Un type d'ordre est la consigne que tu donnes à ton courtier pour acheter ou vendre : elle fixe ce qui compte le plus pour toi, être exécuté tout de suite, ne pas dépasser un prix, ou n'agir que si un niveau est touché. Aucun ordre ne garantit tout à la fois. Ce guide reprend, source officielle à l'appui, ce que chaque ordre promet et ce qu'il ne promet pas.
- L'ordre au marché garantit l'exécution, pas le prix.
- L'ordre à cours limité garantit un prix maximal ou minimal, pas l'exécution.
- L'ordre stop devient un ordre au marché quand son seuil est touché : le seuil n'est pas le prix d'exécution.
- « Jusqu'à annulation » ne veut pas dire pour toujours : chaque courtier fixe une durée maximale.
Sur un ticket d'ordre, la liste déroulante des types est souvent ce qu'on regarde le moins. On laisse le choix par défaut, on clique, et on découvre le jour d'une ouverture en gap que l'ordre n'a pas fait ce qu'on croyait. La différence entre deux types d'ordres tient pourtant en une question : qu'est-ce que tu acceptes de ne pas maîtriser, le prix ou l'exécution ?
Ce guide ne recommande aucun ordre ni aucun courtier. Les noms, les règles de déclenchement et les durées de validité changent d'un marché et d'une plateforme à l'autre : pour chaque point, la source lue est nommée, et c'est la documentation de ton propre courtier qui fait foi pour ton compte.
Ce que chaque ordre garantit, et ce qu'il ne garantit pas
La page de la SEC sur les types d'ordres cite trois ordres comme les plus courants : l'ordre au marché, l'ordre à cours limité et l'ordre stop. Les autres en sont des combinaisons. Le tableau résume ce que les sources citées dans ce guide disent de chacun.
| Ordre | Ce qui est garanti | Ce qui ne l'est pas | Quand il sert |
|---|---|---|---|
| Au marché | L'exécution | Le prix | Entrer ou sortir sans attendre |
| À cours limité | Un prix maximal à l'achat, minimal à la vente | L'exécution, totale ou partielle | Maîtriser son prix d'entrée ou de sortie |
| Stop | Le déclenchement quand le seuil est touché | Le prix d'exécution | Limiter une perte ou entrer sur une cassure |
| Stop-limite | Un prix d'exécution borné par la limite | L'exécution | Refuser une exécution trop loin du seuil |
| Stop suiveur | Un seuil qui suit le prix dans le sens favorable | Le prix d'exécution | Laisser courir une position en remontant sa protection |
| OCO | L'annulation de l'autre ordre quand l'un est exécuté | Le prix et l'exécution de chaque ordre du groupe | Poser ensemble un objectif et une protection |
Le tableau montre un échange, pas un classement. Chaque garantie se paie par une autre que tu abandonnes. Savoir laquelle tu lâches est tout le sujet.
L'ordre au marché : l'exécution, pas le prix
La SEC le définit comme un ordre d'acheter ou de vendre un titre immédiatement. Ce type d'ordre garantit que l'ordre sera exécuté, mais ne garantit pas le prix d'exécution. Il s'exécute en général au prix demandé (pour un achat) ou offert (pour une vente) du moment, ou tout près. La SEC ajoute une mise en garde utile : le dernier prix échangé n'est pas forcément celui auquel ton ordre au marché sera exécuté.
C'est aussi l'ordre par défaut de beaucoup de maisons : la page de la FINRA sur les types d'ordres écrit que c'est le type d'ordre le plus courant chez les investisseurs, et que les courtiers saisissent en général un ordre comme ordre au marché sauf indication contraire. En France, la fiche de l'AMF « Choisir et passer un ordre de bourse » le dit prioritaire sur les autres ordres, passé « sans condition de prix, donc sans aucune maîtrise du prix », et appelle à la prudence sur les valeurs volatiles.
Le nom ne recouvre pas partout la même mécanique. À la bourse brésilienne, la page de la B3 sur les types d'offres décrit l'offre au marché comme exécutée au meilleur prix disponible en face dans le carnet, et précise que si elle n'est pas servie en totalité, le solde est enregistré au prix de l'opération réalisée.
L'ordre à cours limité : le prix, pas l'exécution
Pour la SEC, c'est un ordre d'acheter ou de vendre un titre à un prix précis ou mieux : un ordre d'achat à cours limité ne peut être exécuté qu'au prix limite ou plus bas, un ordre de vente qu'au prix limite ou plus haut. Son exemple : un investisseur qui ne veut pas payer plus de 10 dollars une action pose une limite à 10, et l'ordre ne s'exécute que si le prix est à 10 ou en dessous.
L'AMF en fait « le type d'ordre le plus sécurisé », parce qu'il permet d'acheter à un prix maximal ou de vendre à un prix minimal. Elle en donne aussitôt le prix à payer : sur un marché peu liquide, cet ordre peut être fractionné, voire ne pas être exécuté. Un ordre à cours limité qui attend dans le carnet n'est donc pas une position, c'est une intention. Si le marché part sans revenir à ton prix, tu restes dehors.
Le take profit est le plus souvent un ordre de ce type, placé du bon côté du prix : une vente à cours limité au-dessus du cours pour une position acheteuse. Sa place et son calcul sont traités dans le guide sur le take profit et le stop loss.
L'ordre stop : un seuil qui déclenche, pas un prix garanti
Un ordre stop, que la SEC appelle aussi ordre stop-loss, est un ordre d'acheter ou de vendre une action une fois que son prix atteint un niveau fixé, le prix stop. Quand ce prix est atteint, l'ordre stop devient un ordre au marché. Un stop de vente se place sous le cours, en général pour limiter une perte ou protéger un gain sur une action détenue. Un stop d'achat se place au-dessus du cours, en général pour protéger une position vendue à découvert.
La conséquence est écrite noir sur blanc dans le bulletin de la SEC sur les ordres stop, stop-limite et stop suiveur : le prix stop n'est pas le prix d'exécution garanti. C'est un déclencheur, et le prix obtenu peut s'écarter nettement du prix stop selon la liquidité disponible au moment où l'ordre au marché s'exécute. Le même bulletin signale deux autres points. Un stop peut être déclenché par un mouvement bref en séance, pour un prix bien plus mauvais que la clôture du jour. Et tous les courtiers ne déclenchent pas un stop sur la même donnée : certains regardent le dernier prix échangé, d'autres les prix cotés.
En France, l'AMF parle d'ordre « à seuil de déclenchement » : dès que le seuil est atteint, il est déclenché comme un ordre au marché, sans maîtrise du cours d'exécution, ce qu'elle juge particulièrement risqué sur des valeurs peu liquides ou en cas de forte volatilité. Où poser ce seuil est une autre question, traitée dans le guide où placer son stop loss. Ce qui se passe quand tout un marché décale d'un coup l'est dans celui sur le cygne noir.
SL-M : le stop au marché des plateformes indiennes
Les sigles changent avec les pays. En Inde, la page d'aide du courtier Zerodha sur les ordres stop-loss distingue deux ordres. L'ordre SL demande un prix et un prix de déclenchement : au déclenchement, un ordre à cours limité part vers la bourse. L'ordre SL-M, pour « stop-loss market », ne demande qu'un prix de déclenchement : quand il est touché, c'est un ordre au marché qui part, et la position est soldée au prix du moment. La même page indique que la bourse NSE a retiré le type SL-M pour les options. Ce sont les deux ordres décrits plus haut, sous d'autres noms.
L'ordre stop-limite : un prix borné, une exécution incertaine
Le bulletin de la SEC le définit comme un ordre qui combine les traits de l'ordre stop et de l'ordre à cours limité : une fois le prix stop atteint, il devient un ordre à cours limité, exécuté au prix fixé ou mieux. L'avantage est de maîtriser le prix auquel l'ordre peut s'exécuter. La contrepartie suit dans la même page : comme tout ordre à cours limité, il peut ne pas être exécuté si le prix s'éloigne de la limite.
Les deux prix n'ont pas à être identiques. L'exemple de la SEC : un stop-limite de vente avec un prix stop à 3,00 dollars peut porter une limite à 2,50. L'ordre devient actif si le marché touche 3,00, mais ne peut s'exécuter qu'à 2,50 ou mieux. L'AMF décrit le même ordre sous le nom d'ordre « à plage de déclenchement » : une deuxième limite s'ajoute au seuil, et l'ordre déclenché peut n'être exécuté que partiellement.
À la B3, l'offre stop est construite ainsi par défaut. La page de la bourse citée plus haut la décrit avec un prix de déclenchement et un prix limite, et précise qu'une fois entrée dans le carnet, l'offre stop est convertie en offre limitée. Pour un achat, le prix de déclenchement doit être supérieur au prix de la dernière opération et le prix limite supérieur ou égal au prix de déclenchement. Pour une vente, c'est l'inverse. La page ajoute que les offres stop ne peuvent pas être enregistrées pendant une enchère.
Buy Stop Limit : un même nom, deux mécaniques
Sur un marché d'actions, un stop-limite d'achat est le symétrique de celui de vente : un prix stop au-dessus du cours, puis un ordre d'achat à cours limité qui n'achète pas au-delà de sa limite. Il sert à entrer sur une hausse sans payer n'importe quel prix.
Dans MetaTrader 5, le Buy Stop Limit porte le même nom et fait autre chose. Les principes généraux du trading dans l'aide de MetaTrader 5 le décrivent comme un ordre stop qui place un ordre Buy Limit : dès que le prix Ask atteint le niveau stop, un Buy Limit est posé au prix « Stop Limit ». Et l'aide précise que le niveau stop se place au-dessus du prix Ask du moment, alors que le prix Stop Limit se place sous le niveau stop. L'ordre n'achète donc pas sur la cassure : il attend un retour du prix vers la limite, après la cassure.
Un exemple, à titre d'illustration. Le prix Ask est à 100. Tu poses un Buy Stop Limit avec un niveau stop à 105 et un prix Stop Limit à 103. Si l'Ask monte à 105, un Buy Limit apparaît à 103, et il n'achète que si le prix redescend à 103 ou moins. Si le prix file à 110 sans se retourner, tu n'as rien acheté. Les autres ordres de la plateforme sont décrits dans le guide sur MT5 (MetaTrader 5).
Le stop suiveur : un seuil qui se déplace avec le prix
Le bulletin de la SEC définit l'ordre stop suiveur, trailing stop en anglais, comme un ordre stop ou stop-limite dont le prix stop n'est pas un prix fixe : c'est un pourcentage ou un montant, au-dessus ou en dessous du cours. Quand le prix évolue dans le sens favorable, le prix stop le suit à cette distance. Quand il évolue dans le sens défavorable, le prix stop reste où il est, et l'ordre se déclenche si le cours l'atteint.
Un exemple, à titre d'illustration. Tu achètes à 100 et tu poses un stop suiveur de vente à 5 du cours : le seuil est à 95. Le prix monte à 112, le seuil monte à 107. Le prix retombe à 107, l'ordre se déclenche. S'il s'agit d'un stop suiveur simple, c'est alors un ordre au marché, et la SEC rappelle dans son propre exemple que le prix d'exécution peut s'écarter du seuil. Elle ajoute que des fluctuations de court terme peuvent suffire à l'activer : la distance se choisit avec soin.
Reste à savoir où vit cet ordre, et la réponse dépend de la plateforme. Dans MetaTrader 5, l'aide citée plus haut écrit que le Trailing Stop est exécuté dans la plateforme et non sur le serveur, à la différence du Stop Loss et du Take Profit. Il ne fonctionne donc pas si la plateforme est éteinte : dans ce cas, seul le dernier niveau de Stop Loss qu'il a posé reste actif. D'autres courtiers tiennent leur stop suiveur de leur côté. C'est une ligne à lire dans la documentation avant de s'absenter.
La distance d'un stop suiveur n'est pas forcément fixe. Certains traders déplacent leur stop eux-mêmes, bougie après bougie, sur le niveau d'un indicateur conçu pour cela : la leçon sur le SAR parabolique en donne le calcul. Ce n'est alors plus un type d'ordre, c'est une règle de déplacement d'un ordre stop ordinaire, avec les mêmes limites d'exécution.
OCO et If Done : des ordres liés entre eux
OCO veut dire « one cancels the other », l'un annule l'autre. Le glossaire de Saxo Bank sur l'ordre OCO le résume ainsi : un ordre OCO se compose en réalité de deux ordres, et si l'un des deux est exécuté parce que ses conditions de marché sont réunies, l'ordre lié est automatiquement annulé. L'usage le plus courant : un objectif à cours limité au-dessus du prix et un stop en dessous, sur la même position. Quand l'un est exécuté, l'autre disparaît, ce qui évite de se retrouver avec un ordre orphelin qui ouvrirait une position non voulue.
If Done désigne un autre lien : la seconde consigne n'existe que si la première est exécutée. L'entrée « primary order » du même glossaire définit l'ordre primaire comme le premier à être exécuté dans un ordre conditionnel « if-done », et précise que les ordres liés, dits secondaires, ne deviennent actifs que si cet ordre est exécuté. Les deux liens se combinent : un ordre d'entrée, puis, s'il est exécuté, un objectif et un stop liés en OCO. C'est ce que recouvre l'expression If Done OCO, et ce que le même glossaire appelle un ordre conditionnel à trois branches.
La page d'Interactive Brokers sur ses types d'ordres décrit les deux sous d'autres noms. L'ordre bracket encadre un ordre d'achat par un ordre de vente à cours limité au-dessus et un ordre de vente stop en dessous. Le groupe « One-Cancels-All » réunit plusieurs ordres dont un seul doit aboutir : l'exécution complète de l'un annule les autres, alors qu'une exécution partielle rééquilibre le groupe. Ce dernier détail compte : selon la maison, une exécution partielle n'annule pas forcément l'autre jambe.
Un point à garder en tête : OCO et If Done ne figurent pas parmi les types d'offres que la B3 liste sur la page citée plus haut, qui s'en tient aux offres limitée, au marché, stop, à leurs variantes avec protection, à l'offre directe et à l'offre RLP. Sur un tel marché, le lien entre les ordres est donc tenu ailleurs que dans le carnet, par le courtier ou par la plateforme. Demande à ton courtier ce que deviennent ces ordres liés quand tu fermes le logiciel, et jusqu'à quand ils sont valables.
La durée de validité : jour, date, jusqu'à annulation
Un ordre qui n'est pas exécuté ne reste pas en place indéfiniment. Le glossaire de la SEC sur l'ordre « day » pose la règle par défaut aux États-Unis : sauf durée précisée par l'investisseur, un ordre est valable pour la séance en cours seulement. Un ordre « jour » non exécuté pendant les heures normales expire, et ne passe ni dans la séance d'après-clôture ni au lendemain. L'AMF écrit la même chose pour la France : par défaut, la validité est « jour ».
Le glossaire de la SEC sur l'ordre « Good-Til-Cancelled » définit l'ordre GTC, valable jusqu'à annulation, comme un ordre qui dure jusqu'à ce qu'il soit exécuté ou annulé. La phrase suivante corrige aussitôt l'idée d'un ordre éternel : les courtiers limitent en général la durée pendant laquelle un ordre GTC peut rester ouvert, et cette durée varie d'un courtier à l'autre. La SEC renvoie donc l'investisseur vers son courtier.
Trois lectures officielles montrent l'écart. Pour l'AMF, un ordre « à révocation » est valable 365 jours, et les durées autorisées par ton intermédiaire figurent dans la convention de compte. Interactive Brokers écrit sur la page citée plus haut que ses ordres GTC sont en général annulés automatiquement dans trois cas : une opération sur titre comme une division d'actions, l'absence de connexion au compte pendant 90 jours, et la fin du trimestre civil qui suit le trimestre en cours. L'aide de MetaTrader 5, elle, décrit un ordre GTC qui reste dans la file jusqu'à ce qu'il soit retiré à la main.
Entre ces deux extrêmes, l'ordre à date. L'AMF parle de validité « à date déterminée », qui prend fin à cette date. La page d'aide de MetaTrader 5 sur le passage des ordres propose trois choix pour un ordre en attente : jusqu'à annulation, « Today » pour la séance en cours, et « Specified » jusqu'à une date donnée. La FINRA cite aussi les ordres à l'ouverture et à la clôture, exécutés au plus près du début ou de la fin de la séance normale, ou annulés.
Restent les consignes qui portent sur la quantité, pas sur le temps. Le glossaire de la SEC sur l'ordre « Fill-Or-Kill » le définit comme un ordre qui doit être exécuté immédiatement et en entier, faute de quoi il est annulé en entier : aucune exécution partielle n'est admise. Son entrée sur l'ordre « Immediate-Or-Cancel » décrit un ordre qui doit être exécuté immédiatement, la part qui ne peut pas l'être étant annulée. La différence tient donc à l'exécution partielle, refusée par le premier et acceptée par le second.
Deux exemples chiffrés : le même gap, deux ordres
Les chiffres qui suivent sont un exemple construit pour montrer la mécanique, pas une situation observée. Tu détiens 100 actions achetées à 100. Tu veux limiter ta perte à 5 par action, soit 500. Une mauvaise nouvelle tombe après la clôture, et le titre ouvre le lendemain à 93, sans avoir traité entre 95 et 93.
Avec un ordre stop à 95. À l'ouverture, le seuil est franchi : l'ordre devient un ordre au marché et s'exécute au premier prix disponible, autour de 93. L'écart avec le seuil est de 2 par action. La perte est de 7 par action, soit 700 au lieu des 500 prévus. Tu es sorti, plus bas que prévu.
Avec un stop-limite à 95, limite à 94. À l'ouverture, le seuil est franchi : un ordre de vente à cours limité à 94 est posé. Le marché est à 93, sous ta limite : rien ne s'exécute. Si le titre remonte à 94, tu vends à 94 ou mieux, et la perte est de 6 par action. S'il continue à baisser jusqu'à 88 sans repasser par 94, tu es toujours en position, avec une perte latente de 12 par action, soit 1 200.
Aucun des deux ordres n'a mal fonctionné : chacun a fait ce que sa définition annonce. Le premier a tenu l'exécution et lâché le prix, le second a tenu le prix et lâché l'exécution. Le cas des publications de résultats est détaillé dans le guide sur le trading sur actions.
Ce qu'il faut vérifier chez ton courtier
- Les ordres réellement proposés. La SEC rappelle que les ordres stop, stop-limite et stop suiveur ne sont pas disponibles chez tous les courtiers.
- Le prix qui déclenche un stop. Dernier prix échangé ou prix cotés : la règle change d'une maison à l'autre, et un stop peut partir sur un prix que ton graphique n'affiche pas.
- L'endroit où l'ordre est tenu. Sur le serveur du courtier ou dans le logiciel ouvert sur ton ordinateur : dans le second cas, il s'arrête avec lui.
- La durée maximale d'un ordre valable jusqu'à annulation, et ce qui l'annule avant ce terme.
- Le sort d'une exécution partielle dans un groupe d'ordres liés.
Les types d'ordres et ton journal de trading
Tradoshi est un journal de trading : il ne passe aucun ordre et ne remplace ni ton courtier ni ta plateforme. Ce qu'un journal apporte ici est simple. En notant pour chaque trade le prix que tu visais et le prix obtenu, tu vois l'écart d'exécution que tes ordres te coûtent vraiment, et sur quels marchés ou à quelles heures il se creuse. C'est une mesure sur tes propres trades, pas une règle générale.
Questions fréquentes
Quels sont les principaux types d'ordres de bourse ?
La SEC cite trois ordres comme les plus courants : l'ordre au marché, l'ordre à cours limité et l'ordre stop. Le stop-limite, le stop suiveur et les ordres liés comme l'OCO en sont des combinaisons.
Quelle différence entre un ordre au marché et un ordre à cours limité ?
L'ordre au marché garantit l'exécution mais pas le prix. L'ordre à cours limité ne s'exécute qu'au prix fixé ou mieux, donc il peut être exécuté en partie ou pas du tout.
Un ordre stop garantit-il le prix de sortie ?
Non. D'après la SEC, le prix stop n'est pas le prix d'exécution garanti : c'est un déclencheur qui transforme l'ordre en ordre au marché, et le prix obtenu peut s'en écarter nettement.
Quelle différence entre un ordre stop et un stop-limite ?
Une fois le seuil touché, l'ordre stop devient un ordre au marché, exécuté au prix disponible. Le stop-limite devient un ordre à cours limité : il borne le prix, mais peut ne pas être exécuté si le marché s'éloigne de la limite.
Que veut dire « valable jusqu'à annulation » (GTC) ?
C'est un ordre qui reste actif jusqu'à ce qu'il soit exécuté ou annulé. La SEC précise que les courtiers limitent en général cette durée et qu'elle varie de l'un à l'autre : l'AMF parle de 365 jours pour un ordre à révocation, et Interactive Brokers annule en général les siens à la fin du trimestre civil suivant.
Qu'est-ce qu'un ordre OCO ?
OCO signifie « one cancels the other ». Ce sont deux ordres liés : si l'un est exécuté, l'autre est annulé automatiquement. On s'en sert le plus souvent pour poser ensemble un objectif et un stop sur la même position.
Qu'est-ce qu'un ordre If Done ?
C'est un ordre conditionnel en deux temps : un ordre primaire, puis un ou plusieurs ordres secondaires qui ne deviennent actifs que si le premier est exécuté. Combiné à un OCO, il donne une entrée suivie d'un objectif et d'un stop liés.
