Oshi Academy ICT et Smart Money Concepts · 9 min

Le fair value gap et l'inverse FVG

Un gros ordre qui ne trouve pas de contrepartie laisse une cicatrice sur le graphique. Cette leçon prend cette cicatrice, lui donne son nom, puis regarde ce qui se passe quand elle cède au lieu de tenir. C'est là que naît l'objet le plus discuté de tout le corpus ICT, et celui dont le nom s'écrit de six façons différentes.

Le déséquilibre, et le trou qu'il laisse

Quand le prix se déplace trop vite pour que les deux côtés s'échangent normalement, il traverse une zone sans que personne n'ait eu le temps d'y traiter. Cette zone s'appelle un déséquilibre, et le mot anglais qu'on lit partout est imbalance. Ce n'est pas une théorie, c'est un constat : la trace est mesurable, et deux personnes qui regardent le même graphique trouvent la même.

Quand ce déséquilibre se lit sur trois bougies consécutives, il porte un second nom, fair value gap, abrégé FVG. La définition tient en une phrase : le plus bas de la troisième bougie est au-dessus du plus haut de la première, ou l'inverse en baisse. L'espace entre les deux n'a été négocié par personne.

L'imbalance trading désigne l'ensemble des méthodes qui prennent ce trou pour point de repère. Elles partent toutes de la même idée : un endroit que le marché a franchi sans négocier est un endroit où il pourrait revenir négocier. C'est plausible, et ce n'est pas démontré.

Le lien avec ce que tu as vu ailleurs est direct. La leçon sur les gros ordres et leur exécution explique pourquoi ce trou existe : personne ne l'a creusé exprès, il est la trace d'une exécution qui n'a pas pu attendre.

⚠️ Un déséquilibre n'est pas un signal. C'est une description de ce qui s'est passé, au passé. Tout ce que la suite de cette leçon ajoute est de l'interprétation posée par-dessus ce fait, et il vaut mieux savoir où passe la frontière.

L'inverse fair value gap : un gap qui a cédé

Un fair value gap est censé tenir : le prix revient dedans, y trouve la contrepartie qui manquait, et repart. Quand il ne tient pas, quand le prix le traverse de part en part au lieu d'y rebondir, l'objet change de statut. Il devient un inverse fair value gap, écrit IFVG.

C'est tout le contenu du terme. Le sens que cherchent des milliers de gens chaque mois, l'IFVG meaning, se résume à ceci : un gap qui a échoué. Rien de plus, rien de caché.

L'idée derrière l'IFVG trading tient elle aussi en une phrase : un niveau qui n'a pas tenu dans un sens devrait travailler dans l'autre. Un gap haussier traversé à la baisse devient une zone où l'on attend du rejet en cas de retour, et réciproquement.

Si tu es arrivé ici en cherchant what is an inverse fair value gap, la réponse est celle du paragraphe précédent. Le reste de ce qu'on t'en dira ailleurs est de l'habillage autour de ce seul fait.

La bascule de statut se fait à un instant précis, celui où la bougie referme au-delà du gap. Avant, c'est un FVG. Après, c'est un IFVG. Le même dessin, deux lectures opposées, et une bougie entre les deux.

L'inversion, ou le même événement vu de l'autre côté

Le moment de la bascule porte son propre nom, et c'est là que le vocabulaire commence à coûter cher. On l'appelle une inversion fair value gap, ou inversion FVG en abrégé.

Ce n'est pas un troisième objet. C'est le même événement nommé depuis l'autre bout : le gap ne devient pas quelque chose de neuf, il cesse d'être ce qu'il était. Lire une inversion FVG et faire de l'IFVG trading sont deux étiquettes pour une seule activité.

La confusion vient de ce que les deux mots décrivent des instants différents du même fait. L'inversion fair value gap nomme la rupture, l'IFVG nomme la zone une fois la rupture faite. Selon l'auteur que tu lis, l'un sert pour l'autre sans prévenir.

Ça a une conséquence pratique et pas seulement lexicale : deux personnes qui commentent le même graphique peuvent croire parler de deux configurations différentes alors qu'elles décrivent la même bougie.

Le remède tient au journal, et il est simple. Note l'événement, pas son nom : gap laissé à telle heure, traversé à telle heure, revenu ou pas. Le nom que tu lui donnes ensuite n'a plus d'importance.

Le vocabulaire, et les six façons de l'écrire

Le même objet se lit sous au moins six formes, et cette dispersion est le vrai coût d'entrée du sujet. Tu croiseras inverse FVG, inverted fair value gap, inversion fair value gap, inversion FVG, le pluriel IFVGs, et la transposition ivfg, assez fréquente au clavier pour avoir sa propre audience.

Un bullish IFVG n'est rien d'autre qu'un gap baissier cassé vers le haut. L'adjectif décrit le sens dans lequel on l'utilise ensuite, pas celui dans lequel il a été créé, et c'est l'inversion la plus fréquente chez les débutants.

Celui qui demande what is IFVG demande donc en réalité toutes ces formes à la fois. Aucune ne désigne un objet que les autres ne désigneraient pas.

Cette prolifération n'est pas innocente. Un vocabulaire abondant donne l'impression d'un corpus profond, et il rend surtout difficile de comparer deux méthodes entre elles : chacune peut prétendre traiter d'autre chose.

La leçon Débuter avec ICT traduit le reste des sigles de la même façon. Si les acronymes te freinent encore, c'est par là qu'il faut passer avant de revenir ici.

FVG ou IFVG : la seule différence qui compte

La distinction IFVG vs FVG, écrite FVG vs IFVG selon les auteurs, se réduit à une seule chose : un FVG est un trou qui n'a pas encore été traversé, un IFVG est un trou qui l'a été. Il n'y a pas de second critère.

Voici un IFVG example vérifiable sur n'importe quel graphique : le prix descend et laisse un trou sur trois bougies. Plus tard il remonte et traverse ce trou de part en part. Cette même zone est ensuite surveillée comme un soutien au lieu d'une résistance. Le dessin n'a pas bougé, la lecture s'est retournée.

Ce que ça implique est plus gênant qu'il n'y paraît : tout FVG finit par être traversé un jour. Le temps transforme donc mécaniquement les uns en les autres, et la question n'est jamais « est-ce un IFVG » mais « depuis quand ».

C'est pour ça que les meilleures lectures ajoutent une contrainte de durée ou d'unité de temps. Un gap traversé dans la demi-heure et un gap traversé trois semaines plus tard ne racontent pas la même histoire, et les confondre est la première source de résultats décevants.

La structure de marché sert précisément à trancher ça : un gap traversé pendant que la structure tient ne dit pas la même chose qu'un gap traversé au moment où elle cède.

Le milieu du trou, et le sigle CE

Le milieu géométrique du gap porte un nom à lui, consequent encroachment. Certains y entrent plutôt qu'au bord, sur l'idée qu'un vrai déséquilibre a rarement besoin d'être comblé entièrement.

Celui qui demande what is ce in trading ict demande ce point-là : CE est l'abréviation de consequent encroachment, et ça ne désigne rien de plus que la moitié du trou.

L'arbitrage est réel et il se chiffre. Entrer au milieu divise ton risque par deux quand le gap est large, et te coûte toutes les fois où le prix se retourne sur le bord sans aller plus loin. Ce n'est pas une question d'opinion, c'est une question de comptage sur ton propre historique.

Le seul moyen honnête de trancher est de marquer les deux niveaux à l'avance sur trente configurations, de noter lequel aurait été touché, et de comparer. Trente cas ne prouvent pas grand-chose, et c'est déjà plus que ce que la plupart des gens ont fait avant de choisir.

⚠️ Ce genre d'arbitrage se mesure trade par trade, pas au ressenti. C'est exactement à ça que sert un journal de trading qui note la configuration en plus du résultat.

Ce qu'une stratégie IFVG a de fragile

Une IFVG strategy construite sur ce qui précède a une faiblesse précise, et elle mérite d'être nommée plutôt que contournée : tout gap finit par être traversé, donc tout FVG devient tôt ou tard un inverse fair value gap.

Si tu regardes des graphiques après coup, tu ne verras que ceux qui ont fonctionné. Les autres ne ressemblent à rien de remarquable, donc ton œil ne les retient pas. C'est le biais le plus coûteux de toute cette famille de méthodes, et aucune quantité de vidéos ne le corrige.

Le test honnête consiste à marquer les inverse fair value gaps en direct, avant de connaître la suite, et à compter. Cinquante occurrences suffisent à savoir si ta lecture vaut quelque chose sur ton instrument et ton unité de temps.

Ce que ce comptage donne n'est pas un pourcentage de réussite. C'est un rapport entre ce que rapportent les cas qui marchent et ce que coûtent les autres, et c'est la seule mesure qui décide si la méthode tient.

Fais l'exercice sur cinquante cas et tu en sauras plus que ce que n'importe quelle formation te dira, parce que tu l'auras mesuré sur ce que tu trades, toi, et pas sur les captures d'écran de quelqu'un d'autre.

S'entraîner : cinquante gaps marqués à l'aveugle

Choisis un instrument et une unité de temps, une seule de chaque. Remonte de trois mois et avance bougie par bougie, sans regarder ce qui vient après.

À chaque fois que tu vois un trou sur trois bougies, marque-le et note trois choses : la date, le sens, et la largeur en points. Rien d'autre. Ne juge pas, n'anticipe pas.

Continue jusqu'à cinquante. Puis, pour chacun, note ce qui s'est passé ensuite : comblé et tenu, comblé et traversé, jamais revisité. Tu obtiens trois colonnes et un compte.

Ce que tu vas trouver surprend presque tout le monde : la proportion de gaps jamais revisités est plus grande que ce que le discours ambiant laisse croire, et les cas spectaculaires sont rares. C'est une bonne nouvelle, parce qu'un tri sur cinquante cas coûte une soirée et remplace six mois d'intuitions.

Garde ce relevé. Quand tu voudras comparer une méthode à une autre, tu auras une base à laquelle la comparer, ce qui est exactement ce qui manque à la plupart de ceux qui abandonnent au bout de trois mois.

Ce qu'il faut retenir

  • Un fair value gap est un trou laissé sur trois bougies par un mouvement trop rapide pour être négocié. C'est mesurable, et deux lecteurs trouvent le même.
  • Un inverse fair value gap est un fair value gap qui a cédé. Toute la définition est là, le reste est de l'interprétation.
  • Inversion FVG, inverted fair value gap, IFVGs, ivfg : six écritures pour un seul objet, et cette dispersion est le vrai coût d'entrée.
  • La seule différence entre FVG et IFVG est le temps : tout gap finit traversé, donc la question est depuis quand, jamais si.
  • Consequent encroachment nomme le milieu du trou. Entrer là divise le risque et coûte les retournements de bord : ça se compte, ça ne se devine pas.
  • La faiblesse d'une stratégie IFVG est le biais rétrospectif. Le seul remède est de marquer les gaps en direct, sur cinquante cas, avant de savoir.

Rejoindre la Oshi Academy

Les leçons t'apprennent la théorie, la communauté te fait pratiquer. On y échange des trades, des captures et des questions bêtes, et personne n'y vend de signaux.

Rejoindre la Oshi Academy