Les vagues d'Elliott : la définition
La théorie porte le nom de Ralph Nelson Elliott, qui publie en 1938 à New York The Wave Principle, un texte de 50 pages reproduit d'après une copie dactylographiée, d'après sa notice sur Open Library. La ChartSchool de StockCharts, dans son introduction à la théorie des vagues d'Elliott, écrit que la théorie a été développée par Elliott dans les années 1930 et popularisée par Robert Prechter dans les années 1970. Le texte de 1938 n'est pas en libre accès, et le manuel de référence, Elliott Wave Principle d'A. J. Frost et Robert Prechter, se lit en ligne sur le site d'Elliott Wave International après inscription : ce que cette leçon attribue à la théorie vient de sources secondaires nommées à chaque fois, et aucune phrase n'est prêtée à Elliott lui-même. Pages consultées en octobre 2026.
La définition de StockCharts tient en une phrase : une méthode d'analyse des marchés fondée sur l'idée que le marché forme sur une petite unité de temps, dite de degré inférieur, les mêmes types de figures que sur une grande, dite de degré supérieur. La page d'introduction au Wave Principle publiée par Elliott Wave International, la société fondée par Robert Prechter, pose le principe de base : une vague d'impulsion se compose de cinq sous-vagues et va dans le sens de la tendance du degré immédiatement supérieur ; une vague de correction se divise en trois sous-vagues et va contre cette tendance.
Les vagues d'impulsion se numérotent de 1 à 5, les vagues de correction se lettrent A, B, C. Les vagues 1, 3 et 5 vont dans le sens de la tendance, StockCharts les appelle « actives » ; les vagues 2 et 4 vont contre elle. Les mêmes chiffres et les mêmes lettres servent dans toutes les langues, c'est pourquoi les schémas de cette leçon n'en portent pas d'autre.
Elliott, né en 1871 d'après la page d'Elliott Wave International, est un contemporain de Richard Wyckoff, et les deux hommes lisent le même marché d'actions américain avec deux grilles différentes : Wyckoff ajoute le volume au prix, Elliott ne regarde que la forme du prix. La leçon sur la méthode Wyckoff et la VSA détaille la première ; la leçon qu'est-ce que l'analyse technique situe les deux dans l'histoire de la discipline.
Cinq vagues, trois vagues : la structure et les degrés
Le cycle complet compte huit vagues : cinq dans le sens de la tendance, numérotées 1 à 5, puis trois contre elle, lettrées A, B, C. Sur le schéma, le cours monte de 100 à 128 en cinq vagues, puis rend une partie de la hausse en trois. Dans une tendance baissière, tout s'inverse : cinq vagues vers le bas, trois vers le haut.
Ce qui distingue la théorie d'un simple découpage, c'est l'emboîtement. Roy Batchelor et Richard Ramyar le résument ainsi dans « Magic numbers in the Dow » : l'idée de base d'Elliott est que le marché monte d'ordinaire en cinq phases puis baisse en trois, que ce motif est auto-similaire et se voit à toutes les fréquences de données, si bien qu'à l'intérieur de chaque vague de long terme se trouvent cinq phases de hausse et trois de baisse, et ainsi de suite. Une vague d'Elliott pourrait donc s'observer sur un siècle d'histoire boursière comme sur un graphique en bougies de cinq minutes. Chaque niveau d'emboîtement s'appelle un degré.
D'où la notation des sous-vagues. Une impulsion de cinq vagues se décompose en 5-3-5-3-5 : ses vagues 1, 3 et 5 sont elles-mêmes des impulsions de cinq, ses vagues 2 et 4 des corrections de trois. Une correction A-B-C se décompose selon sa forme, 5-3-5 pour un zigzag, 3-3-5 pour une plate, comme le détaille la section sur les corrections. StockCharts précise que les vagues 1, 3 et 5 sont d'ordinaire des vagues d'impulsion elles-mêmes, puisqu'elles vont dans le sens de la tendance du degré supérieur.
Compter les vagues, c'est donc dire où le marché en est dans ce cycle : en vague 3, la plus forte en général, en vague 5, la dernière, ou en correction. La promesse de la méthode est là, et c'est aussi ce qui la rend difficile à vérifier, comme la fin de cette leçon le montre.
Les trois règles des vagues d'impulsion
La théorie distingue des règles, qui ne souffrent pas d'exception, et des lignes directrices, qui décrivent une tendance fréquente. Un article de la rédaction d'Elliott Wave International le dit en deux phrases : les règles disent ce qui ne peut pas arriver, les lignes directrices disent ce qui est probable. Il énonce les trois règles d'une impulsion ainsi : la vague 2 ne retrace jamais plus de 100 % de la vague 1 ; la vague 3 n'est jamais la plus courte des vagues 1, 3 et 5 ; la vague 4 ne termine jamais dans le territoire de prix de la vague 1.
StockCharts formule les mêmes règles avec un écart : sa page d'introduction écrit que la vague 4 retrace toujours moins de 100 % de la vague 3, et sa page sur l'identification des figures d'Elliott ajoute que la vague 4 ne peut jamais chevaucher la vague 1. Les deux formulations se complètent, elles ne se contredisent pas. Ce qu'elles ont en commun compte plus : une règle ne dit jamais ce que le marché va faire, elle dit seulement qu'un comptage est faux si elle est violée.
L'exception porte un nom : la diagonale. StockCharts décrit la diagonale finale, en position de vague 5, et la diagonale de départ, en position de vague 1, comme des structures où les vagues 2 et 4 se chevauchent et forment un biseau aux bornes convergentes. Dans une diagonale, écrit la même page, la vague 3 ne peut pas davantage être la plus courte, et chaque sous-vague active ne retrace jamais entièrement la précédente. Ce qui, sur un graphique, ressemble au biseau des figures chartistes reçoit ici un nom et une place dans le comptage.
Les lignes directrices sont d'un autre ordre. La page de StockCharts sur les lignes directrices prévient qu'une ligne directrice n'est pas une règle intangible : c'est une tendance, quelque chose qui arrive si souvent qu'elle pourrait presque passer pour une règle, mais qui parfois ne se produit pas. Elle en cite plusieurs : l'alternance, selon laquelle si la vague 2 est une correction vive, la vague 4 sera une correction latérale ; l'égalité, selon laquelle quand la vague 3 est la vague étendue, la vague 5 sera à peu près égale à la vague 1 en prix ; la profondeur des corrections, qui ramènent souvent le marché dans le territoire de la vague 4 de degré inférieur qui précède ; et le canal, dont les droites parallèles bornent souvent une impulsion.
Les corrections : zigzag, plate, plate élargie, triangle
Une correction va contre la tendance du degré supérieur et se note en lettres. La page de StockCharts sur l'identification des figures en décrit trois familles simples et une famille composée, et le schéma ci-dessous les dessine côte à côte.
Le zigzag est une correction en trois vagues A-B-C dont les sous-vagues forment une structure 5-3-5 : A et C sont des impulsions de cinq, B une correction de trois. C'est la correction vive, celle qui descend loin. Deux ou trois zigzags peuvent s'enchaîner en double ou triple zigzag, reliés par des vagues de correction.
La plate est une correction en trois vagues dont les sous-vagues forment une structure 3-3-5 : A et B sont des corrections, C seule est une impulsion. Elle évolue de côté, et StockCharts note qu'elle apparaît souvent en position de vague 4. La plate régulière se termine sans dépasser son point de départ. La plate courante, rare et propre aux tendances fortes, a une vague B qui dépasse le début de A mais une vague C qui n'atteint pas le début de A.
Le triangle compte cinq sous-vagues en structure 3-3-3-3-3, lettrées A-B-C-D-E, entre deux droites qui convergent, ou qui divergent pour le triangle en expansion ; symétrique, ascendant ou descendant selon la pente des droites. StockCharts écrit qu'il apparaît toujours en position précédant le dernier mouvement, c'est-à-dire en vague 4 ou en vague B. C'est un parent de la figure en triangle des chartistes, avec une différence : ici, le nombre de segments est fixé à cinq et le triangle a une place dans le comptage.
Les combinaisons, enfin, enchaînent plusieurs corrections simples, notées W-X-Y pour une double et W-X-Y-X-Z pour une triple. Cette richesse de formes est aussi le point faible de la méthode : presque toute suite de trois mouvements contre la tendance trouve un nom dans le catalogue, et la section sur les limites y revient.
La plate élargie : B au-delà du début de A, C au-delà de sa fin
La plate élargie est la forme de plate que les traders cherchent le plus, parce qu'elle piège deux fois. StockCharts la définit par deux dépassements : la vague B termine au-delà du début de la vague A, et la vague C termine au-delà du début de la vague B, c'est-à-dire au-delà de la fin de A. Dans une tendance haussière, B fait donc un nouveau sommet au-dessus du sommet 5, puis C descend sous le creux de A.
Le piège est là. Le nouveau sommet de B ressemble à la reprise de la tendance ; c'est en réalité le milieu d'une correction, et C emporte ensuite les acheteurs entrés sur ce sommet. Ce que la théorie décrit ici, l'article sur la cassure et le retest le décrit depuis l'autre bord : une cassure qui ne tient pas. L'orange, sur les deux schémas de cette leçon, marque cette forme.
Les sources secondaires lui prêtent des proportions. Eugenio D'Angelo et Giulio Grimaldi, dans un article de 2017 paru dans International Business Research, dont les schémas théoriques sont adaptés de Frost et Prechter, écrivent que dans une plate régulière les vagues A, B et C sont d'ordinaire à peu près égales, et que dans une plate élargie la vague C fait souvent 1,618 fois la longueur de A. Ce sont des lignes directrices, pas des règles : la définition de la plate élargie tient aux deux dépassements, pas à un ratio.
Un exemple chiffré : cinq vagues de 100 à 128, puis une plate élargie
Les prix sont inventés et le premier schéma de cette leçon les dessine à l'échelle. Point de départ 0 à 100. Vague 1 : de 100 à 110, soit 10 points. Vague 2 : de 110 à 104, elle rend 6 points, soit 6 ÷ 10 = 60 % de la vague 1. Règle 1 respectée : 104 reste au-dessus de 100. Vague 3 : de 104 à 124, soit 20 points, deux fois la vague 1. Vague 4 : de 124 à 116, elle rend 8 points, soit 8 ÷ 20 = 40 % de la vague 3, et 116 reste au-dessus de 110, le sommet de la vague 1 : règle 3 respectée. Vague 5 : de 116 à 128, soit 12 points. Les trois vagues actives mesurent 10, 20 et 12 : la vague 3 n'est pas la plus courte, règle 2 respectée.
Les lignes directrices, sur ces nombres. La vague 2 rend 60 % et la vague 4 rend 40 % : la première est plus profonde que la seconde, ce qui est la forme la plus courante de l'alternance. La vague 3 est la vague étendue, deux fois la vague 1, et la vague 5 fait 12 contre 10 pour la vague 1 : proche de l'égalité, pas égale. Aucun de ces rapports n'est exactement un ratio de Fibonacci, et c'est voulu : 60 % est proche de 0,618, 40 % proche de 0,382, et la fiche sur le retracement de Fibonacci explique pourquoi presque tout repli semble, après coup, s'arrêter près d'un niveau.
La plate élargie. Après le sommet 5 à 128, A descend à 120, soit 8 points. B remonte à 130 : 10 points, 1,25 fois A, et 130 dépasse 128, le début de A, premier dépassement. C tombe à 117 : 13 points, 1,625 fois A, et 117 passe sous 120, la fin de A, second dépassement. Les deux conditions de StockCharts sont remplies. Le rapport de 1,625 est proche du 1,618 que D'Angelo et Grimaldi donnent pour la vague C d'une plate élargie, sans être égal.
Ce que la correction a rendu. La hausse allait de 100 à 128, soit 28 points. La correction s'arrête à 117, donc elle a rendu 128 − 117 = 11 points, soit 11 ÷ 28 = 39 % de la hausse. Et 117 se trouve entre 116 et 124, le territoire de la vague 4 : c'est la ligne directrice de la profondeur des corrections. Sur ce graphique terminé, tout se lit. En direct, au moment où B marque 130, rien ne distingue ce sommet d'une vague 1 du degré supérieur, et c'est tout le sujet de la section suivante.
Le trade que la théorie suggère, et son risque. Un trader qui compte une plate élargie vend après le sommet de B, à 129 par exemple, avec un stop au-dessus de 130, disons 131, soit 2 points de risque, et vise le territoire de la vague 4, 124 au plus près : 5 points, soit 2,5 fois le risque. Si le comptage est faux et que 130 était une vague 1 ou 3 de degré supérieur, le stop sort à 131 et le trade coûte 1R. L'article sur le backtest d'une stratégie sans se mentir dit comment compter ces deux issues sur ton marché avant d'y risquer quoi que ce soit.
Ce que la recherche publiée dit, et ne dit pas
Les ratios, testés sur le Dow. Roy Batchelor et Richard Ramyar, de la Cass Business School, ont cherché en 2006 si les rapports de longueur et de durée entre tendances successives du Dow Jones Industrial Average se regroupent autour de fractions rondes ou de ratios de Fibonacci. Leur étude « Magic numbers in the Dow » porte sur les cours quotidiens de l'indice pendant 22 194 séances, de janvier 1915 à juin 2003, avec des points de retournement identifiés par une procédure explicite empruntée à l'analyse des cycles économiques, et un test par rééchantillonnage par blocs. Leur conclusion : il n'y a pas de différence significative entre la fréquence à laquelle ces ratios apparaissent dans les cycles du Dow et celle qu'on attendrait au hasard dans une telle série ; quelques ratios significatifs apparaissent, pas plus que le hasard n'en produirait compte tenu du grand nombre de tests. L'étude teste les ratios, pas le comptage en cinq et trois : elle ne dit rien de la valeur prédictive d'une vague 3 ou d'une plate élargie.
Les vagues, testées sur les métaux. Marañon et Kumral ont publié en 2018, dans la revue Resources Policy, une étude qui explore le Wave Principle sur les cycles de prix des métaux. D'après son résumé, ils ont mené une simulation de Monte-Carlo sur des vagues d'Elliott détectées dans les prix de l'or, de l'argent et du cuivre et dans un indice de prix des métaux, et concluent que le Wave Principle ne serait pas une approche solide pour analyser les marchés de matières premières par leurs cycles, tout en jugeant qu'il existe des indices d'un effet de la psychologie de masse sur ces marchés, comme Elliott le posait. C'est une population précise, trois métaux et un indice, et le résumé ne donne aucun taux de réussite.
Une devise, comptée après coup. L'article de D'Angelo et Grimaldi cité plus haut conclut que le modèle d'Elliott a été un outil précieux pour prédire le marché des changes sur la période 2009 à 2015. Ce qu'il contient, en réalité : un comptage des vagues posé par les auteurs sur les graphiques hebdomadaire et quotidien de l'euro contre le dollar de 2009 à 2017, tirés d'une plateforme de graphiques, et une prévision datée du 7 mai 2014, annonçant une baisse de 1,40 vers un objectif de 1,041, alors que le cours a atteint 1,0460 le 13 mars 2015. Il n'y a ni règle de comptage écrite d'avance, ni série de prévisions comptées, ni mesure d'erreur : un comptage réussi sur une paire et une période est un exemple, pas une mesure. Et l'article propose pour la suite deux scénarios, un préféré et un alternatif, ce qui est la façon dont un comptage se révise.
Ce qu'aucune étude trouvée ne mesure. Nous n'avons trouvé aucune étude publiée qui fixe une règle de comptage à l'avance, l'applique à un échantillon défini, et mesure la fréquence à laquelle la vague annoncée se produit. Les taux de réussite qui circulent pour les vagues d'Elliott n'ont donc, à notre connaissance, aucune population vérifiable, et cette leçon n'en reprend aucun. Ce que la recherche établit sur les figures de prix en général vaut ici aussi : Lo, Mamaysky et Wang, dans le Journal of Finance en 2000, partent du constat que la présence d'une forme sur un graphique est souvent dans l'œil de celui qui regarde, et font reconnaître dix figures classiques par un algorithme sur des actions américaines de 1962 à 1996. Les vagues d'Elliott n'en font pas partie.
Les limites des vagues d'Elliott
Un comptage subjectif. Batchelor et Ramyar l'écrivent au moment de dater leurs sommets et leurs creux : un analyste technique le ferait à l'œil, en marquant les tendances avec une règle ou l'outil de tracé d'un logiciel, et même une procédure simple demande un jugement subjectif sur ce qui constitue une décomposition raisonnable. Choisir quels sommets comptent, c'est déjà choisir le comptage. Deux lecteurs honnêtes posent deux comptages différents sur le même graphique, et les deux respectent les trois règles.
Plusieurs comptages valides en même temps. Les règles excluent, elles ne désignent pas. À un instant donné, un comptage « préféré » et un comptage « alternatif » coexistent, et c'est le marché qui tranche après. La difficulté ne vient pas d'un manque de pratique, elle vient de la structure même de la théorie : le même mouvement peut être une vague 1 de degré supérieur, une vague B de plate élargie ou une vague X de combinaison, et le choix ne se fait qu'après la vague suivante.
Un comptage qui se révise après coup. Quand le marché dément un comptage, la théorie n'est pas réfutée, le comptage l'est, et il est remplacé par un autre qui respecte les règles. Un degré de plus ou de moins, une combinaison au lieu d'un zigzag, et le graphique entier se relit. C'est ce qui rend la méthode si difficile à tester : une théorie qui explique tout après coup ne prédit rien avant, ou du moins rien qu'on puisse compter. Les deux scénarios de l'article sur l'euro contre le dollar en sont l'illustration.
Ce qui reste utile. Les trois règles sont un filtre honnête : elles disent qu'une lecture est fausse, et c'est plus que ne font la plupart des lectures de graphique. Et le vocabulaire, impulsion, correction, plate élargie, décrit avec précision des formes que tu verras : la cassure qui ne tient pas, la correction en trois temps, le triangle avant le dernier mouvement. L'article sur les patterns de trading montre comment une forme devient une hypothèse mesurable.
Dans ton journal. Tradoshi ne compte pas les vagues : le comptage est le tien, posé sur ton graphique, avec ta règle. Le journal sert à l'étape d'après. Tu écris ton comptage avant d'entrer, « vente en B de plate élargie, stop au-dessus de B », tu étiquettes le trade, et le tableau de bord filtre par étiquette pour dire ce que ce comptage t'a réellement donné, à toi, sur ton marché. C'est la seule mesure de la valeur prédictive d'un comptage qui existe à notre connaissance, et elle n'existe que si tu la fais.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la théorie des vagues d'Elliott ?
C'est une méthode de lecture des graphiques proposée par Ralph Nelson Elliott en 1938 : un marché avance dans le sens de sa tendance en cinq vagues, numérotées 1 à 5, et la corrige en trois, lettrées A, B, C, et ce motif se répète à toutes les échelles de temps, chaque niveau d'emboîtement étant un degré.
Quelles sont les trois règles des vagues d'Elliott ?
La vague 2 ne retrace jamais plus de 100 % de la vague 1 ; la vague 3 n'est jamais la plus courte des vagues 1, 3 et 5 ; la vague 4 ne termine jamais dans le territoire de prix de la vague 1, sauf dans une diagonale. Elles disent qu'un comptage est faux, elles ne disent pas ce que le marché va faire.
Qu'est-ce qu'une plate élargie ?
Une correction en trois vagues A-B-C, de structure 3-3-5, dont la vague B dépasse le début de A et dont la vague C dépasse la fin de A. Dans l'exemple de cette leçon, A va de 128 à 120, B monte à 130, au-dessus de 128, et C tombe à 117, sous 120.
Les vagues d'Elliott sont-elles fiables ?
Aucune étude publiée trouvée ne mesure la valeur prédictive d'un comptage de vagues avec une règle fixée d'avance et un échantillon défini. Sur le Dow Jones de 1915 à 2003, Batchelor et Ramyar ne trouvent pas plus de ratios de Fibonacci que le hasard n'en produirait. Sur l'or, l'argent et le cuivre, Marañon et Kumral concluent que le Wave Principle n'est pas une approche solide. La seule mesure qui vaille pour toi est celle de tes trades étiquetés.
Quelle est la différence entre les vagues d'Elliott et la méthode Wyckoff ?
Les deux datent de l'entre-deux-guerres et lisent le même marché. Wyckoff lit le prix avec le volume et décrit des plages d'accumulation et de distribution ; Elliott ne lit que la forme du prix et la découpe en vagues emboîtées. Ni l'une ni l'autre n'est un indicateur, et aucune des deux n'est mesurée par une étude publiée.
Ce qu'il faut retenir
- Cinq vagues dans le sens de la tendance, numérotées 1 à 5, trois contre elle, lettrées A, B, C, et le même motif à chaque degré.
- Trois règles seulement : la vague 2 ne retrace pas plus de 100 % de la vague 1, la vague 3 n'est jamais la plus courte, la vague 4 n'entre pas dans le territoire de la vague 1 hors diagonale. Le reste est ligne directrice.
- Quatre formes de correction : zigzag (5-3-5), plate (3-3-5), dont la plate élargie où B dépasse le début de A et C la fin de A, triangle (3-3-3-3-3), et les combinaisons.
- Exemple : 100, 110, 104, 124, 116, 128, puis A à 120, B à 130, C à 117 ; la correction rend 39 % de la hausse et s'arrête dans le territoire de la vague 4.
- Aucune étude publiée trouvée ne mesure la valeur prédictive d'un comptage ; sur le Dow, les ratios de Fibonacci n'apparaissent pas plus que le hasard. Compte tes propres trades étiquetés.
Pour aller plus loin
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