Trader un order block, et ce que ça suppose
Un order block, ou OB, désigne la dernière bougie de sens opposé avant un mouvement franc. Dans une hausse, c'est la dernière bougie baissière avant que le prix parte. L'idée est qu'elle marque l'endroit où un gros ordre a commencé à être travaillé.
Trader un order block tient tout entier dans trois gestes : repérer cette bougie, tracer la zone qu'elle couvre, et attendre que le prix y revienne. Il ne dit rien de plus, et surtout rien sur ce qui se passe si le prix n'y revient jamais, ce qui arrive plus souvent que les exemples ne le laissent croire.
L'hypothèse sous-jacente est celle de toute la catégorie, et elle est vérifiable : une exécution volumineuse s'étale, donc elle laisse une trace. La leçon sur les gros ordres la détaille.
Ce qui s'ajoute par-dessus l'est moins : que cette bougie précise soit l'endroit où l'exécution a commencé, et que le reste de l'ordre y attende encore. Rien sur ton écran ne le confirme, et c'est important de le savoir avant d'y placer de l'argent.
⚠️ Un order block se voit toujours après le mouvement, jamais avant. C'est le mouvement qui désigne la bougie, pas l'inverse. Tout ce qui suit dans cette leçon doit se lire avec ça en tête.
Tracer la zone : les deux conventions
Première convention, la plus répandue : la zone va du plus haut au plus bas de la bougie, mèches comprises. Elle donne des zones larges, donc touchées souvent, donc des entrées fréquentes et des stops éloignés.
Seconde convention : on ne retient que le corps, de l'ouverture à la clôture. Les zones sont plus étroites, touchées moins souvent, et les stops plus courts. Le rapport gain sur risque est meilleur quand ça passe, et ça passe moins.
Les deux se défendent, et aucune n'est fausse. Ce qui est faux, c'est de changer de convention d'un trade à l'autre selon ce qui arrange, parce qu'à partir de là tu ne peux plus rien comparer à rien.
Choisis-en une, écris-la, et garde-la pendant au moins cinquante trades. Le choix compte moins que la constance : deux conventions appliquées sérieusement valent mieux qu'une seule appliquée quand ça t'arrange.
Un troisième détail sépare les écoles : faut-il que la bougie soit suivie d'une rupture de structure pour compter ? La structure de marché répond à cette question-là, et la réponse change beaucoup le nombre de zones que tu retiendras.
Order block valide ou invalide
La distinction entre valid and invalid order block est l'endroit où l'on discute le plus, et où l'on mesure le moins. Trois critères reviennent partout.
Le premier : la bougie doit être suivie d'une rupture de structure. Le deuxième : la zone ne doit pas avoir déjà été revisitée. Le troisième : elle doit se trouver du bon côté du biais de l'unité de temps supérieure.
Regarde bien ces trois critères et compte combien se vérifient à l'instant où tu voudrais entrer. Le deuxième, oui. Les deux autres, non : ils demandent de savoir ce qui s'est passé après.
Ça n'invalide pas les critères, ça déplace la question. Ils servent à filtrer un historique pour mesurer, pas à décider en direct. Confondre les deux usages est ce qui rend tant de gens convaincus par une méthode qu'ils n'ont jamais pu appliquer.
⚠️ Une règle qui ne se vérifie qu'après coup est une règle d'analyse, pas une règle de trading. Les deux sont utiles, elles ne servent simplement pas au même moment de ta journée.
Bullish ou bearish, et le mean threshold
Un bullish order block est la dernière bougie baissière avant une impulsion haussière : la zone se pose sous le prix et se lit comme une demande. Un bearish order block est son miroir, la dernière bougie haussière avant la chute, une offre posée au-dessus. Le sens ne change rien à la mécanique, seulement au côté du graphique où la zone attend.
À l'intérieur de la zone, le vocabulaire marque un niveau de plus : le mean threshold, la moitié exacte de l'order block. Il joue pour la zone le rôle que le consequent encroachment joue pour le fair value gap : un retour qui tient au-dessus de la moitié ne se lit pas comme un retour qui la traverse.
C'est un raffinement, pas une règle. Si tu veux savoir ce qu'il vaut entre tes mains, il se teste comme le reste : une colonne de plus dans le comptage de la dernière section, retours tenus au-dessus de la moitié contre retours qui l'ont traversée.
Le breaker block, ou l'order block qui a cédé
Un breaker block est le même objet une fois que son niveau a cédé et qu'il agit désormais dans l'autre sens. C'est aux order blocks ce que l'inverse FVG est aux fair value gaps : la version qui a échoué, réutilisée à l'envers.
Trader un breaker block consiste donc à traiter un order block cassé comme une zone opposée, en supposant que ceux qui s'y étaient placés cherchent à sortir au retour du prix. Cette offre latente est la raison invoquée pour que la zone repousse au lieu de soutenir.
Le raisonnement est le même que pour n'importe quel niveau cassé, et il n'a rien de mystique. Il vaut ce que vaut l'hypothèse : que des positions perdantes attendent encore d'être soldées à cet endroit précis.
Le parallèle avec l'inverse FVG est exact, et il porte la même faiblesse : avec le temps, le prix finit par traverser la plupart des zones, donc au sens large presque tout order block devient tôt ou tard un breaker block.
La conséquence pratique est la même aussi. Si tu ne notes pas tes zones en direct, tu ne verras dans ton historique que les breaker blocks qui ont fonctionné, et tu concluras qu'ils fonctionnent tous.
Comment repérer un breaker block, étape par étape
La définition large, tout order block qui a cédé, ne suffit pas à en trouver un sur un graphique : avec le temps, le prix finit par traverser la plupart des zones, donc le nom conviendrait à presque toutes. Celle qu'enseigne le vocabulaire ICT est plus étroite, et elle a un ordre. Quatre choses doivent se produire à la suite, chacune datable sur le graphique. Prends le cas baissier, celui du schéma ci-dessus.
1. Un creux et son order block. Le prix corrige, marque un creux et repart à la hausse. La dernière bougie baissière de cette correction est un order block haussier : marque son plus haut et son plus bas.
2. Le balayage. La hausse dépasse le sommet précédent. Les stops qui attendaient au-dessus de ce sommet sont exécutés, d'où l'expression de prise de liquidité, et la leçon sur le liquidity sweep traite cette étape à part. Sans elle, la figure porte un autre nom, vu plus bas.
3. L'échec. Le prix se retourne et clôture sous le plus bas de l'order block. Une mèche qui traverse la zone n'est pas un échec, une clôture en est un. Écris lequel des deux tu exiges avant de commencer, parce que ce seul choix change le nombre de breaker blocks que tu trouveras.
4. Le retour. Le prix remonte dans la zone cassée, par en dessous. Cette zone est le breaker block baissier, lue désormais comme une résistance, et ce retour est le seul moment où elle se trade. Une clôture repassée au-dessus de son plus haut l'invalide.
Un breaker block haussier est l'image inverse : un sommet et sa dernière bougie haussière, une baisse qui passe sous le creux précédent, un retournement qui clôture au-dessus du plus haut de cette bougie, puis un retour du prix dans la zone, lue comme un support. Un breaker block pointe toujours dans le sens opposé à l'order block dont il vient.
Au moment du retour, les trois premières étapes sont déjà imprimées sur le graphique : un breaker block se repère donc en entier avant la décision, ce qui est plus rare dans ce vocabulaire qu'il ne devrait. Ce qui reste inconnu, c'est si le retour tiendra, et s'il viendra : certains breaker blocks ne sont jamais revisités, et ceux-là ne laissent ni trade ni exemple.
Un breaker block haussier, exemple chiffré
Les prix ci-dessous sont inventés et volontairement ronds : ce qui compte est l'arithmétique, la même sur n'importe quel instrument. Prends l'EUR/USD en 15 minutes, avec un creux précédent à 1,0800.
Le prix rebondit jusqu'à un sommet. La dernière bougie haussière avant le retournement va de 1,0830 à 1,0850, mèches comprises : c'est un order block baissier. La baisse qui suit descend à 1,0788, soit 12 pips sous le creux précédent, puis le prix se retourne et une bougie clôture à 1,0862, au-dessus de l'order block. La zone a échoué comme résistance : 1,0830 à 1,0850 est désormais un breaker block haussier.
Le plan s'écrit avant que le prix revienne. Entrée à 1,0850, le premier bord que le retour atteint. Stop à 1,0825, 5 pips sous la zone, parce que seule une clôture repassée dessous dit que l'idée est fausse : 25 pips de risque. Objectif à 1,0925, le prochain sommet où des stops ont des chances d'attendre : 75 pips, trois fois le risque.
La taille découle du stop, jamais l'inverse. Sur un compte de 10 000 dollars avec 1 % de risque, la perte admise est de 100 dollars. Un lot standard d'EUR/USD vaut 10 dollars par pip, donc 25 pips coûtent 250 dollars par lot, et la position est de 0,40 lot. Le calculateur de taille de position fait la même division pour n'importe quelle paire.
Entrer plutôt au mean threshold, à 1,0840, ramène le risque à 15 pips et porte le gain à près de six fois le risque, au prix de tous les retours qui tournent au bord de la zone et repartent sans toi. Aucune des deux entrées n'est la bonne en soi : c'est une convention de plus à écrire et à garder.
Rien de tout ça ne dit que le trade gagne. À trois fois le risque, une configuration doit réussir plus d'une fois sur quatre pour payer, avant frais, et savoir si tes breaker blocks y arrivent est ce que mesure l'exercice de la fin de cette leçon.
Cinq erreurs à éviter avec un breaker block
Appeler breaker toute zone cassée. Sans le balayage et sans la clôture à travers la zone, l'étiquette convient à n'importe quel order block que le prix a un jour traversé. Un nom qui s'applique à tout ne sélectionne rien, et un graphique couvert de breaker blocks est un graphique que personne ne peut trader.
Marquer la mauvaise bougie. Le breaker block est l'order block qui a échoué, pas la grande bougie qui l'a cassé. Une zone tracée sur la bougie de cassure est plus large, plus éloignée du retour, et ce n'est pas le niveau que la méthode décrit.
Courir après la clôture. La bougie qui clôture à travers la zone crée le breaker block, elle n'est pas l'entrée. Acheter ou vendre cette clôture, c'est prendre le stop le plus large que la figure propose, au moment où le mouvement est le plus étiré. Le trade, s'il y en a un, c'est le retour.
Utiliser la zone deux fois. La raison invoquée pour la réaction est que les traders pris du mauvais côté sortent au retour du prix. Une fois la zone retestée, cette raison est consommée : un second retour est un autre trade, et il va sur une ligne à part de ton relevé.
Ignorer ce qui barre la route. Un breaker block haussier logé juste sous une zone d'offre d'une unité de temps supérieure a peu de place pour payer. Mesure la distance jusqu'au prochain niveau opposé avant d'entrer : si elle ne couvre pas au moins le risque, il n'y a pas de trade, aussi propre que soit la zone.
Breaker block, mitigation block, order block : la différence
Les trois noms décrivent le même genre de zone à des moments différents, et tous les trois sont des versions plus étroites d'une zone de supply et demand. Un order block n'a pas été cassé : on attend qu'il tienne dans le sens du mouvement qu'il a lancé. Un breaker block et un mitigation block ont tous les deux été traversés en clôture, et tous les deux se lisent dans l'autre sens.
Ce qui sépare les deux derniers, c'est le balayage. Avant qu'un breaker block cède, le mouvement qu'il a lancé dépasse le sommet ou le creux précédent. Avant qu'un mitigation block cède, non : le prix s'arrête avant cet extrême, marque un sommet plus bas dans une hausse ou un creux plus haut dans une baisse, et casse la zone seulement ensuite. Cette différence se voit sur le graphique, ce que peu de distinctions de ce vocabulaire peuvent revendiquer.
Le nom lui-même vient d'un récit : la zone serait l'endroit où des positions ouvertes du mauvais côté sont soldées pour limiter la perte, l'atténuation que désigne le mot anglais, plutôt que l'endroit où de nouvelles sont ouvertes. Sur le graphique, un order block et un mitigation block sont souvent la même bougie. Ce qui les sépare alors est l'histoire qu'on raconte à leur sujet, et cette histoire n'est pas vérifiable depuis l'extérieur.
Comparer order block, mitigation block et fair value gap revient à une seule question : la zone marque-t-elle l'endroit où le mouvement a commencé, ou celui par lequel il est passé ? Les deux premiers marquent une origine, le troisième un passage.
Ils se trouvent souvent à quelques points les uns des autres, ce qui explique la confusion. Retenir la question plutôt que les trois définitions suffit à ne plus se tromper.
En pratique, traite la distinction entre breaker block et mitigation block comme une colonne plutôt que comme une croyance : note pour chaque zone retournée si l'extrême précédent a été dépassé, et compare le comportement des deux groupes. Si tes chiffres ne montrent aucune différence, la distinction change le nom que tu donnes à ce que tu fais et rien d'autre, et il vaut mieux le savoir avant de payer une formation pour l'apprendre.
Rejection, vacuum, propulsion : les noms qui restent
Le vocabulaire ne s'arrête pas là, et les noms qui restent décrivent des cas particuliers plus que des outils neufs. Le rejection block se construit sur les mèches plutôt que sur les corps : la zone entre l'extrême de la mèche et le corps de la bougie qui a rejeté le niveau, là où des ordres ont été servis sans que le prix tienne.
Le vacuum block désigne le vide laissé par un gap jamais retraversé, le propulsion block un order block né à l'intérieur d'un autre, touché une seule fois avant que le prix reparte. Un reclaimed order block, enfin, est une zone abandonnée que le prix revient utiliser dans l'autre sens, le cousin discret du breaker.
⚠️ L'inflation des noms est le vrai piège de cette famille. Chaque variante a sa vidéo, rarement ses chiffres. Traite-les comme un lexique à reconnaître, pas comme cinq outils à trader : la mécanique testable reste celle du début de cette leçon, une zone, un critère écrit, des colonnes.
Le rejection block, la zone tracée sur la mèche
Un rejection block est un order block dont on ne garde que la mèche. Là où la convention habituelle retient le corps ou la bougie entière, celle-ci retient la portion comprise entre l'extrême de la mèche et la borne du corps la plus proche de cet extrême. C'est la même bougie, découpée autrement.
Le raisonnement qui le justifie se tient : une longue mèche signale des ordres servis à des prix où le marché n'est pas resté. Si tu crois qu'une exécution volumineuse laisse une trace, cette trace est plus nette dans la mèche que dans le corps, parce que le corps contient aussi tout ce qui s'est traité tranquillement.
Le critère observable au moment du tracé est une proportion. Mesure la mèche, mesure l'amplitude totale de la bougie, et ne retiens la zone que si la mèche occupe au moins les deux tiers de cette amplitude. Une bougie à mèches équilibrées ne rejette rien, elle hésite. Écris le seuil que tu retiens avant de commencer, sinon tu le déplaceras d'un trade à l'autre selon ce qui t'arrange.
Le piège est arithmétique, et il est rarement dit. Une zone de mèche est par construction plus haute qu'une zone de corps, donc ton stop est plus loin, donc le même taux de retour te paie moins. Un rejection block touché aussi souvent qu'un order block de corps, mais avec un stop deux fois plus large, est un moins bon outil et non un meilleur.
Dernière remarque, qui économise du temps : si tu traces déjà tes order blocks mèches comprises, le rejection block n'est pas un objet neuf, c'est exactement la zone que tu traces. Il n'existe séparément que pour ceux qui travaillent sur les corps. Vérifie de quelle école tu es avant d'ajouter un nom de plus à ta liste.
Le vacuum block, un vide sans ordres
Un vacuum block est le trou laissé par un saut de prix que rien n'a rempli : le marché passe d'un niveau à un autre sans qu'aucune transaction ne s'inscrive entre les deux, et la zone reste vide. Le nom vient de là, un vide, pas une zone d'exécution.
La confusion avec le déséquilibre de trois bougies est constante, et la différence est nette. Un déséquilibre se lit sur trois bougies dont les mèches ne se recouvrent pas, à l'intérieur d'une cotation continue : le marché a traité, très vite, mais il a traité. Un vacuum block correspond à une interruption réelle de la cotation, donc à des prix auxquels personne n'a rien pu faire.
Tu le rencontres là où la cotation s'arrête : l'ouverture du dimanche soir sur le forex, la reprise après le règlement quotidien sur les contrats à terme, une action après une publication de résultats. Sur un marché ouvert en continu, il est rare. Un indicateur qui t'en dessine plusieurs par jour t'affiche autre chose, le plus souvent de simples déséquilibres.
La conséquence est celle que personne n'énonce. L'histoire qui justifie un order block est qu'un gros ordre y a laissé du travail inachevé. Dans un vacuum block, rien ne s'est traité, donc il n'y a aucun reliquat d'ordres à cet endroit. La zone peut très bien attirer le prix, mais pas pour la raison qu'on lui prête, et une bonne raison de se tromper reste une raison de se tromper.
Traite-le donc comme une cible plutôt que comme une zone d'entrée. Un vide se comble ou ne se comble pas, et cette question-là se compte : sur ton instrument, relève trente vides et note combien ont été comblés, puis sous combien de séances. Le chiffre qui en sort t'appartient, et il ne ressemble pas à celui d'un autre marché.
Zone d'attente, jamais signal
L'order block, le breaker block et le fair value gap décrivent tous la même chose vue sous trois angles : un endroit où un gros ordre a laissé une trace. Ce sont des zones d'attente, jamais des signaux d'entrée.
Si tu les traites comme des signaux, tu prendras chaque retour de prix. Or il y a beaucoup plus de retours que de mouvements qui suivent, et la différence entre les deux se paie en commissions et en spreads.
Ce qu'une zone t'apporte, c'est un endroit où regarder et un niveau d'invalidation clair. Ce qu'elle ne t'apporte pas, c'est une raison d'entrer maintenant plutôt que dans deux heures.
La raison d'entrer vient d'ailleurs : d'une rupture de structure sur une unité de temps plus basse, d'un rejet visible, d'une séquence de séance. La zone dit où, autre chose doit dire quand.
⚠️ C'est la confusion la plus coûteuse de tout ce vocabulaire, et elle ne vient pas des concepts. Elle vient de ce que les exemples ne montrent jamais les zones où rien ne s'est passé.
S'entraîner : trente order blocks, trois colonnes
Choisis un instrument, une unité de temps et une convention de tracé, et écris-les avant de commencer. Ça prend une minute et ça décide de la validité de tout le reste.
Remonte trois mois et marque trente order blocks, en avançant bougie par bougie et sans regarder ce qui vient après. Note pour chacun la date, le sens et les deux bornes de la zone.
Puis, pour chacun, remplis trois colonnes : le prix est-il revenu dans la zone, a-t-il réagi en repartant dans le sens attendu, et de combien avant de revenir sur ton entrée.
La troisième colonne est celle que presque personne ne remplit, et c'est la seule qui décide si la méthode te paie. Un taux de retour élevé ne sert à rien si la réaction ne couvre pas ton risque.
Garde le relevé et compare-le à celui que tu feras sur une autre zone. C'est ce que fait un journal de trading qui range par configuration, et c'est la seule façon de savoir laquelle de tes lectures mérite ton capital.
Questions fréquentes
C'est quoi un breaker block en trading ?
Un breaker block est un order block que le prix a traversé en clôture au lieu de le respecter, et qui s'utilise ensuite dans l'autre sens : l'ancien support devient résistance, l'ancienne résistance devient support. Dans la définition stricte du vocabulaire ICT, le mouvement parti de l'order block doit d'abord dépasser un sommet ou un creux précédent avant que la zone cède. C'est un endroit où guetter une réaction au retour du prix, pas un signal d'entrée.
Quelle est la différence entre un order block et un breaker block ?
Un order block est une zone qui n'a pas été cassée : tu attends une réaction dans le sens du mouvement qu'elle a lancé. Un breaker block est cette même zone après son échec, donc il se trade dans l'autre sens. Un order block haussier qui cède devient un breaker block baissier, et inversement.
Un breaker block est-il la même chose qu'un inverse FVG ?
Ils appliquent la même logique à deux objets différents. Un breaker block part d'une bougie, l'order block, alors qu'un inverse fair value gap part d'un vide laissé entre trois bougies ; dans les deux cas, un niveau qui a échoué est réutilisé dans l'autre sens. Ils peuvent se former dans le même mouvement, à quelques points l'un de l'autre, et quand ils se recouvrent tu as deux raisons de regarder la même zone, pas une preuve de plus qu'elle tiendra.
Sur quelle unité de temps trader un breaker block ?
À notre connaissance, rien ne prouve qu'une unité de temps marche mieux qu'une autre. Ce qui change, c'est le compromis : en journalier ou en 4 heures, un breaker block est plus rare, plus large et peut mettre des jours à être retesté ; en 5 minutes, il s'en forme plusieurs par séance, avec un stop plus court et plus de bruit. Beaucoup repèrent la zone en 1 heure ou en 4 heures et affinent l'entrée sur une unité plus basse : garde la combinaison que ton propre relevé confirme.
Où placer son stop loss sur un breaker block ?
De l'autre côté de la zone : sous le plus bas d'un breaker block haussier, au-dessus du plus haut d'un breaker block baissier, avec quelques pips ou ticks de marge pour le spread. Ce qui invalide l'idée, c'est une clôture qui retraverse la zone, donc un stop placé à l'intérieur saute sur la réaction que tu attendais. Si cette distance rend la position trop grosse pour ton risque, réduis la taille, pas le stop : le calculateur de taille de position fait le calcul.
Est-ce que les breaker blocks fonctionnent vraiment ?
Ce qui circule, ce sont surtout des exemples choisis après coup, pas des résultats mesurés : la réponse honnête dépend de tes règles et de ton marché. Pour le savoir, écris ta définition, marque trente breaker blocks sur l'historique sans regarder la suite, puis note combien ont été retestés, combien ont réagi et de combien. Dans Tradoshi, le backtesting est inclus dès le plan Pro et le replay de marché couvre le forex, l'or, l'argent, six indices, le pétrole, le BTC, l'ETH et le LTC : de quoi faire ce comptage avant de risquer de l'argent.
Ce qu'il faut retenir
- Un order block est la dernière bougie opposée avant un mouvement franc. C'est le mouvement qui la désigne, donc elle ne se voit jamais avant.
- Deux conventions de tracé coexistent, mèches ou corps. Aucune n'est fausse, changer de l'une à l'autre selon ce qui arrange l'est.
- Sur les trois critères de validité, deux ne se vérifient qu'après le mouvement. Ce sont des règles d'analyse, pas des règles de trading.
- Un breaker block est un order block qui a cédé, réutilisé à l'envers : un balayage du sommet ou du creux précédent, une clôture à travers la zone, puis un retour. Même logique que l'inverse FVG, et même faiblesse.
- Un mitigation block est le même retournement sans le balayage. C'est à ton relevé de dire si cette différence compte, pas au nom.
- Ce sont des zones d'attente, jamais des signaux. La zone dit où, il faut autre chose pour dire quand.
Pour aller plus loin
Ces articles du blog creusent les notions de cette leçon, un sujet par article.