Les rendements mensuels sont le P&L de chaque mois calendaire rapporté à ton capital, exprimé en pourcentage. Leur intérêt n'est pas le total qu'ils forment, c'est leur ressemblance d'un mois à l'autre : douze mois qui se ressemblent valent mieux qu'un mois exceptionnel et onze plats.
La moyenne, et l'écart à la moyenne
Sommaire
Les rendements mensuels découpent ta performance en mois calendaires et rapportent chacun à un capital de référence. C'est le découpage le plus lisible d'une année : assez large pour lisser les journées extrêmes, assez fin pour qu'une dérive se voie avant la fin de l'exercice.
Ce qu'on appelle la consistance est simplement la ressemblance de ces douze nombres entre eux. Un trader qui fait +1,5 % tous les mois et un trader qui fait +18 % en un mois et zéro le reste de l'année terminent au même endroit, et personne ne les jugerait pareils. Le second n'a pas démontré grand-chose.
Cette distinction n'est pas théorique, elle est contractuelle chez beaucoup de prop firms : une part du gain trop concentrée sur une seule période fait échouer un compte financé, même en positif. La règle porte souvent le nom de règle de consistance, et elle se mesure exactement sur ces chiffres.
Rendement du mois = P&L du mois ÷ capital de référence × 100
Le capital de référence est un choix : solde de début d'année, solde de début de mois, ou capital moyen. Les trois donnent des séries différentes, et la plus sévère est celle qui repart du solde de début d'année.
Les dépôts et retraits faussent tout s'ils ne sont pas retirés du calcul. Un versement de 5 000 € pris pour un gain transforme un mois plat en excellent mois.
La règle de consistance des prop firms ne se mesure pas toujours sur des mois : beaucoup la calculent sur le meilleur jour rapporté au gain total. Le principe est le même, la fenêtre ne l'est pas, et c'est au contrat de le dire.
| Part du meilleur mois | Ce que ça décrit |
|---|---|
| moins de 20 % | Très régulier. Le résultat vient de la répétition, pas d'une occasion. |
| 20 à 35 % | Normal pour du trading discrétionnaire sur douze mois. |
| 35 à 50 % | Concentré. La moitié de l'année s'est jouée sur un mois, et il faut savoir pourquoi. |
| plus de 50 % | Le reste de l'année n'a rien produit. Ce n'est pas une méthode, c'est une occasion saisie. |
| gain annuel négatif | Le calcul n'a plus de sens : la part d'un mois positif dans un total négatif ne décrit rien. |
Le tableau se lit avec une réserve qui compte plus que les seuils eux-mêmes : douze points, c'est très peu. Une année de rendements mensuels est un échantillon minuscule, et une série qui semble régulière peut l'être par hasard. Ces seuils servent à décider d'un financement, pas à conclure qu'une méthode est bonne, et confondre les deux est la façon la plus commune de se surestimer.
Le second point concerne le capital de référence, qui n'est presque jamais précisé. Rapporter chaque mois au solde de début d'année produit des pourcentages qui montent mécaniquement quand le compte grossit ; les rapporter au solde du mois donne une série stable mais moins flatteuse. Deux traders qui publient leurs rendements mensuels ne mesurent presque jamais la même chose.
Le meilleur mois représente 30 % du gain annuel. C'est élevé sans être anormal, et c'est la limite que beaucoup de prop firms fixent autour de 25 à 40 % selon les maisons. Cette série passerait donc de justesse chez les unes et échouerait chez les autres, avec exactement la même performance.
C'est l'usage le plus concret, et il est chiffrable avant même de payer un challenge. Prends ton meilleur mois, divise-le par ton gain total, compare à la limite annoncée par la maison. Si tu dépasses, le compte échouera même en étant positif, et c'est une information qui vaut le prix du challenge.
Attention à la fenêtre : certaines maisons mesurent sur le meilleur jour et non sur le meilleur mois, ce qui est beaucoup plus sévère. Le contrat le dit, et c'est la seule source qui fasse foi.
Une série mensuelle qui se dégrade progressivement se voit longtemps avant qu'un bilan annuel ne la révèle. Trois mois consécutifs en baisse relative disent quelque chose que le total annuel masquera encore pendant des mois.
C'est le bon rythme pour ce genre de contrôle : la journée est trop bruitée pour conclure, l'année est trop lente pour corriger, et le mois se situe exactement entre les deux.
Le premier défaut est l'échantillon, et il est structurel : une année ne fait que douze points. Aucune statistique sérieuse ne se tire de douze observations, et pourtant les rendements mensuels sont publiés comme s'ils démontraient quelque chose. Ils décrivent ce qui s'est passé, ils ne prévoient rien, et la différence est rarement faite.
Le deuxième est le capital de référence non précisé. Début d'année, début de mois, capital moyen : trois conventions, trois séries, et presque personne n'indique laquelle. Un rendement mensuel publié sans sa base est un chiffre qu'on ne peut ni vérifier ni comparer.
Le troisième est de confondre la consistance avec la compétence. Une série régulière peut venir d'un marché calme, d'une taille de position modeste ou du hasard, et elle se dégrade souvent dès que les conditions changent. La consistance est une qualité de la série observée, pas une propriété du trader qui l'a produite.
L'erreur classique. Compter un dépôt comme un gain. Le solde monte de la même façon dans les deux cas, donc un versement transforme un mois plat en meilleur mois de l'année, et toute la lecture de consistance s'effondre sans que rien ne le signale. Les mouvements de capital se retirent du calcul avant tout le reste.
| Indicateur | Formule | Ce qu'il mesure | Quand l'utiliser |
|---|---|---|---|
| Rendements mensuels | P&L du mois ÷ capital | La régularité, mois par mois | Vérifier une règle de consistance |
| Ratio de Sharpe | moyenne ÷ écart-type | La même régularité, en un nombre | Comparer deux méthodes à rendement égal |
| Rendement total | P&L net ÷ capital de départ | Le résultat, sans le chemin | Dire ce que la période a rapporté |
| Drawdown maximum | (sommet − creux) ÷ sommet | La pire baisse, pas la régularité | Dimensionner ses positions |
Meilleur mois divisé par gain total, comparé à la limite annoncée par la maison. Le calcul prend deux minutes et il dit si un compte financé échouerait alors même qu'il serait en positif. C'est l'information la moins chère et la plus rarement vérifiée du parcours prop firm.
Début d'année, début de mois ou capital moyen : les trois sont défendables, changer en cours de route ne l'est pas. Sans base fixée, une série mensuelle ne se compare ni à la tienne de l'an dernier ni à celle de personne.
Un versement compté comme un gain fabrique un excellent mois qui n'a rien à voir avec du trading. C'est l'erreur la plus grossière de cette statistique, et elle est fréquente parce que le solde monte de la même façon dans les deux cas.
C'est le P&L de chaque mois calendaire rapporté à ton capital de référence, exprimé en pourcentage. La série des douze mois d'une année sert à juger la régularité d'une performance plutôt que son total.
La ressemblance des mois entre eux. Un trader régulier à +1,5 % par mois et un trader qui fait +18 % en un mois et rien le reste de l'année arrivent au même total, et seul le premier a démontré une méthode. Beaucoup de prop firms en font une règle contractuelle.
Divise ton meilleur mois par ton gain total sur la période, et compare à la limite annoncée par la maison, souvent située entre 25 et 40 %. Attention : certaines mesurent sur le meilleur jour et non sur le meilleur mois, ce qui est beaucoup plus sévère. Seul le contrat fait foi.
Trois conventions existent : le solde de début d'année, le solde de début de mois, ou le capital moyen. Les trois sont défendables et donnent des séries différentes. L'essentiel est d'en choisir une, de l'écrire, et de ne plus en changer, parce qu'un rendement mensuel sans sa base ne se compare à rien.
Non, et c'est la confusion la plus répandue sur ce sujet. Douze mois font douze observations, ce qui est un échantillon minuscule : une série régulière peut l'être par hasard, ou parce que le marché a été calme. La consistance décrit la série observée, elle ne démontre pas une compétence.
Les rendements mensuels sont affichés dans le widget Track record du tableau de bord, un bloc par mois calendaire, sous la synthèse de performance. Ils sont calculés à partir du P&L de chaque mois tiré de tes trades, frais compris, sans saisie.
Le contrôle décrit plus haut se fait dans le même écran : la part du meilleur mois se lit en comparant le plus haut bloc au rendement total affiché juste au-dessus. Et pour l'autre forme de la même mesure, l'écran Rapports donne le ratio de Sharpe, qui résume cette régularité en un seul nombre.
Pour aller au fond du sujet : lire le guide complet. Tous les termes sont réunis dans le glossaire.