Une limite de perte de prop firm se mesure de deux façons, et elles ne donnent pas le même résultat. En statique, elle part de ton solde de départ et ne bouge jamais. En trailing, elle suit ton plus haut et ne redescend pas. Deux comptes au même solde peuvent donc être à des distances très différentes de la disqualification.
Deux règles, un seul compte
Sommaire
Le drawdown statique est le plus simple à tenir en tête : la firme fixe un plancher à l'ouverture du compte, et ce plancher reste là. Sur un compte de 50 000 avec une limite de 2 000, tu es disqualifié si le compte passe sous 48 000, et cela reste vrai que tu aies gagné 500 ou 5 000 entre-temps.
Le drawdown trailing se mesure autrement : il part du plus haut atteint. Chaque nouveau sommet remonte le plancher d'autant, et le plancher ne redescend jamais quand le compte redescend. C'est ce détail, et lui seul, qui fait sauter la plupart des challenges.
Le schéma en haut de cette page montre la conséquence exacte. Le compte part de 50 000, monte jusqu'à 53 100, ce qui remonte le plancher trailing à 51 100. Il redescend ensuite à 50 600, c'est-à-dire 600 au-dessus de son point de départ, et il est disqualifié : il est passé sous un plancher qui, lui, ne redescend pas. Le plancher statique, pendant ce temps, était à 48 000 et n'a jamais été approché.
Plancher statique = solde de départ − limite · Plancher trailing = plus haut atteint − limite
Le plus haut atteint se compte soit en intraday, soit à la clôture du jour, et les deux conventions existent. Un trailing intraday se vérifie tick par tick, y compris sur un sommet que tu n'as jamais encaissé.
Certaines firmes figent le plancher trailing une fois un seuil atteint, souvent le capital initial plus la limite. D'autres non. C'est écrit dans le contrat, jamais ailleurs.
Le solde et l'équité ne sont pas la même chose. Beaucoup de firmes mesurent le drawdown sur l'équité, donc positions ouvertes comprises, ce qui déclenche sur un flottant qu'on comptait bien refermer.
| Convention | Ce que suit le plancher |
|---|---|
| Statique | Le solde de départ. Le plancher ne bouge jamais de tout le challenge. |
| Trailing intraday | Le plus haut touché, même une seconde, même sans avoir clôturé. |
| Trailing de fin de journée | Le plus haut des soldes de clôture. Un pic intraday non encaissé ne compte pas. |
| Trailing figé | Le plus haut, jusqu'à un seuil ; au-delà, le plancher se fige et ne bouge plus. |
| Sur l'équité | N'est pas une quatrième convention mais une précision qui s'ajoute aux autres : les positions ouvertes comptent. |
La deuxième et la troisième ligne sont celles qui coûtent le plus, et l'écart entre elles est énorme. En trailing intraday, un pic touché une seconde et jamais encaissé remonte ton plancher pour toujours : tu peux être disqualifié à cause d'un gain que tu n'as jamais eu sur ton solde. En fin de journée, ce même pic n'existe pas pour la règle.
La quatrième ligne est celle qu'on oublie de vérifier et qui change tout après un bon départ. Un trailing figé au-delà d'un seuil finit par se comporter comme un statique, et c'est très exactement la question que se posent les traders un mois après avoir passé leur challenge. La réponse ne se déduit pas, elle se lit dans le contrat de la firme.
Le même compte, au même instant, est conforme pour une firme en statique et disqualifié pour une firme en trailing. Il lui restait 2 600 de marge dans un cas, et il avait franchi la limite de 500 dans l'autre. Le trader n'a rien fait de différent : il a simplement eu un bon jour avant son mauvais jour, et c'est exactement ce que la règle trailing punit.
Sur un challenge, la seule question qui compte au quotidien est la distance à la règle la plus proche. En trailing, cette distance se réduit quand tu gagnes, ce qui est parfaitement contre-intuitif et n'apparaît nulle part dans un journal ordinaire.
C'est pour ça qu'un compte de prop firm ne se suit pas avec les mêmes chiffres qu'un compte à capital propre. Le drawdown maximum classique décrit ton pire creux passé ; la règle de la firme, elle, décrit à quelle distance tu es de la porte, maintenant.
À limite de perte égale, un challenge en trailing intraday est nettement plus dur qu'un challenge en statique, et beaucoup plus dur qu'il n'en a l'air. L'écart ne se voit pas dans les chiffres affichés sur la page de vente, il se voit dans la convention écrite au contrat.
Un style qui laisse courir ses gains et rend une partie de son MFE est le plus pénalisé par le trailing intraday, puisque le plancher se cale sur le meilleur moment du trade et pas sur sa sortie.
Le premier défaut est de supposer que le trailing s'arrête au capital initial. C'est vrai chez certaines firmes et faux chez d'autres, et rien dans le mot « trailing » ne le dit. C'est la question la plus fréquente sur ce sujet et elle n'a qu'une réponse valable, celle du contrat que tu as signé.
Le deuxième est de compter en solde quand la firme compte en équité. Un flottant de 400 sur une position qu'on compte bien refermer ne change pas le solde et fait tomber l'équité, et si la règle porte sur l'équité, elle se déclenche sans que le solde ait bougé.
Le troisième est de faire confiance à un journal qui compte autrement que la firme. Un outil réglé en statique sur un compte en trailing affichera « dans les clous » pendant que la firme dira l'inverse, et c'est la firme qui a raison. La convention se règle une fois, au début, et elle se vérifie contre le contrat.
L'erreur classique. Supposer que le trailing s'arrête au capital initial. Certaines firmes figent le plancher une fois un seuil atteint, d'autres le laissent suivre le plus haut indéfiniment, et rien dans le mot ne permet de deviner laquelle. Un journal réglé sur la mauvaise hypothèse te dira que tu es en règle au moment précis où la firme dira l'inverse, et c'est elle qui tient le compte.
| Indicateur | Formule | Ce qu'il mesure | Quand l'utiliser |
|---|---|---|---|
| Drawdown statique | départ − limite | Une distance fixe au solde initial | Savoir ce qu'on peut perdre en tout |
| Drawdown trailing | plus haut − limite | Une distance au meilleur moment du compte | Savoir à quelle distance de la porte on est |
| Drawdown maximum | pire sommet → creux | La pire baisse déjà subie | Décrire le risque d'un historique |
| Recovery factor | P&L net ÷ drawdown max | Ce que le compte rend par unité de baisse | Comparer deux comptes à risque égal |
Trois choses à trouver dans le contrat : statique ou trailing, intraday ou fin de journée, sur le solde ou sur l'équité. Ça prend une minute et ça prime sur tout ce qu'un journal peut afficher.
C'est la question la plus fréquente et la seule qui n'ait pas de réponse générale. Certaines firmes figent le plancher une fois le capital initial plus la limite atteint, d'autres le laissent courir indéfiniment.
Un outil réglé en statique sur un compte en trailing te dira que tu es dans les clous pendant que la firme dira l'inverse. La convention se règle au début, et elle se vérifie contre le contrat, pas contre une habitude.
Le drawdown trailing est une limite de perte qui suit le plus haut atteint par le compte : chaque nouveau sommet la remonte d'autant et elle ne redescend pas. Le drawdown intraday précise à quel moment ce plus haut se mesure : tick par tick pendant la séance, et non à la clôture du jour. Les deux se combinent, et un trailing intraday est la convention la plus sévère.
Le statique punit la perte, le trailing punit le fait de rendre un gain. En statique, le plancher part du solde de départ et ne bouge jamais, donc gagner t'éloigne de la porte. En trailing, le plancher suit ton plus haut, donc un gain suivi d'un repli peut te disqualifier alors que le compte est encore en positif.
C'est un plancher qui suit le plus haut jusqu'à un seuil, souvent le capital initial plus la limite, puis cesse de monter. Au-delà de ce seuil, la règle se comporte comme un drawdown statique. Certaines firmes le font, d'autres non, et c'est écrit dans leur contrat et nulle part ailleurs.
Chez certaines firmes oui, chez d'autres non, et c'est exactement le genre de question qui n'a pas de réponse générale. Le mot « trailing » ne dit rien du seuil auquel le plancher se fige, ni s'il se fige. La seule réponse valable est celle du contrat que tu as signé, et elle se lit en une minute.
Cela dépend de la firme, et beaucoup mesurent sur l'équité, donc positions ouvertes comprises. La conséquence est concrète : un flottant sur une position que tu comptes bien refermer peut déclencher la règle sans que ton solde ait bougé d'un centime. C'est le troisième point à vérifier au contrat, après la convention et le moment de mesure.
L'écran Prop Firm suit un challenge par ses règles plutôt que par ses seuls chiffres : drawdown, objectif de profit et jours minimum s'affichent avec la distance qui te sépare de chacun. La convention du drawdown s'y choisit parmi les trois qui existent, statique, fin de journée ou trailing, et un réglage séparé dit si le plancher part du solde initial ou d'un seuil figé.
Les règles des offres connues sont pré-remplies pour éviter la saisie, et elles restent toutes modifiables, parce qu'une firme peut changer une règle sans prévenir. Et l'écran distingue deux choses que beaucoup d'outils confondent : une firme qui n'impose rien sur un point, et une firme qui impose quelque chose dont on ignore la valeur. Afficher la seconde comme la première reviendrait à dire « pas de limite » à un trader qui en a une.
Pour aller au fond du sujet : lire le guide complet. Tous les termes sont réunis dans le glossaire.