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Crypto : l'AMF porte à 64 les ajouts à sa liste noire en 2026

L'Autorité des marchés financiers a publié le 19 octobre 2026 la liste des sites repérés au troisième trimestre qui proposent illégalement des crypto-actifs en France. Le régulateur compte désormais 64 noms ajoutés à sa liste noire depuis janvier, trois mois après la fin du régime transitoire des PSAN.

La rédaction Tradoshi, sous la direction de Benjamin Roure L'HermittePublié le ·Mis à jour le

Le 19 octobre 2026, à 10 h 35, heure de Paris, selon son flux d'actualités, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a mis en ligne un communiqué intitulé « Crypto-actifs : l'Autorité des marchés financiers met en garde le public contre les activités de plusieurs acteurs non autorisés ». Le régulateur y publie la liste des nouveaux sites repérés au troisième trimestre 2026 qui proposent illégalement en France des crypto-actifs ou des services sur crypto-actifs. Selon l'AMF, 64 noms ont été ajoutés depuis le début de l'année 2026 à sa liste des sites non autorisés dans ce domaine.

27 entrées dans la liste du troisième trimestre

Selon le communiqué de l'AMF, la liste comporte 27 entrées. Certaines renvoient à un même domaine décliné en plusieurs pages : trois sous-pages d'investpathline.com (/fr/1/, /fr/2/ et /fr/3/) y figurent, de même qu'une page du site francejournal.info. D'autres noms apparaissent sous plusieurs variantes d'écriture, avec ou sans tiret, avec un suffixe « -fr » ou sous des extensions différentes. C'est le cas d'aureoncorevix.net, aureon-corevix.net et aureoncorevix-fr.com, ou encore d'essorinvexaro.fr et essor-invexaro.fr.

La liste publiée par l'AMF mentionne également, entre autres, alphaairobot.com, ambrielle-novairex-fr.com, bitgrokapp.com, bitkelttrade.com, corpagenesis-fr.net, couponeau.co, cronetrium-system-fr.com, cryptobullbear.com, dynamictrevion.fr, elan-monrevo.com, infoprolive.com, margissance.fr, neuve-markvere.com, valcreditance.com, vaste-rendlieu.com et zanexarolu.com.

Le communiqué ne précise pas si le total de 64 noms compte séparément les sous-pages d'un même domaine. Il ne détaille pas non plus les procédés employés par ces sites pour attirer les épargnants, ni les démarches de plainte ou de recours ouvertes aux personnes qui auraient déjà versé des fonds.

Un rythme de mises à jour soutenu depuis janvier

Ce bilan s'inscrit dans une série de communiqués publiés à peu près chaque trimestre. Le 22 avril 2026, l'AMF faisait état de 23 noms ajoutés à sa liste noire crypto depuis le début de l'année. En juillet 2026, le régulateur avait signalé 16 nouveaux sites, selon FX News Group et LeapRate, ce qui portait alors le total cumulé à 38 noms, d'après FX News Group et Cryptatax.

L'AMF rappelle dans son communiqué que sa liste est mise à jour régulièrement mais qu'elle n'est pas exhaustive, de nouveaux acteurs non autorisés apparaissant sans cesse. Les bilans trimestriels récapitulent ainsi des inscriptions qui interviennent au fil de l'eau.

La fin du régime transitoire des PSAN en toile de fond

Cette publication intervient un peu plus de trois mois après la fin, le 1er juillet 2026, de la période transitoire qui permettait aux prestataires de services sur actifs numériques (PSAN) de continuer à opérer en France sans agrément au titre du règlement européen MiCA, comme l'AMF l'avait rappelé à ces acteurs. Depuis cette date, le simple enregistrement PSAN ne suffit plus pour proposer ces services sur le territoire français.

Pour vérifier qu'une entité est autorisée en France, l'AMF renvoie à sa liste blanche des prestataires de services sur crypto-actifs (PSCA, ou CASP selon l'acronyme anglais). Selon le communiqué, la liste noire complète des sites crypto non autorisés est consultable sur le site de l'AMF, dans la rubrique Mises en garde puis Listes noires, ainsi que sur celui d'Assurance Banque Épargne Info Service (ABEIS), à la rubrique Prévention arnaques puis Listes noires des autorités.

Pour toute question, l'AMF indique son service AMF Epargne Info Service, joignable au +33 (0)1 53 45 62 00 du lundi au vendredi de 9 h à 12 h 30, ainsi que son site AMF Protect Epargne.

Ce que cela change pour les traders

Pour les particuliers qui pratiquent le trading de crypto-actifs depuis la France, ce communiqué rappelle surtout la hiérarchie des vérifications. L'absence d'un site sur la liste noire ne constituerait pas une preuve d'autorisation, puisque l'AMF elle-même la présente comme non exhaustive. Le contrôle le plus fiable resterait la consultation de la liste blanche des PSCA agréés avant tout dépôt de fonds.

La présence de nombreuses variantes d'un même nom dans la liste du trimestre plaide pour une comparaison au caractère près du nom de domaine utilisé. Un tiret, un suffixe « -fr » ou une extension en .fr, .net ou .com suffisent à distinguer deux adresses, et un site légitime pourrait être imité par une adresse très proche.

Les clients de plateformes qui s'appuyaient sur un ancien enregistrement PSAN auraient par ailleurs intérêt à vérifier que leur prestataire a bien obtenu l'agrément MiCA, cet enregistrement ne suffisant plus depuis le 1er juillet 2026. Enfin, le communiqué vise l'offre illégale en France : il ne renseigne pas sur la situation de ces sites au regard des autorités d'autres pays, auprès desquelles les traders résidant hors de France devraient se renseigner.

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Cet article est publié à titre d'information. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d'achat ou de vente d'un instrument financier. Méthode de vérification et politique de correction : La rédaction.

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