Relative Vigor Index : calcul et limites

Le Relative Vigor Index, ou RVI, est un indicateur qui mesure où la clôture se place par rapport à l'ouverture de chaque bougie, rapporté à l'amplitude de la bougie, du plus bas au plus haut, puis lissé sur plusieurs bougies. Son idée tient en une phrase de son auteur, John Ehlers : dans un marché qui monte, les prix clôturent en règle générale au-dessus de leur ouverture ; dans un marché qui baisse, en dessous. C'est un oscillateur centré sur zéro, sans seuil fixe de surachat ni de survente, à la différence du stochastique, et il ne part ni de moyennes mobiles comme le MACD ni des variations de clôture à clôture comme le RSI. Cette leçon donne son calcul exact, refait à la main sur dix bougies, ce que chaque plateforme affiche avec la période 10, la lecture de la ligne zéro, des croisements et des divergences, puis ce que l'indicateur ne mesure pas.

Relative Vigor Index : définition, ce qu'il mesure et ce qu'il ne mesure pas

Le RVI pose une question à chaque bougie : la clôture est-elle au-dessus ou en dessous de l'ouverture, et de combien par rapport à l'amplitude de la bougie ? L'aide de MetaTrader 5 sur le Relative Vigor Index résume l'idée : sur un marché haussier, la clôture est en règle générale plus haute que l'ouverture, et c'est l'inverse sur un marché baissier ; la vigueur, ou l'énergie, du mouvement se lit donc à l'endroit où le prix finit à la clôture. Pour normaliser cette mesure, on divise la variation du prix par l'amplitude de la bougie : RVI = (clôture − ouverture) ÷ (plus haut − plus bas). L'aide de TradingView sur le Relative Vigor Index le définit par la même probabilité, celle de prix qui clôturent au-dessus de l'ouverture dans une tendance haussière et en dessous dans une tendance baissière, et le décrit comme un oscillateur centré, qui évolue autour d'une ligne médiane plutôt que le long du prix.

L'indicateur vient d'un article de John F. Ehlers, « Something Old, Something New: Relative Vigor Index (RVI) », publié dans le numéro de janvier 2002 de la revue Technical Analysis of Stocks & Commodities (volume 20, numéro 1, pages 16 à 20). Le résumé publié par la revue en donne l'origine : en 1972, Jim Waters et Larry Williams avaient décrit un oscillateur d'accumulation et de distribution dont la formule, une fois développée, est identique à celle du RVI à des constantes près. Ehlers reprend l'idée et la rend, selon ses mots, plus facile à lisser avec la théorie moderne des filtres. Le nom se lit donc littéralement : un indice de la vigueur relative de chaque bougie.

Deux précisions. Le RVI ne regarde que l'intérieur de la bougie : il ne compare pas la clôture à celle de la veille, si bien qu'une bougie qui ouvre en hausse après un écart et clôture sous son ouverture compte en négatif, même si elle termine au-dessus de la clôture précédente. Et le sigle prête à confusion : RVI désigne aussi un autre indicateur, le Relative Volatility Index, que l'aide de TradingView documente à la page suivante de la sienne ; dans le répertoire de ses scripts, TradingView abrège le Relative Vigor Index en RVGI. Pages consultées en octobre 2026.

Soixante-douze bougies et leur Relative Vigor Index à 10 périodes
Soixante-douze bougies et leur Relative Vigor Index à 10 périodes Série de prix inventée, calcul réel : clôture moins ouverture et plus haut moins plus bas lissés avec les poids 1, 2, 2, 1, sommés sur dix bougies puis divisés, ligne de signal avec le même lissage. En haut, soixante-douze bougies : dix sans direction, seize de hausse qui clôturent près de leur plus haut, six de repli, douze de hausse plus lente qui clôturent plus haut, huit de baisse, puis vingt sans tendance (zone teintée). En bas : le RVI en trait épais, la ligne de signal en trait fin violet, la ligne zéro en trait plein, sur une échelle de −0,84 à +0,84. Le RVI commence à la bougie 13, la ligne de signal à la bougie 16. Le RVI culmine à 0,780 à la bougie 23 et passe sous sa ligne de signal à la bougie 25, une bougie avant la clôture la plus haute de la première hausse, 126,95. Il repasse au-dessus à la bougie 39 (premier point), quand la seconde hausse a déjà parcouru près des deux tiers de son chemin, puis en dessous à la bougie 46 (second point), deux bougies après le sommet. Les tirets relient les deux sommets : la clôture la plus haute passe de 126,95 à 130,84, le sommet du RVI recule de 0,780 à 0,355. C'est une divergence baissière. Dans la zone teintée, le RVI reste sous zéro et croise sa ligne de signal trois fois ; les deux croisements haussiers sont suivis de clôtures plus basses.

Le calcul du RVI : numérateur, dénominateur, ligne de signal

Étape 1 : deux mesures par bougie. Le numérateur est le corps signé de la bougie, clôture − ouverture, positif si elle clôture au-dessus de son ouverture, négatif sinon. Le dénominateur est son amplitude, plus haut − plus bas, toujours positive ou nulle. Le rapport brut d'une seule bougie vaut +1 si elle a ouvert au plus bas et clôturé au plus haut, −1 dans le cas inverse, et il saute d'une bougie à l'autre : l'aide de MetaTrader 5 écrit que c'est pour obtenir un calcul plus lisse qu'on passe par une moyenne.

Étape 2 : le lissage à quatre bougies, poids 1, 2, 2, 1. Chacune des deux mesures est lissée par une moyenne pondérée symétrique sur quatre bougies : la bougie en cours compte pour 1, les deux précédentes pour 2 chacune, la plus ancienne pour 1. L'aide de MetaTrader 5 l'écrit MovAverage = (clôture − ouverture) de la bougie en cours + 2 × celle de la bougie précédente + 2 × celle d'il y a deux bougies + celle d'il y a trois bougies, et RangeAverage de la même façon avec les plus hauts et les plus bas. La formule de TradingView divise ces deux sommes par 6, le total des poids ; celle de MetaTrader 5 ne le fait pas. Ça ne change rien à l'indicateur : le même facteur 6 au numérateur et au dénominateur disparaît dans la division.

Étape 3 : la somme sur la période, 10 par défaut. Les deux lissages sont ensuite additionnés sur les N dernières bougies, puis divisés l'un par l'autre : RVI = somme des numérateurs lissés sur N bougies ÷ somme des dénominateurs lissés sur N bougies. TradingView écrit la même chose avec deux moyennes simples sur N périodes, ce qui revient au même puisque les deux moyennes ont le même diviseur. Le code de l'indicateur publié par MetaQuotes fait la somme sur la période réglée, 10 par défaut. Comme pour la ligne MACD, cette superposition de lissages a un coût en retard, détaillé plus bas.

Étape 4 : la ligne de signal. C'est le même lissage à quatre valeurs, appliqué au RVI lui-même et divisé par 6 : signal = (RVI + 2 × RVI précédent + 2 × RVI d'il y a deux bougies + RVI d'il y a trois bougies) ÷ 6. MetaTrader 5 et TradingView écrivent cette formule à l'identique, et l'aide de MetaTrader 5 la justifie en une phrase : la ligne de signal sert à lever l'ambiguïté de la ligne principale. Elle suit le RVI avec un retard d'une à deux bougies.

Ce qu'il faut d'historique. Le lissage à quatre bougies ne donne sa première valeur qu'à la quatrième bougie ; la somme sur 10 attend dix de ces valeurs, donc la première valeur du RVI tombe à la treizième bougie, et la ligne de signal, qui attend quatre valeurs de RVI, à la seizième. Le code de MetaQuotes commence le tracé exactement là : la ligne RVI à partir de la bougie (période − 1) + 3, la ligne de signal à partir de (période − 1) + 6. Et comme le résultat est un rapport entre deux grandeurs exprimées en prix, il n'a pas d'unité : un RVI de 0,30 se lit de la même façon sur un indice à 20 000 points et sur une action à 20 euros, ce qui n'est vrai ni de la ligne MACD ni de l'ATR.

Un exemple refait à la main, sur dix bougies

Les prix sont inventés, et la période est de 4 au lieu de 10 pour que le calcul tienne en dix bougies : avec 4, le lissage donne sa première valeur à la bougie 4, le RVI à la bougie 7 et la ligne de signal à la bougie 10. La méthode est la même. Les sommes pondérées sont écrites comme dans l'aide de MetaTrader 5, sans la division par 6 ; les diviser changerait chaque ligne intermédiaire, pas le résultat. Les valeurs sont arrondies au millième.

Voici les dix bougies, dans l'ordre ouverture, plus haut, plus bas, clôture. Bougie 1 : 100,00, 101,00, 99,00, 100,50. Bougie 2 : 100,50, 102,00, 100,00, 101,50. Bougie 3 : 101,50, 102,50, 100,50, 102,00. Bougie 4 : 102,00, 104,00, 101,50, 103,50. Bougie 5 : 103,50, 104,50, 102,50, 103,00. Bougie 6 : 103,00, 105,00, 102,50, 104,50. Bougie 7 : 104,50, 105,50, 103,50, 104,00. Bougie 8 : 104,00, 105,00, 102,00, 102,50. Bougie 9 : 102,50, 103,50, 101,00, 101,50. Bougie 10 : 101,50, 102,50, 100,00, 100,50. Le prix monte jusqu'à la bougie 6, puis quatre bougies clôturent sous leur ouverture.

Les deux mesures par bougie. Clôture − ouverture, de la bougie 1 à la bougie 10 : +0,50, +1,00, +0,50, +1,50, −0,50, +1,50, −0,50, −1,50, −1,00, −1,00. Plus haut − plus bas : 2,00, 2,00, 2,00, 2,50, 2,00, 2,50, 2,00, 3,00, 2,50, 2,50.

Le lissage 1, 2, 2, 1. À la bougie 4, le numérateur lissé vaut 0,50 + 2 × 1,00 + 2 × 0,50 + 1,50 = 5,00, et le dénominateur lissé 2,00 + 2 × 2,00 + 2 × 2,00 + 2,50 = 12,50. En faisant glisser la fenêtre d'une bougie à chaque fois, le numérateur lissé vaut ensuite 4,50, 4,00, 3,00, 0,00, −3,50 et −6,50 aux bougies 5 à 10, et le dénominateur lissé 13,00, 13,50, 13,50, 14,00, 15,00 et 15,50. À la bougie 8, le numérateur lissé tombe exactement à zéro : la bougie 8 (−1,50) et la bougie 7 (2 × −0,50) annulent la bougie 6 (2 × 1,50) et la bougie 5 (−0,50), alors que le prix vient de perdre 1,50 en une bougie.

Le RVI à 4 périodes. Bougie 7 : (5,00 + 4,50 + 4,00 + 3,00) ÷ (12,50 + 13,00 + 13,50 + 13,50) = 16,50 ÷ 52,50 = 0,314. Bougie 8 : 11,50 ÷ 54,00 = 0,213. Bougie 9 : 3,50 ÷ 56,00 = 0,063. Bougie 10 : −7,00 ÷ 58,00 = −0,121. Le RVI reste positif aux bougies 8 et 9 alors que les deux clôturent sous leur ouverture : les bougies haussières du début sont encore dans la fenêtre. Il ne passe sous zéro qu'à la bougie 10, quatre bougies après la clôture la plus haute.

La ligne de signal. Elle attend quatre valeurs de RVI, donc sa première tombe à la bougie 10 : (−0,121 + 2 × 0,063 + 2 × 0,213 + 0,314) ÷ 6 = 0,124. À cette bougie, le RVI est déjà sous sa ligne de signal, de 0,245, et sous zéro : la ligne de signal, lissée une fois de plus, porte encore la trace des bougies haussières que le RVI a déjà oubliées. C'est ce retard qui rend les croisements lisibles, et c'est aussi ce qui les fait arriver tard.

Les réglages du RVI, plateforme par plateforme

Un seul réglage : la période de la somme. Les poids 1, 2, 2, 1 du lissage et de la ligne de signal ne se règlent nulle part dans les sources lues. Mais les documents ne disent pas tout à fait la même chose.

MetaTrader 5 range le Relative Vigor Index dans son menu des oscillateurs, à côté du Momentum et du stochastique. Son aide écrit que 10 est considéré comme la meilleure période, sans dire par qui ni sur quelles données, et que le calcul passe par une moyenne mobile simple. Le code de l'indicateur publié par MetaQuotes, l'éditeur de la plateforme, n'a qu'un paramètre, Period, à 10, et trace deux lignes, « RVI » en vert et « Signal » en rouge, avec trois décimales. Il additionne les deux lissages sur la période réglée, sans les diviser par 6, puis divise la ligne de signal par 6.

Où l'aide et le code de MetaQuotes diffèrent. La page d'aide écrit qu'après le lissage, on additionne les moyennes sur les 4 dernières périodes. Le fichier RVI.mq5 téléchargé depuis la page de MetaQuotes, lui, fait la somme sur la période réglée, 10 par défaut, dans une boucle qui remonte de la bougie en cours jusqu'à la bougie d'il y a Period bougies. Les deux textes viennent du même éditeur et ne décrivent pas la même fenêtre ; c'est le code qui tourne sur le graphique. Le même code prévoit un cas limite : si la somme des amplitudes est nulle, il affiche la somme des numérateurs au lieu du rapport, ce qui n'arrive que si toutes les bougies de la fenêtre ont le même plus haut et le même plus bas.

TradingView écrit la formule complète dans son aide : numérateur et dénominateur pondérés 1, 2, 2, 1 et divisés par 6, RVI égal à la moyenne simple des numérateurs sur N périodes divisée par la moyenne simple des dénominateurs sur N périodes, et ligne de signal égale à (RVI + 2 × RVI précédent + 2 × RVI d'il y a deux bougies + RVI d'il y a trois bougies) ÷ 6. La page laisse le choix de N au lecteur et n'indique aucune valeur par défaut. Elle classe l'indicateur parmi les oscillateurs centrés, entre le RSI et le Relative Volatility Index dans sa table des matières.

Aucune des sources lues ne compare plusieurs périodes ni ne mesure l'effet d'un changement de réglage. TradingView écrit seulement qu'une période plus longue réduit l'effet des contre-tendances de court terme sur les lectures. La période 10 est la valeur par défaut de MetaTrader 5, pas un résultat.

Lire le RVI : ligne zéro, ligne de signal, divergences

La ligne zéro. Au-dessus de zéro, sur la fenêtre, les bougies ont clôturé au-dessus de leur ouverture plus qu'en dessous, poids et amplitudes compris ; en dessous, c'est l'inverse. Ce n'est ni un niveau de prix ni un sens de tendance : le RVI dit comment les bougies se sont construites, pas où le prix est allé. Sur le schéma, il redescend sous zéro à la bougie 35 alors que le prix remonte depuis trois bougies : la fenêtre de dix bougies porte encore les six bougies du repli.

Le croisement de la ligne de signal. Pour l'aide de MetaTrader 5, la rencontre des deux lignes est un signal d'achat ou de vente. TradingView en fait l'un des deux signaux les plus utilisés, haussier quand le RVI passe au-dessus de sa ligne de signal, baissier quand il passe en dessous, et écrit que ces croisements sont des indicateurs avancés de la direction future du prix. C'est une affirmation de la page, sans mesure. Sur le schéma, le croisement baissier de la bougie 25 précède d'une bougie la clôture la plus haute de la première hausse ; le croisement haussier de la bougie 39 arrive quand 65 % de la seconde hausse est déjà faite, et le croisement baissier de la bougie 46 tombe deux bougies après le sommet, 3,69 plus bas. Même indicateur, même série : tantôt avant, tantôt après.

Les divergences. TradingView les définit par l'écart entre le sens de l'indicateur et celui du prix, par exemple un prix qui monte pendant que le RVI baisse, et y lit l'annonce d'un changement de tendance à court terme. Sur le schéma, les tirets en montrent une : la clôture la plus haute passe de 126,95 à 130,84, et le sommet du RVI recule de 0,780 à 0,355. La seconde hausse va plus haut avec des bougies dont les clôtures sont moins proches du haut : c'est ce que la divergence mesure, et rien de plus. Sur cette série, dessinée pour la montrer, la baisse suit ; sur un vrai graphique, rien ne l'oblige, et la leçon sur le MACD rappelle, d'après StockCharts, que les divergences baissières sont monnaie courante dans une forte hausse.

Pas de seuil. Aucune des sources lues ne fixe de niveau de surachat ou de survente au RVI. Par construction, il ne peut pas sortir de −1 et +1, puisque le corps d'une bougie ne dépasse jamais son amplitude ; mais ces bornes supposent que toutes les bougies de la fenêtre clôturent à leur extrême, et le schéma ne dépasse pas 0,780 au sommet de treize bougies qui clôturent toutes au-dessus de leur ouverture. Il se lit donc autour de zéro et par rapport à sa ligne de signal, pas contre une échelle.

Aucune de ces lectures n'est un ordre d'achat ou de vente. Ce sont des conventions, à tester sur ton marché, ton unité de temps et ta période, avec la méthode de l'article backtester une stratégie sans se mentir. Tradoshi ne relève pas le RVI au moment de tes trades : l'indicateur se lit sur ton graphique. Le journal sert à l'étape suivante : tu étiquettes chaque trade pris sur une lecture précise, par exemple « croisement haussier du RVI sous zéro », et le tableau de bord se filtre par étiquette pour voir ce que cette lecture a donné chez toi, en taux de réussite comme en espérance de gain.

RVI, stochastique et RSI : trois questions différentes

Le stochastique place la clôture dans l'intervalle entre le plus bas et le plus haut des N dernières bougies, de 0 à 100. L'aide de MetaTrader 5 fait le rapprochement et marque la différence : le RVI est calculé de façon semblable, mais il compare la clôture à l'ouverture, et non au plus bas comme le fait le stochastique. Le stochastique répond donc à la question « où le prix a-t-il clôturé dans son range récent ? », le RVI à la question « les bougies récentes ont-elles clôturé au-dessus ou en dessous de leur ouverture ? ». La leçon sur le stochastique en refait le calcul.

Le RSI ne regarde ni l'ouverture ni l'amplitude : il compare la moyenne des hausses de clôture à clôture à la moyenne des baisses, sur 14 périodes dans le réglage de Wilder, et reste entre 0 et 100 avec les seuils usuels 70 et 30. Une suite de bougies qui ouvrent en hausse après un écart puis referment une partie de cet écart donne un RSI qui monte et un RVI qui baisse : les deux indicateurs ne se contredisent pas, ils ne mesurent pas la même chose. L'article sur le RSI détaille son calcul.

Le MACD et le momentum partent des clôtures seules : écart entre deux moyennes mobiles pour le MACD, clôture comparée à celle d'il y a n bougies pour le momentum et le ROC. Aucun des quatre n'utilise le volume. Trois oscillateurs d'accord entre eux ne font pas trois confirmations, et la page sur l'analyse technique explique pourquoi ; mais le RVI est, des quatre, le seul à regarder l'ouverture de la bougie, et c'est la seule information qu'il ajoute.

Les limites du Relative Vigor Index

Il est en retard, deux fois. Le lissage à quatre bougies puis la somme sur dix repoussent la première valeur à la treizième bougie, et la ligne de signal lisse encore. Sur le schéma, le croisement haussier de la bougie 39 arrive quand près des deux tiers de la seconde hausse sont faits. Raccourcir la période réduit ce retard et multiplie les croisements : aucun réglage ne supprime ce compromis.

Sans tendance, les croisements se multiplient. TradingView l'écrit : l'indicateur semble produire de faux signaux sur un marché borné, et fonctionne mieux dans un marché en tendance. Dans la zone teintée du schéma, vingt bougies clôturent entre 110,76 et 118,35 ; le RVI y croise sa ligne de signal trois fois, et les deux croisements haussiers, aux bougies 56 et 69, sont suivis de clôtures plus basses. Savoir si une tendance est en place est une autre question, celle de la leçon sur le DMI et l'ADX.

Il ne voit ni les écarts ni le volume. Le RVI se calcule à l'intérieur de chaque bougie : un écart d'ouverture par rapport à la clôture précédente n'entre ni au numérateur ni au dénominateur, et une bougie de forte amplitude pèse comme une bougie étroite dès lors que sa clôture se place au même endroit relatif. Il ne dit rien non plus de la taille des bougies, qui est la question de l'ATR, ni de ce qui s'est échangé, qui est celle du volume.

Il dépend du texte qu'on lit. L'aide de MetaTrader 5 et le code de MetaQuotes ne décrivent pas la même fenêtre de somme, TradingView ne donne pas de période par défaut, et le sigle RVI désigne aussi le Relative Volatility Index. Avant de comparer une valeur lue ailleurs à celle de ton écran, vérifie la période, le nom complet de l'indicateur et, si tu lis une formule, la présence ou non de la division par 6, qui change les lignes intermédiaires sans changer le résultat.

Aucune étude publiée, à notre connaissance, ne le mesure. L'article d'Ehlers présente la construction de l'indicateur ; les affirmations de TradingView sur des croisements « indicateurs avancés » et sur une meilleure tenue en tendance ne sont accompagnées d'aucun chiffre sur sa page, et nous n'avons trouvé aucune publication à comité de lecture qui teste le Relative Vigor Index, ni les taux de réussite qui circulent à son sujet. Cette leçon n'en reprend donc aucun. Ce qui existe, c'est un calcul exact, reproductible sur n'importe quelle série, et une règle à juger sur des données qu'elle n'a pas déjà vues.

Questions fréquentes

C'est quoi le Relative Vigor Index (RVI) en trading ?

Le Relative Vigor Index est un indicateur technique publié par John Ehlers en janvier 2002 dans Technical Analysis of Stocks & Commodities. Il mesure où la clôture se place par rapport à l'ouverture de chaque bougie, rapporté à l'amplitude de la bougie, lissé par une moyenne pondérée 1, 2, 2, 1 puis sommé sur 10 bougies. Il oscille autour de zéro et s'accompagne d'une ligne de signal.

Comment se calcule le RVI ?

Numérateur : clôture − ouverture, lissé sur quatre bougies avec les poids 1, 2, 2, 1. Dénominateur : plus haut − plus bas, lissé de la même façon. RVI = somme des numérateurs lissés sur N bougies ÷ somme des dénominateurs lissés sur N bougies, avec N = 10 par défaut. Ligne de signal = (RVI + 2 × RVI précédent + 2 × RVI d'il y a deux bougies + RVI d'il y a trois bougies) ÷ 6.

Quelle période choisir pour le Relative Vigor Index ?

10 est la valeur par défaut du code de MetaTrader 5, dont l'aide écrit que c'est la période considérée comme la meilleure, sans dire par qui ni sur quelles données. TradingView laisse le choix et n'indique pas de valeur par défaut. Aucune source lue ne compare plusieurs périodes : plus elle est courte, plus les croisements sont nombreux ; plus elle est longue, plus ils arrivent tard.

Quelle différence entre le RVI et le stochastique ?

Les deux placent la clôture dans une amplitude, mais pas la même. Le stochastique compare la clôture au plus bas et au plus haut des N dernières bougies, de 0 à 100. Le RVI compare la clôture à l'ouverture de chaque bougie, rapportée à l'amplitude de cette bougie, et oscille autour de zéro sans seuil fixe. L'aide de MetaTrader 5 résume : le RVI se calcule comme le stochastique, mais par rapport à l'ouverture et non au plus bas.

Le Relative Vigor Index est-il fiable ?

Aucune étude publiée, à notre connaissance, ne le mesure. TradingView écrit qu'il fonctionne mieux en tendance et produit de faux signaux sur un marché borné, sans chiffre à l'appui. Sur la série de la leçon, il croise sa ligne de signal trois fois en vingt bougies sans tendance, et les deux croisements haussiers sont suivis de clôtures plus basses. La seule façon de le savoir sur ton marché est de tester la règle sur des données qu'elle n'a pas vues.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Relative Vigor Index mesure où la clôture se place par rapport à l'ouverture, rapporté à l'amplitude de la bougie : il décrit la construction des bougies, pas le niveau du prix.
  • Numérateur et dénominateur sont lissés avec les poids 1, 2, 2, 1, sommés sur 10 bougies par défaut, puis divisés ; la ligne de signal est le même lissage du RVI, divisé par 6.
  • Il oscille autour de zéro, sans seuil de surachat ni de survente ; ses bornes théoriques −1 et +1 supposent des bougies qui clôturent toutes à leur extrême.
  • Première valeur à la treizième bougie, ligne de signal à la seizième : il est en retard par construction, et ses croisements se multiplient sans tendance.
  • L'aide de MetaTrader 5 et le code de MetaQuotes ne décrivent pas la même fenêtre de somme, et aucune étude publiée, à notre connaissance, ne mesure l'indicateur.

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