Le rapport COT (Commitments of Traders) est le relevé que la CFTC, le régulateur américain des marchés à terme, publie chaque semaine : il répartit l'intérêt ouvert de chaque marché de futures entre de grandes catégories de traders. Il dit qui tenait quoi le mardi, pas ce que le prix fera ensuite. Ce guide reprend les définitions de la CFTC, les quatre formats du rapport, la lecture d'une ligne réelle et les limites que le régulateur écrit lui-même.
- Une photographie du mardi : les positions sont arrêtées le mardi et publiées en général le vendredi à 15 h 30, heure de l'Est.
- Quatre formats : Legacy, Supplemental, Disaggregated et Traders in Financial Futures, chacun avec ses catégories.
- On classe des traders, pas des trades : la catégorie vient de ce que le trader déclare, pas de la raison de chaque position.
- Pas un signal : la CFTC n'analyse pas ces données, et les études lues ici leur trouvent peu de pouvoir de prévision.
Le COT a une réputation flatteuse : il montrerait ce que fait « l'argent intelligent ». Le document lui-même est plus modeste. C'est un tableau de positions agrégées, vieux de trois jours quand il paraît, dont les catégories reposent sur une déclaration.
Ce guide ne te dit ni quoi acheter ni quand. Il s'en tient à ce que la CFTC publie et explique, et à ce que deux études publiées ont mesuré, pour que tu saches lire le rapport sans lui faire dire plus qu'il ne dit.
Rapport COT : la définition de la CFTC
La CFTC (Commodity Futures Trading Commission) surveille aux États-Unis les marchés de contrats futures et d'options sur futures. Dans le glossaire de la CFTC, le Commitments of Traders Report est défini comme un rapport hebdomadaire qui donne la répartition de l'intérêt ouvert de chaque mardi, pour les marchés où 20 traders ou plus tiennent des positions égales ou supérieures aux seuils de déclaration fixés par la CFTC.
Deux mots de cette définition demandent une explication. L'intérêt ouvert (open interest), d'après les notes explicatives du rapport COT, est le total des contrats futures ou d'options conclus et pas encore compensés par une transaction, une livraison ou un exercice ; le total des positions longues y est toujours égal au total des positions courtes. Le seuil de déclaration (reporting level), lui, est la taille de position à partir de laquelle un trader doit être déclaré chaque jour au régulateur.
La CFTC dit aussi à quoi sert le rapport et ce qu'elle n'en fait pas. Sur la page des rapports Commitments of Traders, elle explique le publier pour aider le public à comprendre la dynamique des marchés. Plus bas, à la question de savoir comment utiliser ces données, la réponse de ses services est nette : la CFTC n'analyse pas les données et ne fait aucune recommandation à partir d'elles.
D'où viennent les chiffres
Les traders n'envoient pas leurs positions eux-mêmes. Selon les notes explicatives, ce sont les membres compensateurs, les courtiers en futures (futures commission merchants) et les courtiers étrangers, appelés ensemble « reporting firms », qui déposent chaque jour un relevé auprès de la Commission. Ce relevé contient les positions des traders qui dépassent le seuil de déclaration. Dès qu'un trader atteint ce seuil sur une seule échéance, toute sa position sur la matière première est déclarée, quelle que soit sa taille sur les autres échéances.
Les mêmes notes donnent un ordre de grandeur : l'ensemble des positions déclarées représente habituellement 70 à 90 % de l'intérêt ouvert total d'un marché. Le reste apparaît dans la colonne « Nonreportable Positions », obtenue par simple soustraction. Pour ces positions, précise la CFTC, ni le nombre de traders ni leur classification ne sont connus. On les appelle souvent les « petits traders », mais le rapport ne dit pas qui ils sont.
Un marché n'entre dans le rapport que s'il compte assez de gros intervenants. Quand le nombre de traders déclarables passe sous 20, indique la page des rapports, le marché disparaît du COT, et il y revient quand le seuil de 20 est de nouveau atteint.
Quand le rapport COT est publié
La règle générale tient en une phrase de la CFTC : le rapport est publié le vendredi à 15 h 30, heure de l'Est des États-Unis, avec les données du mardi qui précède. Les positions sont calculées à la clôture du mardi, et il faut trois jours pour traiter les données. Le calendrier de publication de la CFTC précise qu'un jour férié fédéral peut retarder la sortie d'un ou deux jours.
Ce rythme est récent à l'échelle du rapport. La page « About the COT Reports » de la CFTC fait remonter ses origines à 1924, avec un premier rapport annuel du ministère américain de l'Agriculture sur la couverture et la spéculation. Les données deviennent mensuelles à partir du 30 juin 1962, pour 13 matières premières agricoles. La publication passe à deux fois par mois en 1990, à toutes les deux semaines en 1992, puis à chaque semaine en 2000. Le rapport est en accès libre sur le site de la CFTC depuis 1995.
Conséquence pratique : quand tu lis le rapport le vendredi soir, tu regardes des positions du mardi. Tout ce qui s'est négocié le mercredi, le jeudi et le vendredi n'y est pas. La CFTC indique par ailleurs qu'elle ne peut, faute de moyens, publier ce rapport qu'une fois par semaine, et qu'un rapport publié n'est pas mis à jour après coup.
Les quatre formats du rapport et leurs catégories
La CFTC publie quatre rapports principaux à partir des mêmes données de positions. Ils ne diffèrent pas par les chiffres de départ mais par la façon de ranger les traders. Les noms des catégories sont laissés en anglais, tels qu'ils figurent dans le rapport.
| Format | Marchés couverts | Catégories de traders | Versions publiées |
|---|---|---|---|
| Legacy | Tous les marchés du rapport, classés par bourse | Non-commercial, Commercial | Futures seuls, et futures et options combinés |
| Supplemental | 13 contrats agricoles sélectionnés | Non-commercial, Commercial, Index Traders | Futures et options combinés uniquement |
| Disaggregated | Agriculture, pétrole et produits, gaz naturel et produits, électricité, métaux et autres contrats physiques | Producer/Merchant/Processor/User, Swap Dealers, Managed Money, Other Reportables | Futures seuls, et futures et options combinés |
| Traders in Financial Futures (TFF) | Contrats financiers : devises, titres du Trésor américain, eurodollars, actions, VIX, indice Bloomberg de matières premières | Dealer/Intermediary, Asset Manager/Institutional, Leveraged Funds, Other Reportables | Futures seuls, et futures et options combinés |
La version « futures et options combinés » convertit les options en équivalent futures à l'aide du delta fourni par les bourses. Les notes explicatives donnent l'exemple d'un trader qui détient 500 puts longs avec un delta de 0,50 : il est compté comme vendeur de 250 contrats en équivalent futures.
Commercial, non-commercial : ce que recouvrent les catégories
Dans le format Legacy, un trader déclaré est classé « commercial » ou « non-commercial ». D'après les notes explicatives, toutes ses positions sur une matière première sont dites commerciales s'il utilise les futures de cette matière première pour se couvrir, au sens de la réglementation de la CFTC. Il obtient en général ce statut en déclarant, sur le formulaire CFTC Form 40, qu'il exerce une activité couverte par l'usage des marchés de futures ou d'options. Un même trader peut être commercial sur une matière première et non-commercial sur une autre, mais pas les deux sur la même.
Le format Disaggregated, publié depuis le 4 septembre 2009, coupe chacune de ces deux familles en deux. Les notes explicatives du rapport Disaggregated définissent le « producer/merchant/processor/user » comme une entité dont l'activité principale est la production, la transformation, le conditionnement ou la manutention d'une matière première physique, et qui utilise les futures pour gérer ou couvrir les risques de cette activité. Le « swap dealer » traite surtout des swaps sur la matière première et couvre ce risque avec des futures. Le « money manager » est un conseiller en trading de matières premières (CTA) enregistré, un opérateur de fonds (CPO) enregistré ou un fonds non enregistré identifié par la CFTC, qui gère du trading de futures pour le compte de clients. Tout autre trader déclaré va dans « other reportables ».
Pour les contrats financiers, le rapport Traders in Financial Futures, annoncé le 22 juillet 2010, range les traders autrement. Les notes explicatives du rapport TFF distinguent les « dealers/intermediaries », côté vendeur du marché, typiquement de grandes banques et des courtiers en titres, swaps et autres dérivés ; les « asset managers/institutional », investisseurs institutionnels comme les fonds de pension, les compagnies d'assurance et les fonds communs ; les « leveraged funds », typiquement des hedge funds et divers gérants ; et les « other reportables », qui utilisent surtout les marchés pour couvrir un risque d'entreprise. Ces notes préviennent que le TFF n'est pas une décomposition du format Legacy : un trader de l'une de ces quatre catégories peut venir aussi bien des commerciaux que des non-commerciaux.
Le format Supplemental ajoute, sur des marchés agricoles choisis, une catégorie « Index Traders » tirée des deux autres. Les notes explicatives la décrivent comme des intervenants qui répliquent en général un indice de matières premières en achetant des futures, puis en reportant ces positions d'une échéance à la suivante selon une méthode fixe.
Lire une ligne du rapport : le blé du 29 septembre 2026
Prenons une ligne réelle, recopiée telle quelle. Dans le rapport Legacy « futures seuls » du Chicago Board of Trade daté du 29 septembre 2026, le blé tendre rouge d'hiver (WHEAT-SRW, code 001602) affiche un intérêt ouvert de 483 142 contrats, de 5 000 boisseaux chacun.
| Colonne du rapport | Positions (contrats) | Part de l'intérêt ouvert | Nombre de traders |
|---|---|---|---|
| Non-commercial, long | 115 160 | 23,8 % | 143 |
| Non-commercial, short | 131 622 | 27,2 % | 114 |
| Non-commercial, spreads | 156 942 | 32,5 % | 137 |
| Commercial, long | 176 178 | 36,5 % | 96 |
| Commercial, short | 162 727 | 33,7 % | 122 |
| Nonreportable, long | 34 862 | 7,2 % | non connu |
| Nonreportable, short | 31 851 | 6,6 % | non connu |
| Intérêt ouvert total | 483 142 | base du calcul | 424 traders déclarés |
Vérifier que la ligne boucle. Côté long : 115 160 + 156 942 + 176 178 + 34 862 = 483 142. Côté short : 131 622 + 156 942 + 162 727 + 31 851 = 483 142. Les deux totaux sont égaux à l'intérêt ouvert, comme le veut sa définition : chaque contrat a un acheteur et un vendeur. La colonne « spreads » se compte des deux côtés.
Les spreads. Selon les notes explicatives, cette colonne mesure à quel point un trader non-commercial tient des positions longues et courtes égales. L'exemple de la CFTC : un trader avec 2 000 contrats longs et 1 500 courts apparaît pour 500 dans « long » et pour 1 500 dans « spreading ». Ici, 156 942 contrats, soit 32,5 % de l'intérêt ouvert, sont donc des positions qui se compensent chez un même trader.
Les positions nettes. Le rapport ne les imprime pas, elles se calculent. Non-commerciaux : 115 160 − 131 622 = −16 462 contrats, donc une position nette vendeuse. Commerciaux : 176 178 − 162 727 = +13 451. Non déclarables : 34 862 − 31 851 = +3 011. La somme des trois fait zéro, par construction : un groupe n'est net vendeur que parce que les autres sont nets acheteurs du même montant.
La variation sur une semaine. La ligne « changes » compare avec le rapport du 22 septembre 2026. Les non-commerciaux ont 4 967 contrats longs de moins et 4 135 courts de plus : leur position nette passe de −7 360 à −16 462 contrats, alors que l'intérêt ouvert total ne bouge presque pas (−137). Le rapport dit que ce déplacement a eu lieu entre deux mardis. Il ne dit ni quel jour, ni à quel prix, ni pourquoi.
Le nombre de traders. Le rapport compte 424 traders déclarés au total, mais l'addition des cinq colonnes donne 143 + 114 + 137 + 96 + 122 = 612. Ce n'est pas une erreur : les notes explicatives précisent qu'un trader est compté dans chaque catégorie où il détient une position, de sorte que la somme dépasse souvent le total. Les formats longs ajoutent la part de l'intérêt ouvert tenue par les quatre et les huit plus gros traders.
Les limites du rapport, écrites par la CFTC
Les réserves les plus utiles ne viennent pas des commentateurs, elles sont dans les documents du régulateur.
- La classification est déclarative. La catégorie d'un trader repose sur l'activité principale qu'il déclare lui-même sur le Form 40, sous réserve d'un contrôle de vraisemblance par les services de la CFTC.
- On classe le trader, pas la position. La CFTC écrit que ses services ne connaissent pas les raisons précises des positions. Un producteur classé « producer/merchant/processor/user » voit toutes ses positions sur la matière première rangées là, qu'elles servent à couvrir ou à spéculer.
- Une catégorie mélange des activités. Des traders classés « swap dealers » ont aussi une activité commerciale sur le physique, et l'inverse existe. Un hedge fund rangé dans « leveraged funds » peut utiliser des futures de devises pour couvrir une autre position.
- Un même acteur peut changer de case. Un trader peut avoir des classifications différentes selon les matières premières, une organisation peut faire classer séparément plusieurs de ses entités, et une classification peut changer avec le temps.
- L'historique est reconstruit. La CFTC ne conserve pas l'historique des classifications : les données anciennes ont été classées avec les catégories récentes, ce qui, dit-elle, réduit leur exactitude à mesure qu'on remonte dans le temps.
- Les noms restent confidentiels. La CFTC ne publie pas la façon dont chaque trader est classé, pour des raisons légales.
- Trois jours de décalage. Les positions sont celles du mardi, la publication a lieu le vendredi, et rien n'est publié entre les deux.
Le COT permet-il de prévoir les prix ? Ce que disent deux études
C'est l'usage qu'on prête le plus souvent au rapport, et c'est celui que la recherche soutient le moins. L'étude de Sanders, Irwin et Merrin, parue en 2009 dans le Journal of Agricultural and Resource Economics, porte sur dix marchés de futures agricoles. D'après son résumé, les tests de causalité de Granger montrent très peu d'éléments indiquant que les positions des traders servent à prévoir les rendements. En revanche, les traders réagissent nettement aux variations de prix, et les non-commerciaux ont tendance à suivre la tendance. Les auteurs concluent que leurs résultats ne soutiennent généralement pas l'usage des données COT pour prévoir les mouvements de prix sur ces marchés.
Un travail antérieur est plus nuancé sans être plus encourageant. L'article de Changyun Wang paru en 2003 dans le Journal of Futures Markets examine les spéculateurs et les opérateurs en couverture sur quinze marchés de futures américains. Son résumé indique que les transactions des spéculateurs sont corrélées positivement aux rendements anormaux qui suivent, et celles des opérateurs en couverture négativement. Mais il ajoute aussitôt que les spéculateurs ne semblent pas avoir un pouvoir de prévision supérieur : l'auteur attribue plutôt cette relation à la pression de couverture.
Ces deux études ne ferment pas le sujet. Elles portent sur des marchés et des périodes précis, et d'autres travaux existent. Elles suffisent pourtant à écarter une idée : aucune des deux ne valide une règle mécanique où la position d'une catégorie désignerait le sens du prochain mouvement. Le fait que les non-commerciaux suivent la tendance dit plutôt l'inverse : leurs positions reflètent en partie ce que le prix a déjà fait.
Quand le rapport ne paraît pas
Le COT dépend du fonctionnement de l'administration américaine et de la chaîne de déclaration. Les deux se sont déjà interrompus.
- Fermeture de l'administration, 2018-2019. D'après le communiqué de la CFTC du 30 janvier 2019, la publication a été suspendue pendant l'absence de budget fédéral. Le dernier rapport datait du 21 décembre 2018, la reprise était prévue le 1er février 2019, puis à raison de deux rapports par semaine, dans l'ordre chronologique, jusqu'au retour au calendrier normal.
- Incident chez un prestataire, 2023. Le communiqué de la CFTC du 16 février 2023 rapporte qu'un incident informatique chez ION Cleared Derivatives, un prestataire de traitement des dérivés compensés, empêchait des reporting firms de transmettre des données exactes et à temps. Le rapport du 17 février était reporté, la reprise annoncée pour le 24 février avec le rapport initialement prévu le 3 février, et le retard devait être résorbé à la mi-mars.
- Absence de budget fédéral, 2025. Les annonces spéciales de la CFTC sur le rapport COT indiquent que le traitement et la publication des données ont été interrompus du 1er octobre au 12 novembre 2025. Un communiqué de la CFTC sur le rattrapage des rapports a ensuite annoncé une publication accélérée, toujours dans l'ordre chronologique, pour résorber le retard au 29 décembre 2025.
Pendant ces semaines, les positions continuaient de bouger sans que personne ne puisse les lire. Une méthode qui s'appuie sur une donnée hebdomadaire doit prévoir le cas où elle manque. Et ces interruptions tombent rarement au hasard : une fermeture de l'administration ou une panne de la chaîne de déclaration fait partie de ces moments où le marché sort de l'ordinaire, comme ceux décrits dans le guide sur le cygne noir en trading.
Ce que tu peux en faire sans te raconter d'histoire
Le COT reste une donnée publique, gratuite et rare : peu de marchés disent chaque semaine qui tient les positions. Il sert à décrire un marché. Savoir si les fonds y sont massivement présents, si l'intérêt ouvert grossit ou fond, si la structure change d'une semaine à l'autre, c'est du contexte.
Si tu veux en faire plus, la seule voie honnête est de le tester comme n'importe quelle autre idée. Écris la règle avant de regarder le résultat, et respecte le décalage : un rapport daté du mardi n'est connu que le vendredi après 15 h 30, heure de l'Est, donc un test qui l'utilise dès le mardi triche sans le vouloir. C'est l'un des pièges décrits dans le guide pour backtester une stratégie sans se mentir. Tant que la mesure n'est pas faite sur tes propres trades, tu n'as pas un edge de trading, tu as une hypothèse.
Garde aussi en tête ce que le rapport ne contient pas : ni prix, ni horaire, ni raison. Une position nette vendeuse des fonds sur le blé ne dit pas s'ils ont vendu lundi ou la semaine d'avant, ni s'ils ont déjà racheté mercredi.
Le COT dans ton journal de trading
Tradoshi ne publie pas le rapport COT et ne l'interprète pas : la source est le site de la CFTC, et elle est gratuite. Un journal sert à autre chose. Si tu consultes le COT avant de trader, note-le dans le trade concerné, avec ce que tu en avais conclu. Au bout de quelques dizaines de trades, tes propres statistiques diront si cette lecture change quelque chose à tes résultats, ce qu'aucun article ne peut te dire à ta place. Pour la tenue du journal sur ces marchés, vois le guide du journal de trading pour les futures.
Questions fréquentes
C'est quoi le rapport COT ?
C'est le rapport Commitments of Traders, publié chaque semaine par la CFTC, le régulateur américain des marchés à terme. Il donne la répartition de l'intérêt ouvert de chaque mardi entre catégories de traders, pour les marchés où au moins 20 traders tiennent des positions égales ou supérieures au seuil de déclaration.
Quand le rapport COT est-il publié ?
En général le vendredi à 15 h 30, heure de l'Est des États-Unis, avec les positions arrêtées à la clôture du mardi précédent. Un jour férié fédéral peut retarder la publication d'un ou deux jours : le calendrier figure sur le site de la CFTC.
Quelle différence entre commercial et non-commercial ?
Dans le format Legacy, un trader est classé commercial s'il utilise les futures d'une matière première pour se couvrir, ce qu'il déclare sur le formulaire CFTC Form 40. Les autres traders déclarés sont non-commerciaux. La classification porte sur le trader, pas sur chacune de ses positions.
Quels sont les quatre formats du rapport COT ?
Legacy (commercial et non-commercial), Supplemental (avec les index traders, sur 13 contrats agricoles), Disaggregated (quatre catégories pour les matières premières physiques) et Traders in Financial Futures (quatre catégories pour les contrats financiers).
Que sont les positions « nonreportable » ?
Ce sont les positions sous le seuil de déclaration. La CFTC les obtient en retranchant les positions déclarées de l'intérêt ouvert total. Elle précise que le nombre de traders concernés et leur classification ne sont pas connus.
Le rapport COT permet-il de prévoir les prix ?
Les études lues ici ne le soutiennent pas. Celle de Sanders, Irwin et Merrin (2009), sur dix marchés de futures agricoles, trouve très peu d'éléments indiquant que les positions servent à prévoir les rendements. La CFTC elle-même n'analyse pas ces données et ne fait aucune recommandation.
Le rapport COT couvre-t-il le forex et les cryptomonnaies ?
Il couvre les futures et options sur futures négociés sur les marchés supervisés par la CFTC. Les futures de devises figurent dans le rapport Traders in Financial Futures, et la CFTC a annoncé en décembre 2017 l'entrée d'un contrat à terme sur bitcoin dans les rapports. Le marché des changes au comptant et les achats de cryptomonnaies au comptant n'y sont pas.
