Le gain moyen est la moyenne des résultats de tes seuls trades gagnants, la perte moyenne celle de tes seuls perdants. Ces deux chiffres décrivent la forme de ton trading bien mieux que le P&L : ils disent si tu vis de quelques gros coups ou d'une accumulation régulière.
Ce que le rapport compare
Sommaire
Ces deux moyennes se calculent sur des populations distinctes, et c'est tout l'intérêt. Mélanger gagnants et perdants dans une moyenne unique donne l'espérance de gain, qui répond à une autre question. Séparés, les deux chiffres disent comment tes trades se terminent, de chaque côté.
La perte moyenne est la plus informative des deux, parce qu'elle est censée être choisie. Ton stop détermine ce que tu perds : si la perte moyenne colle au risque planifié, tes stops tiennent ; si elle le dépasse nettement, ils sont élargis en cours de route ou sautés, et c'est le défaut le plus coûteux du métier.
Le gain moyen, lui, est en grande partie subi : le marché décide de l'ampleur du mouvement. Ce que tu contrôles, c'est la part que tu en prends, et c'est ce que mesure l'efficacité de sortie.
Gain moyen = Σ gains ÷ nombre de gagnants · Perte moyenne = |Σ pertes| ÷ nombre de perdants
Les trades clôturés exactement au point mort n'entrent dans aucune des deux moyennes.
Le calcul se fait sur le net : une moyenne calculée avant frais surestime les gains et sous-estime les pertes, deux fois dans le même sens.
Ces moyennes sont très sensibles aux valeurs extrêmes. Regarde aussi la médiane : si elle est très inférieure à la moyenne, un seul trade porte tout.
Le RRR de 1,67 a l'air correct, et pourtant le vrai défaut est ailleurs : les stops ne tiennent pas. Ramener la perte moyenne à 200 € ferait passer le RRR à 2,25 sans changer une seule entrée.
Compare ta perte moyenne à ton risque planifié. Dans l'exemple de cette page, 270 € contre 200 € prévus : l'écart de 35 % ne vient pas du marché, il vient de stops élargis en cours de route ou jamais posés.
C'est le contrôle le plus rentable du groupe, parce que la perte moyenne est la seule des deux moyennes que tu choisis vraiment.
Compare ensuite ton gain moyen à ton MFE moyen, le meilleur moment atteint par tes trades. Un gain moyen très en dessous signale des sorties précipitées ou des cibles mal placées.
L'écart se chiffre en devise dans un journal, et il désigne directement ce qu'il faut travailler : pas les entrées, les sorties.
Le premier défaut est de les lire en devise sur des tailles différentes. Passer d'un à deux contrats double les deux moyennes sans que rien n'ait changé dans la façon de trader.
Le deuxième est la moyenne tirée par un extrême. Un seul gagnant exceptionnel fait monter le gain moyen de tout l'échantillon, et la médiane, beaucoup plus basse, est alors la vraie taille type.
Le troisième est le calcul avant frais. Il surestime les gains et sous-estime les pertes, deux erreurs dans le même sens, et il flatte le ratio gain/perte d'autant.
L'erreur classique. Lire ces deux chiffres en euros sur un compte dont la taille de position varie. Un gain moyen qui monte parce que tu as doublé ta taille n'est pas un progrès de méthode, et il s'accompagne mécaniquement d'une perte moyenne qui monte autant.
| Indicateur | Formule | Ce qu'il mesure | Quand l'utiliser |
|---|---|---|---|
| Gain moyen / perte moyenne | Σ gains ÷ gagnants · |Σ pertes| ÷ perdants | La taille type de chaque côté | Contrôler ses stops et ses cibles |
| RRR | gain moyen ÷ perte moyenne | Le poids des gagnants face aux perdants | Juger le couple avec le win rate |
| R-multiple | résultat ÷ risque pris | Le résultat en unités de risque | Comparer malgré des tailles différentes |
| Efficacité de sortie | gain encaissé ÷ MFE | La part du mouvement prise | Juger ses sorties |
Au-delà de 20 % d'écart, quelques trades sans stop enregistré expliquent presque toujours tout. Les retrouver dans le journal prend une séance, et ils valent plus que n'importe quelle nouvelle entrée.
L'écart est le gain laissé sur la table. S'il est large et régulier, place tes cibles sur ce que tes trades atteignent réellement plutôt que sur un chiffre rond.
Si les deux divergent fortement, un seul trade porte la moyenne. La médiane décrit alors ton trading type, et c'est elle qu'il faut améliorer.
Pas obligatoirement. Ce qui compte est le couple avec le win rate : un gain moyen inférieur à la perte moyenne reste rentable si tu gagnes assez souvent. Le seuil se calcule, c'est 1 ÷ (1 + RRR) appliqué à ton taux de réussite.
Chercher les trades concernés dans ton journal plutôt que de changer de méthode. Dans la plupart des cas, quelques trades sans stop enregistré expliquent tout l'écart. C'est un problème d'exécution, pas de stratégie, et il se corrige en une séance.
Ne les écarte pas, mais calcule aussi la médiane à côté. Si la moyenne et la médiane divergent fortement, tu sais que la moyenne décrit un accident plutôt qu'un comportement, et c'est cette information-là qui est utile.
En plaçant les cibles sur ce que le marché offre réellement, mesuré par le MFE de tes trades passés, plutôt que sur un chiffre rond. Beaucoup de traders sortent systématiquement à 1R alors que leurs trades gagnants atteignent 2,4R en moyenne avant de revenir.
Sur le net, toujours. Avant frais, le gain moyen est surestimé et la perte moyenne sous-estimée, et le ratio gain/perte en sort flatté deux fois. Sur un style à haute fréquence, la différence suffit à faire passer un système perdant pour un système équilibré.
Dans Tradoshi, le Gain moyen et la Perte moyenne sont calculés sur le net, frais compris, et affichés dans l'écran Rapports. Le Dashboard propose le graphique Gain / perte moyen, qui montre les deux côte à côte avec leur rapport.
Les deux contrôles de cette page se font dans le même écran : le % de capital risqué moyen se compare à ta perte moyenne, et le MFE moyen et le Gain laissé sur la table se comparent à ton gain moyen. La version en unités de risque est le R moyen réalisé.
Pour aller au fond du sujet : lire le guide complet. Tous les termes sont réunis dans le glossaire.