10. Limites, sans maquillage

  • Trois chiffres d'affaires déposés sur tout un marché. Le reste est estimation tierce ou déclaration. Aucune agence n'a accès à mieux, et il faut s'en méfier quand une le prétend.
  • Les estimations des bases de données B2B ne sont pas des comptes. Ce sont des algorithmes commerciaux dont la méthode n'est pas publiée. Une ligne comme « Edgewonk, 5,5 M$ » se lit comme un ordre de grandeur, pas comme un fait.
  • Les estimations de trafic divergent d'un facteur 2 selon la source, pour un même site et un même mois.
  • Les données du secteur prop firm se contredisent d'un facteur 3 entre les deux sources disponibles sur le nombre de comptes financés.
  • Les audiences ne sont pas comparables entre elles. Un compteur d'installations Android est relevé directement, un nombre de comptes est déclaré par l'éditeur, une audience de site est estimée par un tiers. La figure de la section 8 les met côte à côte en affichant le niveau de chacun, elle ne les additionne jamais.
  • Aucune étude ne mesure l'effet d'un journal de trading sur la performance d'un particulier. La littérature citée en section 1 établit que les traders perdent et qu'ils apprennent lentement ; elle n'établit pas qu'un journal corrige l'un ou accélère l'autre.
Un piège de vérification rencontré pendant ce travail, et qui touche la plupart des comparatifs publiés en ligne. Les données financières affichées par certains agrégateurs de startups sont floutées en CSS et générées aléatoirement pour vendre l'abonnement : on y lit des marges à 5 900 %. Ce sont des leurres. Toute estimation de chiffre d'affaires par acteur qui s'appuie sur ces bases doit être traitée comme non sourcée.

11. Méthode, et comment contester ce document

Les chiffres AUDITÉS viennent de documents d'émetteurs cotés, liés en note. Les chiffres DÉPOSÉS viennent de registres d'entreprises nationaux, avec l'identifiant de l'entité pour que n'importe qui refasse la recherche. Les chiffres COMPTÉS viennent d'API publiques ou de compteurs relevés à date, avec le protocole. Les chiffres ESTIMÉS sont signalés comme tels partout où ils apparaissent.

Si un chiffre de cette page est faux, il est faux de façon vérifiable, et c'est délibéré. Les corrections reçues sont publiées, datées, et l'erreur précédente reste visible : une étude qu'on réécrit en silence ne vaut pas mieux qu'un compteur marketing.

Sources citées

Chaque source est liée à son document d'origine. Les liens ouvrent le site de l'émetteur, du régulateur, du registre ou de la revue, jamais une reprise de seconde main.

  1. 1
    Revue à comité de lecture

    Brad M. Barber, Yi-Tsung Lee, Yu-Jane Liu, Terrance Odean, « The cross-section of speculator skill: Evidence from day trading », Journal of Financial Markets, vol. 18, 2014, p. 1-24.

    Consulter la source ↗
  2. 2
    Revue à comité de lecture

    Fernando Chague, Rodrigo De-Losso, Bruno Giovannetti, « Day trading for a living? », 13 juin 2020, SSRN 3423101. Données fournies par la CVM, le régulateur brésilien.

    Consulter la source ↗
  3. 3
    Régulateur

    Autorité des marchés financiers, « Étude des résultats des investisseurs particuliers sur le trading de CFD et de Forex en France », 13 octobre 2014.

    Consulter la source ↗
  4. 4
    Régulateur

    European Securities and Markets Authority, communiqué ESMA71-98-128, « ESMA agrees to prohibit binary options and restrict CFDs to protect retail investors », 27 mars 2018.

    Consulter la source ↗
  5. 5
    Revue à comité de lecture

    Amit Seru, Tyler Shumway, Noah Stoffman, « Learning by Trading », The Review of Financial Studies, vol. 23, n° 2, février 2010, p. 705-739.

    Consulter la source ↗
  6. 6
    Source primaire

    Robinhood Markets, Inc., « Robinhood Reports Second Quarter 2026 Results », relations investisseurs, 29 juillet 2026.

    Consulter la source ↗
  7. 7
    Source primaire

    Robinhood, page officielle de l'offre Gold : abonnement à 5 $ par mois, soit 50 à 60 $ par an. Il donne le carnet d'ordres Nasdaq de niveau II, un assistant de recherche, des dépôts instantanés plus élevés, un meilleur rendement sur les liquidités non investies, une bonification de 3 % sur le plan de retraite et un taux d'emprunt sur marge réduit. Relevé le 23 août 2026.

    Consulter la source ↗
  8. 8
    Source primaire

    Page société LinkedIn de l'éditeur leader. Deux nombres distincts y figurent, et les confondre fausse tout : les données structurées de la page servie portent numberOfEmployees = 26, qui compte les profils LinkedIn déclarant travailler là, donc un plancher ; la page affiche par ailleurs la tranche déclarée par l'entreprise, « 11-50 employés ». Siège New York, société non cotée, fondée en 2022. Relevé le 23 août 2026.

    Consulter la source ↗
  9. 9
    Source primaire

    Page carrières de l'éditeur leader : « We're a bootstrapped, remote-first team, highly profitable » et « 100% Remote & Async-First: Work from anywhere ». Relevé le 23 août 2026.

    Consulter la source ↗
  10. 10
    Source primaire

    Application du leader, HTML servi le 23 août 2026 : la chaîne charting_library y figure, ce qui atteste l'usage de la bibliothèque Advanced Charts de TradingView. Sa page tarifs ne propose aucun plan gratuit permanent.

    Consulter la source ↗
  11. 11
    Source primaire

    Mention publique d'une valorisation de l'éditeur leader « proche de 100 millions de dollars », relayée depuis un entretien de son fondateur en podcast daté de mai 2023. ⚠️ C'est une affirmation du dirigeant relayée par un média, ni un tour de table, ni un document d'audit : elle vaut comme ordre de grandeur croisé, jamais comme mesure. Relevé le 23 août 2026.

    Consulter la source ↗
  12. 12
    Source primaire

    TradingView, page officielle d'Advanced Charts, qui présente la bibliothèque comme « Free and feature-rich ». Le prix d'une licence commerciale n'est publié nulle part.

    Consulter la source ↗
  13. 13
    Source primaire

    Courriel d'Álvaro M. Roo, Customer Success Manager chez TradingView, adressé le 8 juillet 2026 à l'éditeur de la présente étude, en réponse à une demande d'accès à Advanced Charts : « For Private access or internal use, a commercial license is required. Price ranges around +$145,000 USD / year. Please let me know if you are interested. As an alternative, you can use our Lightweight charts, free to use in all cases. » Document non public, cité intégralement dans sa partie chiffrée.

    Consulter la source ↗
  14. 14
    Source primaire

    DataIntelo, rapport « Journal Software Market ». Objet : l'édition scientifique et académique, soumission de manuscrits, revue par les pairs, accès ouvert. Acteurs : Elsevier, Springer Nature, Wiley, Taylor & Francis. Comptage sur la page servie : « trading » 0 occurrence, « trader » 0 occurrence. Relevé le 23 août 2026.

    Consulter la source ↗
  15. 15
    Source primaire

    Business Research Insights, rapport « Journal App Market ». Objet : le journal intime numérique, le bien-être mental, la productivité. Acteurs : Day One, Journey, Penzu, Daylio, Momento. Comptage sur la page servie : « trading » et « trader », 0 occurrence. Relevé le 23 août 2026.

    Consulter la source ↗
  16. 16
    Source primaire

    Future Market Insights, rapport « Trade Management Software Market », dont la page définit l'objet mesuré comme « platforms that help companies manage cross-border trade work… tariff classification and customs documentation before goods move across borders ». Acteurs listés : SAP, Oracle, WiseTech, Descartes, Avalara. Relevé le 23 août 2026.

    Consulter la source ↗
  17. 17
    Source primaire

    Verified Market Reports, rapport « Trading Software Market ». La page se contredit elle-même le jour de sa lecture : le texte visible annonce 12,59 Md$ vers 25,75 Md$ à 9,38 %, tandis que le bloc de données structurées de la même page déclare 6,5 Md$ vers 12,1 Md$ à 7,2 %. Quatre horizons différents et cinq prix de vente coexistent sur le même document. Relevé le 23 août 2026.

    Consulter la source ↗
  18. 18
    Source primaire

    360iResearch, rapport « Backtesting Software Market », publié en août 2026, 198 pages, référence MRR-430D42AA0E05 : 444,16 M$ en 2025 vers 833,83 M$ en 2032, croissance annuelle de 9,41 %. Relevé le 23 août 2026.

    Consulter la source ↗
  19. 19
    Source primaire

    API publique de recherche de l'App Store d'Apple, 6 termes croisés avec 7 pays, filtré sur la catégorie Finance, relevé le 3 août 2026 : 65 applications distinctes, 2 123 avis cumulés.

    Consulter la source ↗
  20. 20
    Source primaire

    Compteurs de téléchargements du Google Play Store, historisés quotidiennement du 3 juillet au 3 août 2026, ce qui donne le rythme et pas seulement le cumul.

    Consulter la source ↗
  21. 21
    Source primaire

    Registre du commerce roumain, TRADE LIKE A PRO S.R.L., CUI 50294964, immatriculée J39/491/2024 le 28 juin 2024 à Focșani (Vrancea). Comptes des exercices 2024 et 2025, relevés le 3 août 2026.

    Consulter la source ↗
  22. 22
    Source primaire

    Registre des entreprises estonien (e-Äriregister), WOLFUS OÜ, code 16613740. Comptes annuels 2023 à 2025, ligne « Müügitulu » du compte de résultat, relevés le 3 août 2026.

    Consulter la source ↗
  23. 23
    Source primaire

    Ministry of Corporate Affairs (Inde), SMIRMATEC PRIVATE LIMITED, CIN U72900TN2021PTC141817, exercice avril 2024 à mars 2025, relevé le 3 août 2026. Encadrement déduit de deux règles fiscales, pas d'une estimation.

    Consulter la source ↗
  24. 24
    Source primaire

    Companies House (Royaume-Uni), Wallace FX Ltd, n° 14073236, liasses micro-entité 2023 à 2025, lues dans le fichier iXBRL, relevées le 3 août 2026.

    Consulter la source ↗

Comment citer cette étude

Ces chiffres sont libres de reprise, y compris par un concurrent, à la seule condition d'un lien vers cette page. Si vous nous citez, nous voulons pouvoir corriger votre source quand nous corrigeons la nôtre.

Tradoshi, « Le marché des journaux de trading en 2026 », Observatoire des journaux de trading, 23 août 2026, https://tradoshi.com/observatoire/marche-des-journaux-de-trading-2026