Le rendement total est le P&L net d'une période exprimé en pourcentage du capital de départ. C'est la seule façon de comparer deux comptes de tailles différentes, et il ne veut rien dire sans le drawdown qui l'accompagne.
Ce que le rendement rapporte au capital
Sommaire
Le rendement total répond à une question que le P&L ne peut pas traiter : combien ce compte a-t-il rapporté, proportionnellement à ce qu'il fallait engager ? Deux traders, l'un sur 2 000 €, l'autre sur 50 000 €, ne sont comparables sur aucun chiffre exprimé en euros. Ils le sont sur celui-ci.
Il se calcule sur une période fermée, du premier au dernier jour, et sur le capital tel qu'il était au début de cette période. C'est une mesure d'arrivée, pas une mesure de trajet : elle ignore complètement ce qui s'est passé entre les deux bornes.
Rendement total = P&L net ÷ capital de départ × 100
Le dénominateur est le capital au début de la période, pas le capital actuel et pas la moyenne des deux.
Si le compte a été réalimenté en cours de route, le rendement total n'est plus calculable simplement : il faut passer par un rendement pondéré par le temps, sinon un simple virement ressemble à une performance.
Rendement total = 14,5 %. Si le drawdown maximum de l'année a été de 12 %, ce 14,5 % a coûté cher ; s'il a été de 3 %, c'est une très bonne année.
C'est l'usage d'origine. Un gain de 800 € sur 2 000 € et un gain de 5 000 € sur 50 000 € ne se comparent sur aucun chiffre en euros ; le premier fait 40 %, le second 10 %, et la question change complètement.
Il sert aussi à te comparer à toi-même quand ton compte a changé de taille. Ton P&L en euros monte mécaniquement avec le capital, ton rendement ne monte que si ton trading s'améliore.
Un rendement ne se juge qu'avec le drawdown maximum de la même période. Un 14,5 % obtenu avec 3 % de drawdown et un 14,5 % obtenu avec 20 % ne décrivent pas le même trader.
Le rapport entre les deux porte un nom, le recovery factor, et c'est la façon la plus simple de mettre un seul chiffre sur une année entière.
Le premier défaut est le dépôt en cours de route. Si le capital a été réalimenté, le pourcentage calculé sur le capital de départ mélange une performance et un virement. C'est l'erreur la plus fréquente sur les captures partagées en ligne.
Le deuxième est l'extrapolation. Un mois à +6 % ne fait pas une année à +72 %, et un rendement calculé sur trois semaines ne se compare à aucun rendement annuel. Les périodes se comparent à longueur égale.
Le troisième est un capital de départ mal renseigné. Sur un compte de prop firm dont le capital n'est pas le tien, ou sur un compte dont le solde initial déclaré est faux, le pourcentage est exact au calcul et faux dans ce qu'il raconte.
L'erreur classique. Le calculer sur un capital qui a bougé. Si tu as réalimenté le compte en cours de route, le dénominateur n'est plus ton capital de départ et le pourcentage ne veut plus rien dire. Un dépôt n'est pas une performance, et c'est pourtant l'erreur la plus fréquente sur les captures partagées en ligne.
| Indicateur | Formule | Ce qu'il mesure | Quand l'utiliser |
|---|---|---|---|
| Rendement total | P&L net ÷ capital de départ | Le gain proportionnel au capital | Comparer deux comptes |
| P&L net | Σ résultats − frais | Le gain en devise | Vérifier contre le relevé |
| Drawdown maximum | pire sommet → creux | La pire baisse subie | Mesurer le risque pris |
| Recovery factor | P&L net ÷ drawdown max | Le gain par unité de baisse | Juger rendement et risque ensemble |
Le pourcentage n'est jamais plus juste que son dénominateur. Un solde initial approximatif produit un rendement précis au centième et faux dans son ensemble.
Un rendement seul ne dit pas si l'année était bonne. Le même chiffre avec son drawdown maximum à côté le dit immédiatement, et c'est la seule façon honnête de le partager.
Si tout le rendement de l'année tient à deux mois, ce n'est pas le même trading que douze mois modestes. Le chiffre total est identique, la conclusion ne l'est pas.
Il n'existe aucun chiffre normal, et se méfier de qui en annonce un. Ce qui se juge n'est pas le rendement mais le couple rendement / drawdown : un 15 % avec 5 % de drawdown vaut mieux qu'un 40 % avec 35 %, parce que le second n'est pas reproductible sans y laisser le compte.
Les deux, mais pas pour la même chose. Le P&L te dit combien tu as gagné, le rendement total te dit si c'était beaucoup au regard de ce que tu as engagé. Le second est le seul qui reste vrai si tu changes la taille de ton compte.
La formule simple ne convient plus. Il faut découper la période en segments à chaque mouvement de capital, calculer le rendement de chaque segment, puis les chaîner. C'est ce qu'on appelle un rendement pondéré par le temps, et c'est la seule méthode qui ne compte pas un virement comme un gain.
Pas nécessairement. Sur une période courte, le hasard pèse plus que la méthode : un système à espérance positive peut finir un trimestre en rouge sans que rien ne soit cassé. Ce qui tranche est l'espérance de gain sur une centaine de trades, pas le signe du rendement sur trois mois.
Non, pas pour juger un trading. Multiplier un bon mois par douze suppose que les onze suivants seront identiques, ce qui n'arrive jamais. Un rendement se compare à un rendement de même durée, et une année se juge sur une année réellement tradée.
Dans Tradoshi, le rendement total rapporte le P&L net de tes trades au capital de départ du compte. Il apparaît en tête de la carte Track record du Dashboard, avec le montant en devise juste dessous, et en pourcentage sous la carte P&L net.
Seuls les trades entrent dans le P&L : un dépôt n'y figure pas, donc il ne peut pas passer pour une performance. En revanche le dénominateur reste le capital de départ, et après un gros dépôt le pourcentage se lit avec cette réserve. La même carte affiche les rendements mensuels, qui montrent d'où vient le chiffre de l'année.
Pour aller au fond du sujet : lire le guide complet. Tous les termes sont réunis dans le glossaire.