Points pivots : des niveaux calculés avant l'ouverture
La ChartSchool de StockCharts, à sa page sur les Pivot Points, les définit comme des niveaux qui utilisent le plus haut, le plus bas et la clôture de la période précédente pour estimer les supports et résistances à venir. Elle en rappelle l'origine : les traders du parquet, qui calculaient en début de journée un point pivot à partir des prix de la veille, puis deux supports et deux résistances autour de lui, et s'en servaient toute la séance. L'aide de TradingView sur l'indicateur Pivot Points Standard en donne une définition plus prudente : des niveaux où le prix pourrait rencontrer un support ou une résistance.
Ces niveaux ont deux particularités. Ils sont connus avant que la séance commence, puisqu'ils ne dépendent que de prix passés : StockCharts les range pour cela parmi les indicateurs avancés, par opposition à une moyenne mobile qui se recalcule à chaque bougie. Et ils sont fixes : une fois posés, écrit la même page, ils ne changent pas et restent en jeu toute la journée.
Le mot « pivot » sert aussi à d'autres choses. Un pivot peut désigner un simple sommet ou creux de retournement sur un graphique, ce qui est une observation et non un calcul. Le « pivotal point » de Jesse Livermore est un prix clé dont le franchissement confirme un mouvement : l'article sur Jesse Livermore le présente. L'« episodic pivot » est une cassure qui suit une nouvelle importante, décrite dans l'article sur la stratégie gap and go. Aucune de ces notions ne se calcule avec les formules de cette leçon. Pages consultées en octobre 2026.
Le calcul des points pivots : la formule classique
Trois prix suffisent. Le plus haut, le plus bas et la clôture de la période de référence, la veille pour un graphique en quelques minutes. Les lettres sont celles de l'usage : P pour le pivot, R pour les résistances, S pour les supports.
Le pivot. P = (plus haut + plus bas + clôture) ÷ 3. StockCharts, TradingView et la page de thinkorswim sur l'étude PivotPoints écrivent la même moyenne.
Le premier niveau. R1 = 2 × P − plus bas, et S1 = 2 × P − plus haut. Autrement dit, R1 est aussi loin au-dessus du pivot que le plus bas de la veille est loin en dessous, et S1 aussi loin en dessous que le plus haut de la veille est loin au-dessus : c'est ainsi que thinkorswim les décrit. L'écart entre R1 et S1 vaut donc toujours l'amplitude de la veille, plus haut − plus bas.
Le deuxième niveau. R2 = P + (plus haut − plus bas), et S2 = P − (plus haut − plus bas) : le pivot, plus ou moins l'amplitude de la veille. Jusqu'ici, les trois sources donnent exactement les mêmes formules, sous les noms « Standard » chez StockCharts et « Traditional » chez TradingView.
Le troisième niveau, là où les sources se séparent. La liste de formules de StockCharts s'arrête à R2 et S2. TradingView, dans son type « Traditional », écrit R3 = 2 × P + (plus haut − 2 × plus bas) et S3 = 2 × P − (2 × plus haut − plus bas). Thinkorswim place le troisième niveau à une amplitude du deuxième, soit R3 = P + 2 × (plus haut − plus bas) et S3 = P − 2 × (plus haut − plus bas), ce que TradingView propose aussi, mais sous un autre nom, le type « Classic ». Deux formules pour le même libellé R3 : l'exemple qui suit chiffre l'écart.
Un exemple refait à la main : sept niveaux pour une journée
Les prix sont inventés. La journée de référence a un plus haut à 104,00, un plus bas à 98,00 et une clôture à 102,50. Son amplitude est de 104,00 − 98,00 = 6,00. C'est la bougie encadrée à gauche du schéma.
Le pivot. P = (104,00 + 98,00 + 102,50) ÷ 3 = 304,50 ÷ 3 = 101,50.
Le premier niveau. R1 = 2 × 101,50 − 98,00 = 105,00. S1 = 2 × 101,50 − 104,00 = 99,00. L'écart entre les deux est bien de 6,00, l'amplitude de la veille. Ils ne sont pas à la même distance du pivot : 3,50 au-dessus pour R1, 2,50 en dessous pour S1, parce que la clôture de la veille était dans le haut de sa bougie.
Le deuxième niveau. R2 = 101,50 + 6,00 = 107,50. S2 = 101,50 − 6,00 = 95,50.
Le troisième niveau. Avec la formule « Traditional » de TradingView : R3 = 2 × 101,50 + (104,00 − 2 × 98,00) = 203,00 − 92,00 = 111,00, et S3 = 2 × 101,50 − (2 × 104,00 − 98,00) = 203,00 − 110,00 = 93,00. Avec la formule de thinkorswim, qui est le type « Classic » de TradingView : R3 = 101,50 + 2 × 6,00 = 113,50, et S3 = 101,50 − 2 × 6,00 = 89,50.
Ce que l'exemple montre. Les cinq premiers niveaux sont les mêmes partout : 95,50, 99,00, 101,50, 105,00 et 107,50. Le troisième dépend du logiciel : 111,00 ou 113,50 pour R3, 93,00 ou 89,50 pour S3, soit 2,50 d'écart en haut et 3,50 en bas, pour une journée qui n'a parcouru que 6,00. Avant de comparer un R3 lu ailleurs à celui de ton écran, regarde quel type est sélectionné.
Fibonacci, Camarilla, Woodie, DeMark : d'autres niveaux pour les mêmes prix
StockCharts écrit qu'il existe au moins cinq versions des points pivots et en détaille trois. TradingView en propose six dans un même indicateur : Traditional, Fibonacci, Woodie, Classic, DM et Camarilla. Toutes partent de la même journée. Voici ce qu'elles donnent sur celle de l'exemple, avec les formules écrites par ces deux sources.
Fibonacci. Le pivot ne change pas, 101,50. Les niveaux s'en écartent de 38,2 %, 61,8 % et 100 % de l'amplitude de la veille : R1 = 101,50 + 0,382 × 6,00 = 103,79, R2 = 101,50 + 0,618 × 6,00 = 105,21, R3 = 101,50 + 6,00 = 107,50, et de l'autre côté S1 = 99,21, S2 = 97,79, S3 = 95,50. StockCharts et TradingView écrivent les mêmes formules. Le R3 de Fibonacci est donc le R2 traditionnel sous un autre nom, et le R2 de Fibonacci, à 105,21, tombe à 0,21 du R1 traditionnel.
Camarilla. D'après la formule de TradingView, les niveaux ne partent plus du pivot mais de la clôture de la veille, à laquelle on ajoute ou retire une fraction de l'amplitude multipliée par 1,1 : un douzième, un sixième, un quart, puis la moitié. Sur l'exemple : R1 = 102,50 + 1,1 × 6,00 ÷ 12 = 103,05, R2 = 103,60, R3 = 104,15, R4 = 105,80, et S1 = 101,95, S2 = 101,40, S3 = 100,85, S4 = 99,20. Les niveaux sont beaucoup plus serrés : le R3 de Camarilla, à 104,15, est sous le R1 traditionnel.
Woodie. Le pivot ne se calcule plus avec la clôture de la veille mais avec l'ouverture du jour, comptée deux fois : P = (plus haut + plus bas + 2 × ouverture) ÷ 4, selon TradingView. Avec une ouverture à 102,40, P = (104,00 + 98,00 + 2 × 102,40) ÷ 4 = 101,70, R1 = 105,40 et S1 = 99,40. Ces niveaux ne sont donc pas connus avant l'ouverture.
DeMark (« DM » chez TradingView). La formule dépend du sens de la bougie de référence, et il n'y a qu'un support et qu'une résistance : StockCharts le précise. La veille a ouvert à 99,50 et clôturé plus haut, donc X = 2 × 104,00 + 98,00 + 102,50 = 408,50, P = X ÷ 4 = 102,13 (102,125 arrondi), R1 = X ÷ 2 − 98,00 = 106,25 et S1 = X ÷ 2 − 104,00 = 100,25.
Le bilan tient en une phrase : pour une même journée, la « première résistance » vaut 103,05, 103,79, 105,00, 105,40 ou 106,25 selon la variante. Aucune des deux sources ne désigne une variante meilleure qu'une autre, et rien dans leurs pages ne permet de le faire.
Quelle journée de référence ? L'unité de temps et la clôture retenue
Les formules sont simples. Ce qui change le plus les niveaux, ce sont les trois prix qu'on leur donne, et chaque plateforme a sa règle.
La période dépend de l'unité de temps du graphique. Chez StockCharts, les graphiques en 1, 5, 10 et 15 minutes utilisent la veille ; ceux en 30, 60 et 120 minutes la semaine civile précédente ; les graphiques journaliers le mois précédent ; les graphiques hebdomadaires et mensuels l'année précédente. Chez TradingView, le réglage « Auto » prend la journée jusqu'à 15 minutes incluses, la semaine au-delà de 15 minutes et en dessous d'un jour, le mois à partir d'un jour. Les deux règles concordent en intraday, pas au-delà : sur un graphique hebdomadaire, l'une se sert de l'année écoulée et l'autre du mois. Chez thinkorswim, l'étude compte ses semaines et ses mois à rebours depuis le dernier jour, si bien que ses niveaux hebdomadaires changent chaque jour ; la plateforme a une autre étude, Persons Pivots, qui prend la dernière semaine complète.
La bougie journalière n'est pas toujours celle que tu crois. TradingView l'explique dans la description de son option « Use Daily-based Values ». Sur les actions, les séances étendues ne sont en général pas comprises dans la bougie journalière : des pivots calculés sur des données intraday qui les incluent sont, selon cette page, très différents. Sur les contrats à terme, la clôture journalière est le plus souvent le cours de compensation, qui est une moyenne et non le prix du dernier échange, et la bougie journalière repose sur la séance électronique, alors qu'un graphique intraday peut en afficher une autre. La documentation de NinjaTrader sur son indicateur Pivots prévoit trois façons d'obtenir ces trois prix : les calculer depuis les données intraday, les lire sur les bougies journalières, ou les saisir à la main.
Ce qu'un écart de clôture change. Reprends la journée de l'exemple avec le même plus haut et le même plus bas, mais une clôture retenue à 100,40 au lieu de 102,50. Le pivot passe de 101,50 à 100,80, R1 de 105,00 à 103,60, S1 de 99,00 à 97,60, R2 de 107,50 à 106,80. Le pivot et les deuxièmes niveaux se décalent de 0,70, les premiers et les troisièmes de 1,40. Deux écrans, le même marché, deux grilles.
Sur un marché ouvert en continu, la question se pose avec plus de force : le forex et les cryptomonnaies n'ont pas de clôture officielle chaque soir, et la « journée » y commence et s'y termine à l'heure choisie par celui qui fournit les données. Les pages lues ici ne donnent pas cette heure : c'est sur ta plateforme, et pour ton instrument, qu'elle se vérifie. Tant que deux plateformes ne coupent pas la journée au même moment, elles n'ont ni le même plus haut, ni le même plus bas, ni la même clôture.
MetaTrader 5 n'affiche pas de points pivots d'origine : son aide recense 38 indicateurs intégrés, répartis en quatre groupes, et la page de l'aide de MetaTrader 5 sur les indicateurs techniques n'en compte aucun de ce nom. Ils y passent par un indicateur personnalisé, dont la formule et la journée de référence sont celles qu'a choisies son auteur.
Lire les points pivots pendant la séance
La lecture décrite par StockCharts. Le pivot donne le ton : un prix au-dessus est jugé positif, avec la première résistance pour objectif, et un passage au-dessus de R1 désigne R2. La lecture est symétrique sous le pivot. Les supports et résistances s'emploient comme des niveaux ordinaires : on y surveille un rebond ou un échec, et la page recommande de le faire confirmer par une figure en bougies ou par un autre indicateur. Elle ajoute qu'un passage au-delà du deuxième niveau montre de la force, mais aussi un excès qui peut amener un repli. Ce sont des conventions de lecture, pas des règles.
La séance du schéma, bougie par bougie. Elle ouvre à 102,40, au-dessus du pivot. La bougie 2 descend exactement à 101,50, la bougie 3 marque 101,45, soit 0,05 sous le pivot, et clôture à 102,20 : le niveau a tenu, à 0,05 près. Le prix monte ensuite jusqu'à 104,90 à la bougie 9, à 0,10 de R1, sans le toucher, puis recule jusqu'à 103,20. À la bougie 15, il traverse R1 sans marquer d'arrêt et clôture à 105,60.
Le plus haut de la séance tombe à la bougie 19, à 106,80 : à 0,70 sous R2, sur aucun des sept niveaux. Le prix repasse ensuite sous R1 à la bougie 22, y revient à la bougie 23 avec un plus haut à 105,05 et une clôture à 104,90, puis termine à 104,20. En une séance, la même grille a donc produit un rebond presque exact, un sommet proche d'un niveau sans le toucher, une traversée sans réaction et un retournement là où elle ne traçait rien.
La précision se juge en volatilité. Un prix qui s'arrête à 0,10 d'un niveau l'a-t-il respecté ? Sur l'exemple, 0,10 représente moins de 2 % de l'amplitude de la veille, qui est de 6,00 : la question se tranche avec une mesure de l'amplitude habituelle, pas à l'œil. C'est l'objet de la leçon sur l'ATR. Fixer cette tolérance avant de regarder le graphique évite de la choisir après coup, niveau par niveau.
Plus il y a de variantes, plus un niveau est proche. Entre le plus bas et le plus haut de cette séance, soit 5,35 points, les six variantes calculées plus haut posent 13 niveaux distincts, et l'écart le plus large entre deux voisins est de 0,92. Avec la clôture à 100,40 de la section précédente, R2 vaudrait 106,80, exactement le plus haut de la séance : les mêmes bougies donnent un niveau touché au centime sur un écran et un sommet au milieu de nulle part sur l'autre. Une coïncidence entre un prix et un trait prouve donc peu de chose tant qu'on n'a pas fixé d'avance la variante, la journée de référence et la tolérance.
Aucune de ces lectures n'est un ordre d'achat ou de vente. Elles se testent sur ton marché, ton unité de temps et ta variante, avec la méthode de l'article backtester une stratégie sans se mentir. Tradoshi ne relève pas les points pivots au moment de tes trades : ils se lisent sur ton graphique. Le journal sert à l'étape suivante : tu étiquettes chaque trade pris sur cette lecture, par exemple « rebond sur le pivot », et le tableau de bord se filtre par étiquette pour voir ce qu'elle a donné chez toi.
Ce que disent les études sur les supports et résistances
L'étude la plus proche du sujet est celle de Carol Osler, « Support for Resistance: Technical Analysis and Intraday Exchange Rates », publiée en juillet 2000 dans l'Economic Policy Review de la Réserve fédérale de New York. Elle porte sur le marché des changes : le mark allemand, le yen et la livre sterling contre le dollar, de janvier 1996 à mars 1998, avec des cotations relevées chaque minute de 9 h à 16 h, heure de New York. Elle teste les supports et résistances que six sociétés, banques et fournisseurs d'information, envoyaient chaque jour à leurs clients.
Sa mesure : le prix « touche » un niveau quand il s'en approche à 0,01 % près, et la tendance est dite interrompue si, quinze minutes plus tard, il est repassé du bon côté du niveau. Résultat : le prix rebondit dans 60,8 % des cas en moyenne sur les niveaux publiés, contre 56,2 % sur des niveaux choisis arbitrairement. L'écart est statistiquement significatif pour la plupart des sociétés et des devises, et il subsiste cinq jours ouvrés après la publication des niveaux.
Ce que cette étude ne dit pas compte autant. Ces niveaux ne sortent pas d'une formule : ils viennent du jugement d'analystes, plus de 70 % d'entre eux se terminent par un zéro, et les sociétés s'accordent peu entre elles, environ 30 % de niveaux communs. L'étude ne teste donc pas les points pivots, et son texte ne les mentionne pas. Elle ne mesure pas non plus si l'on peut en tirer un gain : l'autrice écrit que ce serait un sujet pour des recherches ultérieures. Et un rebond dans 60,8 % des cas contre 56,2 % au hasard laisse près de quatre cas sur dix où le prix ne rebondit pas.
Une autre étude de la même autrice, le Staff Report n° 125 de la Réserve fédérale de New York, propose une explication : les ordres stop et les prises de profit d'une grande banque de change se regroupent fortement sur les nombres ronds, souvent utilisés comme supports et résistances. Elle non plus ne porte pas sur des niveaux calculés.
Quant au taux de tenue d'un niveau de pivot calculé, nous n'avons lu aucune étude publiée qui le mesure. Les pourcentages qui circulent sur des sites commerciaux n'ont pas pu être rattachés à une publication, et cette leçon ne les reprend pas.
Les limites des points pivots
Ils ne voient qu'une période. Les sept niveaux sortent de trois prix d'une seule journée, d'une seule semaine ou d'un seul mois. Une veille très calme donne des niveaux serrés, une veille très agitée des niveaux éloignés, sans que rien dans le calcul ne tienne compte de ce qui s'est passé avant, ni d'une annonce à venir.
Ils dépendent de la variante. Sur l'exemple, la première résistance va de 103,05 à 106,25 selon la formule, et le troisième niveau « classique » a lui-même deux définitions. Additionner plusieurs variantes sur un même écran multiplie les traits et, avec eux, les coïncidences.
Ils dépendent de la plateforme. Journée, semaine ou mois selon l'unité de temps, séances étendues comprises ou non, cours de compensation ou dernier échange, heure de coupure sur les marchés ouverts en continu : un écart de 2,10 sur la clôture a déplacé R1 de 1,40 dans l'exemple. Les niveaux les plus éloignés peuvent aussi ne pas apparaître du tout : StockCharts signale que le deuxième ou le troisième sort parfois de l'échelle du graphique.
Un niveau n'est pas un signal. Les deux sources de référence le formulent avec prudence : des niveaux où le prix pourrait rencontrer un support ou une résistance, à confirmer par d'autres éléments d'analyse technique. Un support de pivot se traite comme n'importe quel autre niveau : l'article sur la cassure et le retest décrit ce qui se passe quand il cède, et celui sur les zones de supply et demand une autre façon, discrétionnaire, de poser des niveaux.
Ils ne disent rien de la tendance ni de la sortie. Savoir si le mouvement accélère ou s'essouffle est la question de la leçon sur le momentum et le ROC, et celle d'un stop qui suit le prix est traitée dans la leçon sur le SAR parabolique. La page sur l'analyse technique rappelle pourquoi un écran couvert de lignes donne raison à n'importe quel scénario.
Questions fréquentes
C'est quoi un point pivot en trading ?
C'est un niveau de prix calculé à l'avance : la moyenne du plus haut, du plus bas et de la clôture de la période précédente. D'autres formules posent autour de lui des supports (S1, S2, S3) et des résistances (R1, R2, R3). Ces niveaux restent fixes pendant toute la période suivante.
Comment calculer les points pivots ?
P = (plus haut + plus bas + clôture) ÷ 3, puis R1 = 2 × P − plus bas, S1 = 2 × P − plus haut, R2 = P + (plus haut − plus bas) et S2 = P − (plus haut − plus bas). Avec un plus haut à 104, un plus bas à 98 et une clôture à 102,50, le pivot vaut 101,50, R1 105, S1 99, R2 107,50 et S2 95,50.
Pourquoi mes points pivots diffèrent-ils d'une plateforme à l'autre ?
Pour deux raisons. La variante sélectionnée n'est pas la même (traditionnelle, Fibonacci, Camarilla, Woodie, DeMark), ou les trois prix de départ diffèrent : séances étendues comprises ou non, cours de compensation ou dernier échange sur les contrats à terme, heure de coupure de la journée sur un marché ouvert en continu.
Quelle différence entre les points pivots classiques et ceux de Fibonacci ?
Le pivot est le même. Les niveaux de Fibonacci s'en écartent de 38,2 %, 61,8 % et 100 % de l'amplitude de la période précédente, alors que la formule classique utilise le plus haut, le plus bas et l'amplitude entière. Le R3 de Fibonacci est égal au R2 classique.
Les points pivots sont-ils fiables ?
Nous n'avons lu aucune étude publiée qui mesure le taux de tenue d'un niveau de pivot calculé. L'étude de Carol Osler (Réserve fédérale de New York, 2000) porte sur des supports et résistances publiés par six sociétés sur le marché des changes, de 1996 à 1998 : le prix y rebondit dans 60,8 % des cas, contre 56,2 % sur des niveaux arbitraires. Ces niveaux ne sortaient pas d'une formule.
Ce qu'il faut retenir
- Un point pivot est la moyenne du plus haut, du plus bas et de la clôture de la période précédente ; les supports S1 à S3 et les résistances R1 à R3 s'en déduisent et restent fixes toute la séance.
- Les cinq premiers niveaux ont la même formule chez StockCharts, TradingView et thinkorswim ; le troisième niveau a deux définitions selon le logiciel.
- Fibonacci, Camarilla, Woodie et DeMark donnent d'autres niveaux pour les mêmes prix : sur l'exemple, la première résistance va de 103,05 à 106,25.
- Les niveaux dépendent du plus haut, du plus bas et de la clôture retenus par la plateforme : unité de temps, séances étendues, cours de compensation, heure de coupure.
- Aucune étude lue ne mesure la tenue d'un niveau de pivot calculé ; celle de Carol Osler porte sur des niveaux publiés par des analystes, pas sur une formule.
Pour aller plus loin
Ces articles du blog creusent les notions de cette leçon, un sujet par article.