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Le KOSPI suspendu après la pire séance du Nasdaq 100 depuis 2020

Le Nasdaq 100 a connu le 5 novembre 2026 sa pire séance depuis mars 2020, et la vague de ventes sur les semi-conducteurs a provoqué le lendemain la suspension du marché sud-coréen. Pour les traders d'indices, de prop firms et de crypto à effet de levier, l'épisode met en évidence le risque d'écarts de prix et de liquidations rapides.

La rédaction Tradoshi, sous la direction de Benjamin Roure L'HermittePublié le ·Mis à jour le
Illustration : écran de cotation figé par un symbole pause, courbe d'indice en chute, puce électronique fissurée et contour de la péninsule coréenne.

Le 6 novembre 2026 à 9 h 03, heure de Séoul (1 h 03, heure de Paris), la Korea Exchange a déclenché un coupe-circuit de niveau 1 sur le KOSPI, l'indice phare de la Bourse sud-coréenne, qui reculait alors de plus de 8 %, selon The Asia Business Daily et le Seoul Economic Daily. Toutes les cotations ont été interrompues pendant 20 minutes. Cette suspension fait suite à la séance du 5 novembre à Wall Street, close à 16 h, heure de New York (22 h à Paris), au cours de laquelle le Nasdaq 100 a enregistré sa plus forte baisse depuis mars 2020, d'après investingLive et 24/7 Wall St.

Le Nasdaq 100 signe sa pire séance depuis mars 2020

Le 5 novembre, le Nasdaq 100 a abandonné 1 807,36 points, soit 6,36 %, pour terminer à 26 629,81 points, selon investingLive. 24/7 Wall St. situe le précédent d'une telle ampleur au 16 mars 2020. Le reste de la cote américaine a suivi : le Nasdaq Composite a reculé de 5,52 %, à 24 315 points, le Dow Jones a perdu 1 833 points (-3,44 %) et le S&P 500 a cédé environ 4,35 %, pour finir aux alentours de 7 354 points. Pour ces indices, CNN et Business Model Analyst évoquent la pire séance depuis avril 2025.

Les semi-conducteurs ont concentré les ventes. L'indice des semi-conducteurs de Philadelphie (SOX) a chuté de plus de 12 % et Nvidia a perdu environ 9,3 %, à près de 181,6 dollars, selon investingLive, Finbold et CNN.

Les médias rattachent ce mouvement aux craintes d'un ralentissement, ou d'un encadrement plus strict, de la construction de centres de données consacrés à l'intelligence artificielle après la victoire des démocrates à la Chambre des représentants et au Sénat lors des élections de mi-mandat. Les doutes déjà présents sur les dépenses d'investissement dans l'IA auraient amplifié ces inquiétudes. Cette explication reste une lecture de marché : The Kobeissi Letter, cité par Cointelegraph, juge la baisse plus technique que fondamentale.

À Séoul, le marché coupé vingt minutes dès l'ouverture

Le 6 novembre, le KOSPI a ouvert à 5 263,26 points, en repli de 2,24 % (-120,54 points) sur la clôture de la veille. Trois minutes plus tard, la baisse dépassait 8 % et l'indice passait sous la barre des 5 000 points en séance, le plus bas exact variant selon les médias. D'après The Asia Business Daily, le coupe-circuit de niveau 1 se déclenche lorsque le KOSPI reste au moins 8 % sous la clôture précédente pendant une minute ; il suspend alors l'ensemble du marché pendant 20 minutes.

Sur le KOSDAQ, en baisse de plus de 6 %, un mécanisme dit « sidecar » a été activé côté vente : les ordres de vente programmés ont été limités pendant cinq minutes, selon The Asia Business Daily et Invezz. Samsung Electronics et SK Hynix ont mené le recul, la première cédant environ 10 % en séance et la seconde jusqu'à 12 à 13 %. Après la reprise des échanges, le KOSPI a réduit ses pertes et a clôturé en baisse d'environ 6 %, autour de 5 059,7 points, donc au-dessus de 5 000, selon TradingKey et Cointelegraph.

Séoul assouplit les règles de marge, la crypto liquide plus d'un milliard

Le 6 novembre, le gouvernement sud-coréen a annoncé que les courtiers seraient dispensés, pendant trois mois à compter du lundi 9 novembre, de maintenir le ratio de couverture de 140 % exigé sur les prêts sur marge, rapportent le Seoul Economic Daily et Cointelegraph. L'objectif affiché est de limiter les ventes forcées. Selon le Seoul Economic Daily, une telle mesure n'avait pas été prise depuis juillet 2022.

Le marché des crypto-actifs a lui aussi encaissé le choc. Plus d'un milliard de dollars de positions à effet de levier, en grande majorité acheteuses, ont été liquidées sur 24 heures entre le 5 et le 6 novembre ; les montants cités vont de 1,1 à 1,26 milliard de dollars selon le moment du relevé. Le bitcoin a perdu environ 6 % le 5 novembre, autour de 75 700 dollars, effaçant ses gains post-électoraux, puis se maintenait au-dessus de 75 000 dollars le 6 novembre, selon CoinDesk et Cointelegraph. Les investisseurs attendaient par ailleurs le rapport américain sur l'emploi d'octobre, publié le vendredi 6 novembre.

Ce que cela change pour les traders

Pour les traders de CFD sur le Nasdaq 100 (US100 ou NAS100 selon les plateformes), l'amplitude de la séance du 5 novembre dépasse largement la normale. D'éventuels ajustements de marges, de levier ou d'horaires sur les CFD d'indices américains et coréens n'ont pas été précisés à ce stade par les courtiers ni par les prop firms ; les clients concernés auraient intérêt à vérifier les conditions en vigueur sur leur compte.

Pour les produits liés au KOSPI (CFD, contrats à terme sur le KOSPI 200, ETF), la suspension illustre un risque particulier : pendant vingt minutes, le sous-jacent n'est plus coté. À la reprise, un écart de prix peut apparaître et des ordres stop peuvent être exécutés loin de leur niveau.

En prop firm, un tel écart, à l'ouverture de Séoul ou de Tokyo comme à la réouverture des contrats à terme américains, pourrait faire franchir d'un seul coup la limite de perte journalière ou le drawdown maximal. Les points à relire dans les règles du compte portent sur la prise en compte des pertes latentes, l'heure de remise à zéro de la limite quotidienne et le traitement des positions conservées la nuit ou le week-end.

L'assouplissement coréen vise les prêts sur marge des courtiers locaux. Il ne modifie pas les conditions appliquées par les courtiers CFD étrangers.

Sur les contrats perpétuels crypto, les liquidations des 5 et 6 novembre rappellent le poids du levier, du prix de liquidation et des taux de financement, alors que le bitcoin a reculé dans le sillage du Nasdaq. La publication du rapport sur l'emploi, dans un marché déjà très volatil, pourrait s'accompagner d'écarts de cotation plus larges sur les indices, le dollar et la crypto. Enfin, consigner dans un journal de trading les écarts subis, les glissements de prix et les ordres non exécutés pendant la suspension à Séoul permettrait, le cas échéant, d'appuyer une contestation d'exécution ou de revoir la taille des positions.

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Cet article est publié à titre d'information. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d'achat ou de vente d'un instrument financier. Méthode de vérification et politique de correction : La rédaction.

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